Qu'apportent
les techniques de génie génétique
pour l'amélioration des plantes cultivées ?
La modification du génome
par génie génétique permet de contourner certaines difficultés
liées aux autres méthodes d’amélioration des plantes cultivées.
Avant l’apparition du génie génétique,
les sélectionneurs de nouvelles variétés utilisaient deux
grands types de méthodes :
- la méthode traditionnelle consiste à réaliser des croisements
entre plantes d’une même espèce pour créer des échanges
de matériel génétique non dirigés et sélectionner
les individus qui présentent des caractères agronomiques ou
technologiques intéressants. Cette méthode est longue (8 à
12 ans), limitée aux croisements entre individu appartenant à
des espèces proches. Cette méthode est aussi aléatoire
: des caractères jusque là inconnus peuvent apparaître
et se révéler défavorables par la suite ;
- les techniques plus récentes de biotechnologie (autres que le génie
génétique) visent à apporter de nouvelles caractéristiques
qui ne peuvent pas être obtenues par croisement traditionnel : par exemple
en induisant artificiellement des mutations
dans le génome (par irradiation ou par application de traitement chimique),
en créant des hybrides entre individus
appartenant à deux espèces de plantes différentes, en
doublant par traitement chimique le nombre de chromosomes
des cellules…. Cependant, ces techniques restent aléatoires comme dans
le cas des croisements traditionnels (des modifications peuvent survenir dans
le génome et passer inaperçues).
La différence fondamentale apportée par les techniques
de génie génétique réside dans le fait que le génome
est modifié de façon ciblée : on détermine à
priori les caractères précis que l’on souhaite incorporer ou retirer
et on connaît la modification génétique introduite pour
le caractère recherché. Ces techniques sont aussi très
puissantes puisqu’elles offrent potentiellement la possibilité d’introduire
n’importe quel caractère nouveau dans la mesure où le(s) gène(s)
correspondants ont été identifiés au préalable,
ce qui justifie la vigilance qui les entoure. Néanmoins, elles restent
complémentaires des méthodes de sélection traditionnelles
sans se substituer à elles.
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© Ministère
de l'Économie, des Finances et de l'Industrie - DGCCRF - janvier 2002
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