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Bilan géographique
L'année 2000 se caractérise par une forte baisse de l'excédent
commercial, de 108,5 MdF à 13,1 MdF (de 16,54 Md€ à 2 Md€). La baisse continue
du solde depuis 1997 paraît liée à la reprise de la croissance de la France, favorisant
une demande interne en forte augmentation. La chute des soldes est polarisée sur trois
zones : l'Europe (- 67,1 MdF/- 10,23 Md€), l'Asie (- 29,4 MdF/ - 4,48 Md€) et le
Proche et Moyen-Orient (- 20,5 MdF/ - 3,13 Md€). À l'inverse, l'excédent augmente
légèrement avec l'Amérique (+ 8,8 MdF/+ 1,34 Md€) et l'Afrique (+ 3,6 MdF/+ 0,55
Md€) (voir tableau 9). Par
ailleurs, la croissance des échanges est la plus vive jamais enregistrée à
l'importation depuis 1980 (date du second choc pétrolier), et à l'exportation depuis
1997. L'explosion de la facture énergétique contribue à renforcer le déséquilibre des
échanges avec les pays producteurs de pétrole. Le classement des déficits bilatéraux
fait apparaître à la première place la Norvège, avec - 24,4 MdF/- 3,72 Md€
supplémentaires par rapport à l'année précédente. Les exportations se sont pleinement
redressées (+ 13,8 %) sous l'effet de la reprise de la demande mondiale. Par ailleurs, la
compétitivité des produits français est toujours favorisée par un euro resté
relativement faible par rapport au dollar durant l'ensemble de l'année 2000. Ainsi, la
croissance des exportations a retrouvé un niveau proche de celui atteint avant la crise
asiatique. Les importations montrent la même inflexion ; leur croissance (+ 20,1 %) est
supérieure de plus de huit points au meilleur niveau atteint au cours de la décennie 90.
Les échanges ont connu une croissance robuste au cours des deux premiers trimestres. La
deuxième partie de l'année a été marquée par des flux en retrait au cours du
troisième trimestre, compensés par un net raffermissement au dernier trimestre. En
variation semestrielle, la hausse des exportations est de 7,5 % au cours du premier
semestre 2000, alors qu'elle atteint 4,3 %, au cours du deuxième semestre 2000. Le même
phénomène, de moindre amplitude, s'observe pour les importations. Leur croissance
dépasse 10 % durant le premier semestre 2000, puis décélère au cours du second
semestre (+ 8,6 %). Au sein de l'UE, les échanges avec l'ensemble des pays sont
particulièrement bien orientés. Les échanges avec l'Allemagne et l'Italie, avec
lesquelles la croissance des flux avait été très faible au cours des années 1998 et
1999, ont connu une nette accélération au cours du premier semestre, notamment à
l'importation.
Trois facteurs expliquent le recul de l'excédent commercial, d'une part, la facture
énergétique, d'autre part, la forte demande de biens intermédiaires et, enfin, le
niveau élevé des achats de biens de consommation. Les deux derniers facteurs expliquent
le déficit bilatéral accru de 17 MdF/2,59 Md€ avec la Chine et 15,2 MdF/2,32
Md€ avec l'Allemagne. La croissance des achats est soutenue par une demande
interindustrielle particulièrement forte vers ces pays fournisseurs de biens
intermédiaires.
| Le commerce extérieur de la France par zone géographique en 2000 (données CAF/FAB hors matériel militaire en MdF) | ||||||
| Année 2000 | Évolution 2000/1999 | Taux de | ||||
| Imports | Exports | Solde | Import | Export | couverture | |
| Europe | 1 474 929 | 1 506 204 | 31 275 | 17,3 % | 11,1 % | 102,1 % |
| dont : Union européenne | 1 265 514 | 1 311 984 | 46 470 | 13,8 % | 10,4 % | 103,7 % |
| Zone euro | 1 044 676 | 1 039 166 | - 5 510 | 13,9 % | 10,9 % | 99,5 % |
| Afrique | 89 136 | 119 842 | 30 708 | 30,4 % | 25,6 % | 134,4 % |
| Amérique | 243 382 | 253 514 | 10 132 | 22,4 % | 26,7 % | 104,2 % |
| Asie | 273 735 | 158 940 | - 114 794 | 27,0 % | 22,2 % | 58,1 % |
| Proche et Moyen-Orient | 55 800 | 51 517 | - 4 285 | 70,2 % | 5,2 % | 92,3 % |
| Divers | 26 487 | 12 758 | - 13 730 | - 4,5 % | 7,6 % | 48,2 % |
| Total FAB/FAB | ||||||
| y.c. matériel militaire | 2 103 276 | 2 116 383 | 13 106 | 20,1 % | 13,8 % | 100,6 % |
Source : Douanes.
La dégradation du solde avec l'Europe (- 67,1 MdF/ - 10,23 Md€), consécutive à des
achats importants de biens énergétiques, participe au mouvement d'ensemble. Cette baisse
est la plus importante de toutes les zones. Viennent ensuite la chute de l'excédent avec
l'Asie (- 29,4 MdF/- 4,48 Md€), et de celui avec le Proche et Moyen-Orient (- 20,5
MdF/- 3,13 Md€). À l'inverse, la France conforte l'excédent acquis en 1998 avec
l'Amérique (+ 8,8 MdF/+ 1,34 Md€), et avec l'Afrique (+ 3,6 MdF/+ 0,55 Md€),
bien qu'elle soit aussi un fournisseur important de matières premières. Le déficit avec
le reste du monde, dû pour l'essentiel aux "retours France", se réduit
légèrement par rapport à 1999 (voir graphique 9).
| Évolution du solde par zone géographique (données CAF/FAB hors matériel militaire en MF) |
|
Source : Douanes.
Zones géographiques |
Pays |
Europe |
Pays-Bas, Allemagne, Italie, Royaume-Uni, Irlande, Danemark, Grèce, Portugal, Espagne, Belgique, Luxembourg, Ceuta, Melilla, Islande, Norvège, Suède, Finlande, Liechtenstein, Autriche, Suisse, Îles Feroe, Andorre, Gibraltar, Cité du Vatican, Malte, Saint-Marin, Turquie, Groenland, Chypre, Estonie, Lettonie, Lituanie, Pologne, République tchèque, Slovaquie, Hongrie, Roumanie, Bulgarie, Albanie,Slovénie, Croatie, Bosnie-Herzégovine, République fédérale de Yougoslavie, Ancienne république yougoslave de Macédoine, Ukraine, Bélarus, Moldova, Russie, Géorgie, Arménie, Azerbaïdjan, Kazakhstan, Turkménistan, Ouzbékistan, Tadjikistan, Kirghistan. |
| Afrique | Maroc, Algérie, Tunisie, Libye, Égypte, Soudan, Mauritanie, Mali, Burkina-Faso, Niger, Tchad, Cap-Vert, Sénégal, Gambie, Guinée-Bissau, Guinée, Sierra Leone, Liberia, Côte d'Ivoire, Ghana, Togo, Bénin, Nigeria, Cameroun, République centrafricaine, Guinée Équatoriale, Sâo Tomé et Principe, Gabon, Congo, Rép. dém. Congo (ex-Zaïre), Rwanda, Burundi, Sainte-Hélène et dépendances, Éthiopie, Érythrée, Djibouti, Somalie, Kenya, Ouganda, Tanzanie, Angola, Seychelles et dépendances, Territoire britannique de l'océan Indien, Mozambique, Madagascar, Maurice, Comores, Zambie, Zimbabwe, Malawi, Afrique du Sud, Namibie, Botswana, Swaziland, Lesotho. |
| Amériques | Canada, États-Unis, Mexique, Bermudes, Guatemala, Belize, Honduras, El Salvador, Nicaragua, Costa Rica, Panama, Anguilla, Cuba, Saint-Christophe-Névis, Haïti, Bahamas, Îles Turks et Caicos, République dominicaine, Îles vierges des États-Unis, Antigua et Barbuda, Dominique, Îles Cayman, Jamaïque, Sainte-Lucie, Saint-Vincent, Îles vierges britanniques, La Barbade, Montserrat, Trinité et Tobago, Grenade, Aruba, Antilles néerlandaises, Colombie, Venezuela, Guyana, Surinam, Équateur, Pérou, Brésil, Chili, Bolivie, Paraguay, Uruguay, Argentine, Îles Falkland. |
| Proche et Moyen-Orient | Liban, Syrie, Israël, Cisjordanie/bande de Gaza, Jordanie, Irak, Iran, Arabie saoudite, Koweit, Bahrein, Qatar, Émirats arabes unis, Oman, Yemen. |
| Asie | Mongolie, Chine, Corée du Nord, Corée du Sud, Japon, Taïwan, Hong Kong, Macao, Myanmar, Thaïlande, Laos, Vietnam, Cambodge, Indonésie, Malaisie, Brunei, Singapour, Philippines, Afghanistan, Pakistan, Inde, Bangladesh, Maldives, Sri Lanka, Népal, Bhoutan, Australie, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Océanie australienne, Nauru, Nouvelle-Zélande, Îles Salomon, Tuvalu, Océanie américaine, Kiribati, Pitcairn, Océanie néo-zélandaise, Fidji, Vanuatu, Tonga, Samoa, Îles Marianne du Nord, Fédération des États de Micronésie, Îles Marshall, Palau. |
Reste du Monde |
France, Mayotte, Saint-Pierre-et-Miquelon, Nouvelle Calédonie et dépendances, Îles Wallis et Futuna, Polynésie française, Avitaillement pays communautaires, Avitaillement pays tiers, Pays NDA (1), Régions polaires. |
(1) Pays non dénommé ailleurs. L'origine ou la destination du produit est inconnue ou multiple.
Vers l'Europe, les échanges ont augmenté de 11,1 % à l'exportation et de 17,3 % à
l'importation (voir tableau 10).
L'excédent avec les pays de l'ensemble du continent, qui était de 98,4 MdF/15 Md€
en 1999, est en net recul pour atteindre 31,3 MdF/4,77 Md€. Cette forte chute
s'observe pour près de la moitié avec les pays de l'UE. Parmi les autres pays, les
achats originaires de la Russie ou de la Norvège grèvent l'excédent commercial.
Les échanges avec
les pays de l'Union européenne
Les échanges intra-communautaires représentent 60,2 % des importations de la France, et
62 % de ses exportations. La croissance des deux flux est particulièrement nette avec
l'UE (+ 10,4 % à l'exportation et + 13,8 % à l'importation), même si elle reste, de
manière habituelle, sensiblement inférieure à celle avec le reste du monde. Cette
progression des importations avec les pays de l'UE est également inférieure à celle du
reste de l'Europe. Les achats originaires de l'ensemble du continent européen progressent
de 17,3 %, alors que ceux originaires de l'UE progressent de 13,8 %. Au niveau des
branches, la progression des achats de matières énergétiques, ainsi que celle, dans une
moindre mesure, des biens intermédiaires, expliquent une large part de la réduction de
l'excédent.
La croissance des exportations est robuste avec l'ensemble des pays de l'UE. La
progression des ventes est supérieure à 6 % avec 12 des 14 partenaires, et, notamment,
avec ceux de la zone euro. Elle est supérieure d'un demi-point à celle enregistrée avec
ceux de l'UE au cours de l'année 2000. Pourtant, la France est devenue déficitaire avec
la zone euro (- 5,5 MdF/- 0,84 Md€), alors qu'elle dégageait un excédent de 19,8
MdF/ 3,02 Md€ en 1999. En outre, les flux décélèrent sensiblement en variation
trimestrielle, à cause du léger ralentissement économique observé dans la zone au
second semestre. Toutefois, en rythme annuel, les échanges sont marqués par une forte
reprise avec l'Allemagne, l'Italie et la Belgique. La demande interne de ces pays, restée
limitée début 1999, a fortement progressé au cours du second semestre 1999 et du
premier semestre 2000. La progression des livraisons d'Airbus atteint un niveau record
pour les deux premiers pays.
| Les échanges avec les pays de l'Union européenne (données CAF/FAB hors matériel militaire en MF) | ||||||
| Année 2000 | Évolution 2000/1999 | Taux de couverture | ||||
| Imports | Exports | Solde | Import | Export | ||
| Europe | 1 474 929 | 1 506 204 | 31 275 | 17,3 % | 11,1 % | 102 % |
| Union européenne | 1 265 514 | 1 311 984 | 46 470 | 13,8 % | 10,4 % | 104 % |
| Belgique-Luxembourg | 153 632 | 156 878 | 3 246 | 16,1 % | 10,1 % | 102 % |
| Pays-Bas | 103 660 | 91 994 | - 11 666 | 13,3 % | 6,2 % | 89 % |
| Allemagne | 350 642 | 316 551 | - 34 091 | 13,1 % | 8,7 % | 90 % |
| Italie | 188 087 | 187 339 | - 748 | 8,4 % | 11,6 % | 100 % |
| Irlande | 44 463 | 19 607 | - 24 855 | 35,2 % | 40,7 % | 44 % |
| Portugal | 20 424 | 30 867 | 10 443 | 4,9 % | 6,7 % | 151 % |
| Espagne | 146 971 | 203 387 | 56 416 | 15,5 % | 15,5 % | 138 % |
| Finlande | 18 967 | 10 655 | - 8 312 | 27,5 % | 20,9 % | 56 % |
| Autriche | 17 830 | 21 889 | 4 059 | 17,3 % | 4,9 % | 123 % |
| Zone euro | 1 044 676 | 1 039 166 | - 5 509 | 13,9 % | 10,9 % | 99 % |
| Royaume-Uni | 172 319 | 207 011 | 34 691 | 14,2 % | 8,4 % | 120 % |
| Danemark | 15 225 | 16 663 | 1 438 | 6,8 % | 9,5 % | 109 % |
| Grèce | 2 882 | 16 726 | 13 844 | 8,3 % | - 10,4 % | 580 % |
| Suède | 30 411 | 32 418 | 2 007 | 13,2 % | 20,5 % | 107 % |
| Autres pays d'Europe | 209 416 | 194 220 | - 15 195 | 43,9 % | 16,2 % | 93 % |
| Suisse | 69 977 | 48 001 | - 21 977 | 12,0 % | 2,9 % | 69 % |
| Russie | 30 819 | 11 488 | - 19 331 | 67,0 % | 34,2 % | 37 % |
| Norvège | 50 427 | 8 019 | - 42 408 | 96,1 % | 3,5 % | 16 % |
Source : Douanes.
Par ailleurs, les ventes vers l'Irlande, dont la croissance économique est supérieure à
9 % en 2000, progressent de 40,7 % contre 35,2 % à l'importation. Les ventes sont
soutenues par les produits de l'industrie automobile et les produits métalliques. Enfin,
la progression des flux avec l'Espagne reste toujours aussi soutenue, avec + 15,5 % au
niveau des deux flux, notamment grâce au secteur automobile. Enfin, le retrait des ventes
vers la Grèce était attendu, après d'importantes livraisons d'Airbus en 1999.
Les échanges avec
les pays candidats à l'UE
Les échanges avec les pays candidats à l'UE augmentent dans des proportions
particulièrement élevées (voir tableau 11)
et (voir graphique 10). Ils représentent 3 %
des importations et 4 % des exportations de la France. Le taux de couverture des échanges
avec les pays candidats est largement supérieur à 100 %. La Turquie et la Pologne,
principaux clients de cette liste, représentent plus de 48 % des exportations de la
France à l'ensemble des pays candidats. La progression des échanges avec ces pays est
largement supérieure à celle avec les partenaires de l'UE. Si l'année 1999 a marqué
une pause dans la progression des ventes, liée à la crise des pays émergents, les
échanges avec ce groupe de pays s'inscrivent actuellement dans une dynamique vertueuse.
Les évolutions observées avec l'ensemble des pays candidats témoignent d'un potentiel
de croissance très élevé de leurs échanges avec la France. Les exportations se
distinguent nettement vers les candidats les plus importants comme la Hongrie, la
République tchèque, ou encore la Turquie. Enfin, la plus importante progression des
achats est enregistrée avec la Lettonie, la Bulgarie, ou la Hongrie.
Les échanges avec
les autres pays d'Europe
Les échanges avec les autres pays d'Europe revêtent une importance particulière, en
raison du poids des matières premières énergétiques, en provenance, notamment, de
Norvège ou de Russie (voir graphique 11).
La demande de la Russie, soutenue par les revenus importants de ses exportations,
entraîne une hausse des ventes françaises à ce pays de 34,2 %. Les ventes vers ce pays,
en accélération au cours de l'année 2000, restent toutefois largement inférieures à
leur niveau de 1997. Enfin, malgré une importante progression des importations (+ 12 %),
la Suisse reste le troisième excédent bilatéral de la France, le premier hors UE.
| Les échanges avec les pays candidats (données CAF/FAB hors matériel militaire en MF) | ||||||
| Année 2000 | Évolution 2000/1999 | Taux de couverture | ||||
| Imports | Exports | Solde | Import | Export | ||
| Ensemble des candidats | 68 669 | 92 255 | 23 586 | 32,4 % | 26,4 % | 134 % |
| Bulgarie | 2 025 | 2 117 | 93 | 46,4 % | 21,0 % | 105 % |
| Chypre | 91 | 1 567 | 1 476 | - 34,3 % | 29,3 % | 1 728 % |
| Estonie | 534 | 599 | 66 | 56,6 % | 40,6 % | 112 % |
| Hongrie | 13 395 | 10 535 | - 2 860 | 52,8 % | 42,4 % | 79 % |
| Lettonie | 457 | 847 | 389 | 83,3 % | 14,2 % | 185 % |
| Lituanie | 1 552 | 1 236 | - 315 | 22,1 % | 47,0 % | 80 % |
| Malte | 1 305 | 4 409 | 3 103 | 16,1 % | 39,9 % | 338 % |
| Pologne | 12 013 | 20 202 | 8 189 | 37,2 % | 14,1 % | 168 % |
| République tchèque | 8 312 | 11 930 | 3 617 | 27,0 % | 39,8 % | 144 % |
| Roumanie | 5 951 | 5 396 | - 556 | 43,2 % | 27,5 % | 91 % |
| Slovaquie | 3 819 | 2 530 | - 1 289 | 19,6 % | 14,4 % | 66 % |
| Slovénie | 4 978 | 6 838 | 1 861 | 23,0 % | 13,2 % | 137 % |
| Turquie | 14 238 | 24 050 | 9 812 | 19,8 % | 28,3 % | 169 % |
| Union européenne | 1 265 514 | 1 311 984 | 46 470 | 13,8 % | 10,4 % | 104 % |
Source : Douanes.
Au cours de l'année 2000, les exportations vers l'Asie ont progressé de
22,2 % et les importations de 27 % contre, respectivement, - 6,4 % et + 11,7 % (voir tableau 12) l'année précédente. Le second
semestre 1999 et le premier semestre 2000 ont connu les hausses les plus importantes au
niveau des deux flux. Le déficit commercial avec ce continent est amplifié par le taux
de change entre l'euro et les monnaies de l'Asie émergente. Il s'est creusé de manière
spectaculaire au cours des dernières années : de 21,4 MdF/3,26 Md€ en 1997, 53,9
MdF/8,22 Md€ en 1998, 85,4 MdF/13,02 Md€ en 1999 et 114,8 MdF/17,5 Md€ en
2000.
| Évolution des échanges avec les pays candidats à l'Union européenne (base 100 en 1993) |
|
Source : Douanes.
| Structure des échanges avec l'Europe par produit (données CAF/FAB hors matériel militaire en MdF) |
|
Source : Douanes.
Une progression
soutenue des flux avec le Japon
La progression des flux enregistrée avec le continent asiatique est la plus importante
observée au cours de la décennie. Le raffermissement des ventes compense largement le
retrait de 6,4 % observé en 1999. Le montant annuel des exportations est le même que
celui de 1997. En variation trimestrielle, la croissance des exportations a atteint son
maximum au cours du dernier trimestre 2000, après avoir stagné au troisième et connu
une progression soutenue au cours des deux premiers. Les évolutions des importations,
proches de celles des ventes, entraînent un déficit toujours plus important avec le
continent asiatique au cours des différents trimestres. Au niveau des branches, les biens
intermédiaires représentent la hausse la plus spectaculaire pour les deux flux (voir graphique 12). Les ventes de cette branche
se classent en tête, devant les biens d'équipement. Au sein de la zone Asie, le
dynamisme des échanges avec le Japon est remarquable. Cette progression résulte de la
hausse de la demande interne japonaise, conséquence de la sortie de crise de ce pays. Les
ventes vers le Japon, restées relativement modestes durant la décennie 1990, progressent
de 26,3 % au cours de l'an 2000. Les importations (+ 28,1 %) dépassent, elles aussi, leur
record de progression au cours de la décennie. Concernant les exportations, la situation
contraire prévaut avec la Chine. Les ventes à ce pays, multipliées par 2,6 entre 1991
et 1999, progressent de manière mesurée (+ 4,9 %), alors que les importations continuent
leur accélération depuis 1998, avec une progression de 35,5 % en 2000. Le déficit
bilatéral avec la Chine devient le plus important jamais atteint (47,5 MdF/7,24
Md€). Par ailleurs, les relations commerciales avec la Corée du Sud, Taïwan, ou
encore Hong Kong, sont marquées par une croissance des exportations largement supérieure
à celle des importations.
Deux raisons distinctes expliquent cette croissance des ventes :
- un effet de rattrapage avec Hong Kong et Taïwan, qui avaient été affectés par les
effets de la crise des pays émergents. Les ventes vers ces deux partenaires, en baisse en
1999, ont retrouvé un chemin de croissance depuis le second semestre de l'année
dernière ;
- l'existence de fortes opérations avec la Corée du Sud. Les ventes vers ce dernier
pays, qui n'ont été que peu affectées au cours de la crise des pays émergents,
progressent de 54,8 % en 2000, en raison d'importantes livraisons d'Airbus (3,1 MdF/0,47
Md€) et de matériel ferroviaire.
Le profil de l'évolution des échanges avec les pays de l'Asean est heurté entre les
différents trimestres. Les exportations chutent de 9 % au cours du premier trimestre,
progressent de 21,3 % au deuxième, et retrouvent un rythme plus mesuré dans la deuxième
partie de l'année. Les ventes à ces pays profitent d'un effet de rattrapage. Le niveau
des exportations, en hausse pour la première fois depuis 1997, reste cependant inférieur
au montant atteint en 1995. Toutefois, alors que le rebond économique doit encore être
confirmé pour certains États, la reprise des ventes concerne l'ensemble des pays de
l'Asean, à l'exception du Vietnam et du sultanat de Brunei.
| Les échanges avec les pays d'Asie en 2000 (données CAF/FAB hors matériel militaire en MF) | ||||||
| Année 2000 | Évolution 2000/1999 | Taux de couverture | ||||
| Imports | Exports | Solde | Import | Export | ||
| Asie | 273 735 | 158 940 | - 114 795 | 27,0 % | 22,2 % | 58 % |
| Asean | 59 601 | 33 834 | - 25 766 | 23,9 % | 23,1 % | 57 % |
| Japon | 81 772 | 35 477 | - 46 295 | 28,1 % | 26,3 % | 43 % |
| Singapour | 16 842 | 13 581 | 3 261 | 25,3 % | 13,3 % | 81 % |
| Chine | 68 660 | 21 146 | - 47 514 | 35,5 % | 4,9 % | 31 % |
| Corée | 15 621 | 17 603 | 1 982 | 28,6 % | 54,8 % | 113 % |
| Taïwan | 18 744 | 12 354 | - 6 389 | 15,4 % | 31,9 % | 66 % |
| Hong Kong | 5 142 | 15 378 | 10 235 | 7,8 % | 30,2 % | 299 % |
Source : Douanes.
L'Amérique est la seule zone avec laquelle la progression des
exportations est supérieure à celle des importations au cours de l'année 2000. Les
ventes progressent de 26,7 %, contre + 22,4 % pour les achats. Ce différentiel de
croissance des flux intéresse l'Amérique du Nord et du Sud. Le maintien d'un euro
faible, d'une croissance économique nord-américaine élevée durant l'essentiel de
l'année, ainsi que la hausse de la demande en Amérique latine ont permis de renforcer
l'excédent vis-à-vis de ce continent, acquis en 1998.
Les ventes aux
États-Unis au plus haut niveau
La progression des ventes vers les États-Unis est de 30,2 % au cours de l'année 2000, ce
qui représente un montant exporté de 42,8 MdF/6,52 Md€ supplémentaires par rapport
à l'année 1999. La progression des ventes vers ce pays, la plus importante de la
décennie, est soutenue par des livraisons records d'Airbus (51 appareils pour une valeur
de 18,2 MdF/2,77 Md€). Les autres postes constituant cette hausse des ventes sont
divers : pétrole raffiné, produits sidérurgiques, ou encore produits pharmaceutiques.
Le fort ralentissement d'activité signalé au quatrième trimestre ne s'est pas traduit
par un infléchissement des ventes. À l'importation (+ 20,5 %), les composants
électroniques et les produits pharmaceutiques constituent les évolutions les plus
importantes.
Par ailleurs, les exportations vers le Canada connaissent un retrait attendu après
d'importantes livraisons d'Airbus (voir tableau 13)
et (voir graphique 13).
Un bilan plus
nuancé avec l'Amérique du Sud
Les échanges avec l'Amérique du Sud sont contrastés. Grâce au redémarrage de
l'économie brésilienne, confirmé au cours de 2000, les exportations ont progressé de
33,9 %, contre + 40,5 % pour les importations. Au Chili, les ventes sont multipliées par
plus de deux et demi grâce à la livraison de nombreux Airbus. L'augmentation des
importations (+ 56 %) est soutenue par la hausse du prix du cuivre. Les ventes vers
l'Argentine, dont la conjoncture reste moins bien orientée, se redressent par rapport à
1999 (+ 7,2 %). Le niveau des exportations vers ce pays reste inférieur au montant 1998.
Le redressement des ventes vers ce pays, ainsi que vers les autres pays d'Amérique du
Sud, reste à confirmer.
| Structure des échanges avec les pays d'Asie par produit (données CAF/FAB hors matériel militaire en MdF) |
|
Source : Douanes.
Le taux de
couverture bilatéral des échanges
Le taux de couverture bilatéral des échanges avec la zone est de 91 %, contre 149 % en
1999 (voir tableau 14) et (voir graphique 14). Les importations originaires du Proche et
du Moyen-Orient ont progressé de près de 70,2 % à l'importation, largement soutenues
par la croissance des achats de matières premières énergétiques. Les achats
originaires de cette zone sont composés de combustibles à hauteur de 84,8 % en 2000,
contre 78,9 % l'année précédente. La croissance des importations originaires de la zone
varie sensiblement selon les pays partenaires. Elle est de 45,7 % pour l'Iran, et de 85,4
% pour l'Arabie saoudite. Au sein de la zone, la répartition géographique de l'ensemble
des achats énergétiques est centrée sur trois principaux fournisseurs, qui constituent
plus de 80 % des achats de matières énergétiques au Proche et Moyen-Orient : l'Arabie
saoudite (46,9 % des achats originaires de la zone), l'Irak (19,9 % des achats originaires
de la zone) et l'Iran (15,1 % des achats originaires de la zone). Les importations avec
l'Irak sont composées exclusivement de matières premières énergétiques. Ce résultat
conforte sa place de deuxième fournisseur de la zone pour cette branche.
Enfin, la contraction des ventes de biens d'équipement témoigne d'un retour à un niveau
moins élevé des ventes d'Airbus, après des livraisons exceptionnelles en 1999. Elles
progressent toutefois vers les Émirats arabes unis, pour dépasser 4,5 MdF/0,69 Md€.
| Les échanges avec les pays de l'Amérique en 2000 (données CAF/FAB hors matériel militaire en MF) | ||||||
| Année 2000 | Évolution 2000/1999 | Taux de couverture | ||||
| Imports | Exports | Solde | Import | Export | ||
| Amérique | 243 382 | 253 514 | 10 132 | 22,4 % | 26,7 % | 104 % |
| Alena (1) | 207 495 | 210 216 | 2 722 | 21,3 % | 25,4 % | 101 % |
| États-Unis | 190 409 | 184 572 | - 5 838 | 20,5 % | 30,2 % | 97 % |
| Canada | 9 665 | 18 685 | 9 019 | 36,7 % | - 9,7 % | 193 % |
| Mercosur (2) | 19 321 | 24 002 | 4 680 | 33,6 % | 23,5 % | 124 % |
| Brésil | 15 984 | 15 149 | - 837 | 40,5 % | 33,9 % | 95 % |
| Argentine | 3 462 | 7 229 | 3 765 | 20,9 % | 7,2 % | 209 % |
(1) États-Unis, Canada, Mexique.
(2) Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay.
Source : Douanes.
| Structure des échanges avec l'Amérique par produit (données CAF/FAB hors matériel militaire en MdF) |
|
Source : Douanes.
| Les échanges avec le Proche et Moyen-Orient (données CAF/FAB hors matériel militaire en MF) | ||||||
| Année 2000 | Évolution 2000/1999 | Taux de couverture | ||||
| Imports | Exports | Solde | Import | Export | ||
| Proche et Moyen-Orient | 55 800 | 51 517 | - 4 285 | 70,2 % | 5,2 % | 92 % |
| Iran | 7 692 | 4 966 | - 2 724 | 45,7 % | 26,6 % | 65 % |
| Arabie saoudite | 22 579 | 9 336 | - 13 240 | 85,4 % | 15,2 % | 41 % |
| Émirats arabes unis | 1 322 | 14 271 | 12 951 | 158,7 % | 28,0 % | 1 080 % |
| Israël | 6 123 | 8 176 | 2 052 | 16,0 % | 8,3 % | 134 % |
| Irak | 9 421 | 2 532 | - 6 888 | 88,7 % | 23,2 % | 27 % |
Source : Douanes.
| Structure des échanges avec le Proche et Moyen-Orient par produit (données CAF/FAB hors matériel militaire en MdF) |
|
Source : Douanes.
La croissance des importations originaires d'Afrique concerne
essentiellement l'énergie. À l'exportation, les biens d'équipement enregistrent la plus
forte augmentation. La progression des exportations de cette branche résulte de fortes
opérations dans le transport maritime. Les exportations dans les autres branches varient
peu (voir tableau 15) et (voir graphique 15).
Les importations en Afrique du Nord et les exportations en Afrique sub-saharienne
constituent les progressions les plus importantes. Les ventes vers les pays du Maghreb, en
nette accélération, progressent de 19 %. Les importations originaires de Tunisie
augmentent de manière plus soutenue (+ 21,9 %), alors que celles originaires du Maroc
varient peu ; celles originaires d'Algérie composées d'hydrocarbures progressent de 69
%. Outre l'Algérie, les achats à la Libye et au Nigeria progressent fortement, liés à
la hausse des cours du pétrole brut. Les achats de pétrole à l'Angola, quatrième
fournisseur africain pour ce produit, ont été multipliés par 2,2 en volume, et par
près de cinq en valeur. Enfin, les importations originaires de Côte d'Ivoire régressent
très légèrement, traduisant la chute des cours des matières premières alimentaires,
comme le café et le cacao.
Les exportations vers l'Afrique sub-saharienne progressent de 49,1 % (13,2 % hors
Liberia). La livraison de deux plates-formes pétrolières et de produits de la
construction navale à ce dernier pays explique cette hausse. Le Liberia devient ainsi le
quatrième client de la France au sein de ce continent.
| Les échanges avec l'Afrique en 2000 (données CAF/FAB hors matériel militaire en MF) | ||||||
| Année 2000 | Évolution 2000/1999 | Taux de couverture | ||||
| Imports | Exports | Solde | Import | Export | ||
| Afrique | 89 136 | 119 842 | 30 708 | 30,4 % | 25,6 % | 134 % |
| Maroc | 16 512 | 19 502 | 2 991 | 1,8 % | 18,9 % | 118 % |
| Algérie | 16 465 | 18 913 | 2 449 | 69,0 % | 19,1 % | 115 % |
| Tunisie | 12 774 | 17 067 | 4 293 | 21,9 % | 19,0 % | 134 % |
| Afrique du Sud | 5 380 | 7 519 | 2 139 | 25,7 % | 32,2 % | 140 % |
| Côte d'Ivoire | 4 504 | 5 580 | 1 076 | - 0,1 % | 15,8 % | 124 % |
| Liberia | 271 | 10 154 | 9 883 | 76,6 % | 2 681,4 % | 3 751 % |
Source : Douanes.
| Structure des échanges avec l'Afrique par produit (données CAF/FAB hors matériel militaire en MdF) |
|
Source : Douanes.
En 2000, la hiérarchie des principaux clients est sensiblement modifiée par la
progression de pays candidats à l'UE (la Turquie ou la Pologne), mais aussi l'Irlande. À
l'importation, la forte progression des achats de matières premières énergétiques
modifie le palmarès des pays fournisseurs à leur avantage (voir graphique 16).
Les États-Unis,
deuxième partenaire de la France à l'importation
Avec une hausse de plus de 30 % des achats originaires de ce pays, les États-Unis
deviennent le deuxième fournisseur de la France, devant l'Italie. Par ailleurs, la
deuxième partie du palmarès est bousculée par la progression des achats aux
fournisseurs de matières énergétiques. L'Arabie saoudite progresse de sept positions
pour apparaître dans ce palmarès à la quinzième place. La Norvège progresse de trois
places, et la Russie de deux places. Le recul des autres partenaires ne traduit pas un
retrait des achats originaires de ces pays mais le reclassement des fournisseurs
d'énergie. Le Maroc, présent en 1999 à la dix-septième position, régresse à la vingt
et unième place.
| Les principaux partenaires commerciaux de la France en 2000 (données CAF/FAB hors matériel militaire en MdF) |
|
Source : Douanes.
La Turquie : un
client de premier rang
Alors que les partenaires les plus importants gardent la même position par rapport à
1999, la deuxième partie du palmarès fait l'objet de nombreuses modifications. Comme
chaque année depuis 1995, la Turquie poursuit sa progression dans ce palmarès. L'Irlande
progresse de six places, alors que le Canada recule de manière attendue, hors de ce
palmarès, après d'importantes livraisons d'Airbus en 1999. La Corée progresse
également de six places pour occuper la dix-neuvième position. Autre pays asiatique, le
Japon progresse dans ce palmarès, après plusieurs années de stagnation pour les
exportations.
Accroissement de
l'excédent avec l'Espagne
Le palmarès des principaux excédents de la France varie peu en 2000. L'excédent
enregistré avec l'Espagne s'accroît de plus de 10 MdF/1,52 Md€ ; celui avec le
Royaume-Uni se réduit de 5 MdF/0,76 Md€, suite à la forte hausse des achats de
matières énergétiques à ce pays. Le Canada, présent dans le palmarès des excédents
pour l'année 1999, disparaît au profit de la Turquie. Enfin, la France dégage un
excédent, historique et exceptionnel, de plus de 10 MdF/1,52 Md€ avec le Liberia. Ce
pays représente le sixième excédent bilatéral de la France (voir graphique 17).
| Les principaux excédents bilatéraux en 2000 (données CAF/FAB hors matériel militaire en MdF) |
|
Source : Douanes.
| Les principaux déficits bilatéraux en 2000 (données CAF/FAB hors matériel militaire en MdF) |
|
Source : Douanes.
La Chine, premier
déficit bilatéral de la France devant le Japon
La progression des déficits bilatéraux permet de distinguer deux groupes de pays (voir graphique 18) :
- ceux avec qui le déficit bilatéral est dû à d'importantes livraisons de matières
premières énergétiques : la Norvège (- 24,4 MdF/- 3,72 Md€ par rapport à 1999),
la Russie (- 9,4 MdF/- 1,43 Md€) et l'Arabie saoudite (- 9,2 MdF/- 1,4 Md€) ;
- ceux avec qui le déficit est dû à une hausse des importations dans les autres
branches : l'Allemagne (- 15,1 MdF/- 2,3 Md€ relativement à 1999), la Chine (- 17
MdF/- 2,59 Md€), le Japon (- 10,5 MdF/- 1,6 Md€) et l'Irlande (- 5,9 MdF/- 0,9
Md€).
Les déficits commerciaux enregistrés avec la Chine et le Japon continuent leur
progression. Alors que les ventes vers la Chine stagnent après plusieurs années de forte
croissance, celles vers le Japon progressent de manière historique après quatre années
de stagnation. À l'inverse, la progression des achats est plus importante depuis la
Chine. En raison de ces évolutions, la Chine constitue désormais le premier déficit
bilatéral de la France.
![]()
Les fortes opérations
Sous l'effet de la forte baisse de l'excédent commercial, liée principalement à la
hausse des cours du pétrole brut, le léger excédent enregistré par les fortes
opérations (FOP) en 1999 (+ 5,5 MdF/+ 0,84 Md€) se transforme en déficit important
en 2000 (- 70,4 MdF/ - 10,73 Md€). Sans les performances de l'industrie navale et
celles d'Airbus Industrie, ce déficit serait sensiblement plus marqué. Hors énergie, le
différentiel de croissance des flux reste favorable aux importations (voir graphique 19).
Hors matériel militaire, la part des opérations de forte valeur (opérations douanières
de plus de 50 MF/7,62 Md€) est en forte hausse (12,7 % cette année, contre moins de
10 % à l'importation en 1999, contre 11,2 % à l'exportation en 2000 et 10 % en 1999).
Cette progression, qui est beaucoup plus sensible à l'importation qu'à l'exportation (voir graphique 20), atteint un record pour chacun
des flux.
La croissance des importations illustre l'évolution du prix moyen du pétrole entre 1999
et 2000, ainsi que la vigueur de la consommation des ménages et des entreprises. Les
biens d'équipement à l'exportation, ont favorisé un accroissement de la part des FOP
dans les échanges extérieurs, notamment grâce à la construction navale. Le rôle
d'Airbus Industrie, dont les ventes avaient été particulièrement importantes en 1999,
reste déterminant pour le niveau des exportations. Les évolutions des FOP,
traditionnellement importantes au sein de l'industrie automobile, sont relativement moins
importantes que celles des autres branches (voir
graphique 21).
| Solde des opérations de forte valeur de 1996 à 2000 (données CAF/FAB y compris matériel militaire) |
|
Source : Douanes.
FOP à l'exportation
: + 28 %
Ces exportations atteignent 235,9 MdF/35,96 Md€ en 2000, ce qui représente une
progression de 27,6 %. Hors le matériel militaire, dont les ventes reculent sensiblement
(- 48,7 %) et dont le prix par opération excède le plus souvent les 50 MF/7,62 Md€,
la hausse des FOP à l'export est encore plus importante (+ 31,7 %).
Si la progression des FOP concerne l'ensemble des branches, elle est la plus importante
pour les biens de consommation (+ 74 %), et pour la branche énergétique. En valeur, les
biens d'équipement connaissent la progression la plus forte, grâce à l'aéronautique et
à la construction navale. Les ventes de ce dernier poste sont plus que doublées. Par
zone, la progression des exportations est très élevée avec l'Afrique, et plus encore
avec l'UE (+ 25,7 MdF/+ 3,92 Md€) (voir
graphique 22).
FOP à l'importation
: + 54 %
Les opérations de forte valeur augmentent à un rythme lié à la hausse des produits
énergétiques. Hors matières premières énergétiques, la progression reste soutenue (+
19,2 %). Elle l'est également avec les biens de consommation et les biens
intermédiaires. Les importations de l'industrie automobile restent stables.
La progression des importations de forte valeur est extrêmement différenciée selon les
zones. En valeur, elle est la plus forte avec l'UE (+ 33,4 MdF/+ 5,09 Md€), puis avec
le reste de l'Europe (+ 30,9 MdF/+ 4,71 Md€). Elle est soutenue depuis l'Afrique et
surtout le Proche et le Moyen-Orient. L'augmentation des achats est moindre avec
l'Amérique. Enfin, les fortes opérations observent un léger retrait depuis l'Asie,
notamment la Chine et Taïwan.
| Part des opérations de forte valeur dans les échanges en 2000 (données CAF/FAB y compris matériel militaire) |
|
Source : Douanes.
| Structure des FOP par produit (valeurs CAF/FAB y compris matériel militaire en MdF) |
|
Source : Douanes.
![]()
Les opérateurs
En 2000, le nombre d'entreprises actrices du commerce extérieur français s'est accru de
façon notable, en particulier à l'importation (voir
tableau 16). Le commerce extérieur français reste très concentré sur un
faible nombre d'entreprises. Moins de 4 % d'entre elles réalisent plus de 80 % des
échanges, que ce soit à l'importation ou à l'exportation. Les échanges sont largement
dominés par le secteur des services commerciaux (1),
notamment, les achats. Les entreprises industrielles préfèrent garder la maîtrise de
leur clientèle étrangère, alors qu'elles sous-traitent leurs importations aux
entreprises du tertiaire.
Au sein du secteur industriel, les PMI constituent des opérateurs importants. En
particulier, quatre exportateurs sur dix sont des PMI et 28,3 % des montants exportés
sont de leur fait (2).
En 2000, 177 600 entreprises françaises ont participé au commerce extérieur français,
ce qui, relativement à 1999, représente une croissance du nombre d'opérateurs de 2,6 %.
C'est surtout à l'importation que cette progression est notable, l'effectif des
importateurs s'étant accru de 3,2 % contre 1,6 % pour les exportateurs. Depuis 1999, le
nombre d'exportateurs, en augmentation plus faible que le nombre d'importateurs, est en
infériorité numérique. Comme l'année précédente, c'est principalement le nombre
d'entreprises réalisant exclusivement des opérations d'importation qui a progressé (+
4,6 %). Le nombre d'entreprises à flux mixtes progresse, quant à lui, de 1,7 %.
| Structure des FOP par zones, hors Union européenne (valeurs CAF/FAB hors matériel militaire en MdF) |
|
Source : Douanes.
La moyenne des échanges par
opérateurs a fortement augmenté de 1999 à 2000
Ces valeurs s'établissent à 16,3 MF/2,48 M€ d'achats par importateur et à 16,5
MF/2,52 M€ de ventes par exportateur en 2000, ce qui marque une augmentation de 1,8
MF/0,27 M€ par rapport à 1999 pour les ventes (voir tableau 21). Cette moyenne masque toutefois des
disparités très importantes. En effet, 70 400 entreprises, soit 58 % des importateurs,
achètent pour un montant inférieur au million de francs (voir tableau 17) et réalisent à peine 1 % des achats en
valeur. À l'inverse, 4 600 importateurs achètent pour plus de 50 MF/7,62 M€ et
contribuent à hauteur de 81 % au montant total des imports. Cette concentration est
encore plus forte à l'exportation : 70 % des opérateurs ne sont à l'origine que de 1 %
des valeurs échangées, tandis que 86 % des montants exportés sont le fait des 4 000
exportateurs vendant pour plus de 50 MF/ 7,62 M€. La tendance à la concentration des
importations sur un petit nombre d'opérateurs est en augmentation, alors qu'elle stagne
pour les ventes : les matières premières énergétiques expliquent en grande part
l'évolution observée à l'importation. Les opérateurs diversifient peu leurs échanges
sur le plan géographique, en particulier à l'importation. En effet, 71 % des
importateurs s'approvisionnent auprès d'une seule zone géographique. De même, 65 % des
exportateurs vendent leurs marchandises dans une seule zone. La concentration des
échanges autour de quelques entreprises est remarquable : les vingt premiers opérateurs
engendrent 20 % de la valeur à l'importation et 22 % à l'exportation.
| Croissance du nombre d'opérateurs en 2000 | ||||||
| Importateurs purs | Exportateurs purs | Flux mixtes | Total importateurs | Total exportateurs | Total opérateurs | |
| 2000 | 61 300 | 57 000 | 59 300 | 120 600 | 116 300 | 177 600 |
| 1999 | 58 600 | 56 200 | 58 300 | 116 900 | 114 500 | 173 100 |
| Évolution | 4,6 % | 1,4 % | 1,7 % | 3,2 % | 1,6 % | 2,6 % |
Sources : Douanes, Insee (répertoire Sirene).
| Une forte concentration du commerce extérieur | ||||||||
| Valeur échangée en 2000 | Importation | Exportation | ||||||
| Nombre d'importateurs | % | Valeur importée (MF) | % | Nombre d'exportateurs | % | Valeur exportée (MF) | % | |
| Moins de 1 MF | 70 400 | 58 | 18 472 | 1 | 81 500 | 70 | 14 979 | 1 |
| De 1 à 5 MF | 26 900 | 22 | 62 857 | 3 | 18 100 | 16 | 42 442 | 2 |
| De 5 à 50 MF | 18 700 | 16 | 293 483 | 15 | 12 700 | 11 | 203 114 | 11 |
| 50 MF et plus | 4 600 | 4 | 1 595 891 | 81 | 4 000 | 3 | 1 660 927 | 86 |
| Total | 120 600 | 100 | 1 970 702 | 100 | 116 300 | 100 | 1 921 462 | 100 |
Sources : Douanes, Insee (répertoire Sirene).
| Valeurs importées par les opérateurs par branche et par secteur Les secteurs comme les branches sont exprimés en NES16 (nomenclature économique de synthèse) | |||||||||
| Branches de produits importés | |||||||||
| Secteur des opérateurs | Produits agricoles | Produits des IAA | Biens de consommation | Industrie automobile | Biens d'équipement | Biens intermédiaires | Énergie | Produits divers | Total |
| Produits agricoles | 4,4 % | 0,3 % | 0,0 % | 0,0 % | 0,1 % | 0,1 % | 0,0 % | 0,0 % | 0,2 % |
| Produits des IAA | 16,9 % | 45,7 % | 0,2 % | 0,0 % | 0,4 % | 1,9 % | 0,0 % | 0,1 % | 4,0 % |
| Biens de consommation | 0,9 % | 0,9 % | 37,4 % | 0,0 % | 2,5 % | 8,6 % | 0,1 % | 10,0 % | 9,3 % |
| Industrie automobile | 0,0 % | 0,0 % | 0,3 % | 42,0 % | 3,7 % | 2,4 % | 0,0 % | 0,3 % | 6,0 % |
| Biens d'équipement | 0,0 % | 0,1 % | 3,0 % | 2,6 % | 36,4 % | 6,1 % | 0,0 % | 3,4 % | 10,9 % |
| Biens intermédiaires | 8,5 % | 1,3 % | 4,5 % | 2,0 % | 6,7 % | 40,5 % | 3,7 % | 4,2 % | 16,5 % |
| Énergie | 0,0 % | 0,0 % | 0,0 % | 0,0 % | 0,1 % | 0,5 % | 86,2 % | 0,0 % | 8,8 % |
| Construction | 0,0 % | 0,0 % | 0,0 % | 0,0 % | 0,4 % | 0,4 % | 0,1 % | 0,1 % | 0,2 % |
| Services commerciaux | 61,5 % | 47,1 % | 49,9 % | 50,8 % | 39,0 % | 35,8 % | 7,5 % | 54,7 % | 38,8 % |
| Transports | 2,2 % | 0,3 % | 0,3 % | 0,1 % | 4,3 % | 0,3 % | 0,2 % | 0,8 % | 1,2 % |
| Services immobiliers | 0,1 % | 0,1 % | 0,1 % | 0,0 % | 0,1 % | 0,0 % | 0,0 % | 0,2 % | 0,0 % |
| Services aux entreprises | 2,7 % | 2,2 % | 2,2 % | 1,1 % | 3,5 % | 2,2 % | 1,6 % | 12,5 % | 2,4 % |
| Services aux particuliers | 0,6 % | 0,1 % | 0,3 % | 0,1 % | 0,0 % | 0,1 % | 0,0 % | 5,8 % | 0,1 % |
| Autres | 2,3 % | 1,8 % | 1,9 % | 1,1 % | 2,9 % | 1,0 % | 0,5 % | 7,8 % | 1,6 % |
| Total | 100,0 % | 100,0 % | 100,0 % | 100,0 % | 100,0 % | 100,0 % | 100,0 % | 100,0 % | 100,0 % |
Sources : Douanes, Insee (répertoire Sirene).
| Valeurs exportées par les opérateurs par branche et par secteur Les secteurs comme les branches sont exprimés en NES16 (nomenclature économique de synthèse) |
|||||||||
| Branches de produits exportés | |||||||||
| Secteur des opérateurs | Produits agricoles | Produits des IAA | Biens de consommation | Industrie automobile | Biens d'équipement | Biens intermédiaires | Énergie | Produits divers | Total |
| Produits agricoles | 8,8 % | 2,0 % | 0,0 % | 0,0 % | 0,0 % | 0,1 % | 0,0 % | 0,0 % | 0,5 % |
| Produits des IAA | 3,2 % | 63,0 % | 0,2 % | 0,0 % | 0,0 % | 0,9 % | 0,0 % | 0,1 % | 5,9 % |
| Biens de consommation | 0,3 % | 0,5 % | 59,9 % | 0,0 % | 2,1 % | 5,1 % | 0,5 % | 8,7 % | 10,5 % |
| Industrie automobile | 0,0 % | 0,0 % | 0,5 % | 74,5 % | 2,8 % | 1,9 % | 0,0 % | 0,1 % | 11,5 % |
| Biens d'équipement | 0,0 % | 0,0 % | 3,5 % | 2,1 % | 58,9 % | 3,0 % | 0,6 % | 6,3 % | 16,7 % |
| Biens intermédiaires | 1,5 % | 1,5 % | 6,8 % | 4,0 % | 7,5 % | 69,0 % | 1,3 % | 2,9 % | 25,7 % |
| Énergie | 0,0 % | 0,0 % | 0,0 % | 0,0 % | 0,0 % | 0,4 % | 85,9 % | 0,0 % | 2,8 % |
| Construction | 0,0 % | 0,0 % | 0,1 % | 0,1 % | 0,4 % | 0,3 % | 0,0 % | 0,1 % | 0,2 % |
| Services commerciaux | 82,1 % | 30,0 % | 23,7 % | 11,7 % | 22,1 % | 14,6 % | 7,9 % | 38,3 % | 20,7 % |
| Transports | 1,0 % | 0,3 % | 0,5 % | 4,3 % | 2,0 % | 0,6 % | 0,3 % | 2,9 % | 1,4 % |
| Services immobiliers | 0,0 % | 0,0 % | 0,0 % | 0,0 % | 0,0 % | 0,0 % | 0,0 % | 0,1 % | 0,0 % |
| Services aux entreprises | 0,5 % | 1,4 % | 1,9 % | 2,4 % | 2,8 % | 2,3 % | 3,0 % | 13,5 % | 2,3 % |
| Services aux particuliers | 0,2 % | 0,0 % | 0,2 % | 0,0 % | 0,0 % | 0,0 % | 0,0 % | 5,2 % | 0,1 % |
| Autres | 2,3 % | 1,2 % | 2,6 % | 0,9 % | 1,3 % | 1,9 % | 0,4 % | 21,8 % | 1,7 % |
| Total | 100,0 % | 100,0 % | 100,0 % | 100,0 % | 100,0 % | 100,0 % | 100,0 % | 100,0 % | 100,0 % |
Sources : Douanes, Insee (répertoire Sirene).
Les services commerciaux
dominent nettement le commerce extérieur français (voir tableau 18) et (voir tableau 19)
Les entreprises participant aux échanges internationaux français sous-traitent plus
facilement leurs achats à l'extérieur du pays : 38,8 % des importations sont effectués
par le secteur des services commerciaux. Elles préfèrent garder la maîtrise de leur
clientèle étrangère, comme l'indique la part plus faible (20,7 %) obtenue à
l'exportation par ce même secteur. Quelle que soit la branche concernée (à l'exception
des produits agricoles et de l'énergie), les entreprises du secteur ont une participation
nettement plus faible dans les montants exportés que dans les valeurs importées. À
titre d'exemple, elles sont responsables de plus de la moitié des achats extérieurs de
la branche automobile, mais elles ne réalisent que 11,7 % des ventes. La première
exception est l'absence des services commerciaux dans les importations d'énergie, avec
seulement 7,5 % des achats. La branche agricole constitue un cas singulier : les
producteurs de ces produits sont le plus souvent de petite taille ; ils se regroupent dans
des coopératives pour vendre, ou ils ont recours à des grossistes. Cette spécificité
du secteur explique la part importante prise par les entreprises de services commerciaux
dans les ventes de la branche à l'étranger (82,1 %). C'est pour les branches
énergétique (7,9 %), automobile (11,7 %), et des biens intermédiaires (14,6 %) que la
contribution des services commerciaux est la plus faible. Par ailleurs, phénomène commun
pour d'autres entreprises du tertiaire, la contribution aux ventes est, pour une majorité
de branches, moindre que pour les achats.
Sur un total de 177 600 entreprises opératrices du commerce extérieur en 2000, 59
600, soit un tiers d'entre elles, sont des PMI (3).
Ces dernières contribuent fortement aux échanges extérieurs français, pour 21,4 % des
montants importés et pour 28,3 % des valeurs exportées observées. Cette répartition
est par ailleurs très stable d'une année à l'autre, et elle est extrêmement proche de
celle observée en 1999 (voir tableau 20).
Pourtant le nombre de PMI importatrices a évolué nettement moins vite que les effectifs
des autres types d'entreprises : par rapport à 1999, la hausse est de 1,8 % pour les
effectifs des PMI importatrices (contre 3,2 % pour l'ensemble des importateurs). Pour les
PMI importatrices, l'augmentation est identique à celle de l'ensemble des opérateurs.
Relativement à l'ensemble des opérateurs, les PMI ont un comportement nettement plus
exportateur (voir tableau 21). En
effet, 77 % de l'ensemble des PMI opératrices vendent à l'étranger, alors que cette
part n'est que de 68 %, tous secteurs et toutes tranches d'effectifs salariés confondus.
À l'inverse, la proportion de PMI se fournissant à l'étranger est identique à la
moyenne globale (65 %). Un très grand nombre de PMI réalise à la fois des importations
et des exportations. Elles sont moins souvent importatrices pures (23 %, contre 35 % pour
l'ensemble des opérateurs) (voir graphique 23).
Importantes à la fois par leur nombre et par leur contribution aux exportations, les PMI
réalisent des ventes de 11,9 MF/1,81 M€ chacune en moyenne, ce qui les place loin
derrière les entreprises industrielles de plus de 500 salariés mais devant le secteur
tertiaire. Par contre, la valeur moyenne échangée par les PMI à l'importation est
équivalente à celle du secteur tertiaire.
| Une contribution aux échanges plutôt stable (part de chaque type d'entreprise dans les valeurs échangées) | ||||
| Importation | Exportation | |||
| 2000 | 1999 | 2000 | 1999 | |
| PMI | 21,4 % | 21,7 % | 28,4 % | 29,1 % |
| Grandes industries | 34,5 % | 31,7 % | 45,4 % | 45,9 % |
| Tertiaire | 44,1 % | 46,6 % | 26,2 % | 25,0 % |
| Total | 100,0 % | 100,0 % | 100,0 % | 100,0 % |
Sources : Douanes, Insee (répertoire Sirene).
| Les opérateurs du commerce extérieur en 2000 | ||||
| Nombre d'opérateurs | Valeur moyenne échangée (KF) | |||
| Importation | Exportation | Importation | Exportation | |
| PMI | 39 100 | 46 000 | 10 800 | 11 900 |
| Grandes industries | 1 000 | 1 000 | 680 000 | 872 200 |
| Tertiaire | 80 500 | 69 400 | 10 800 | 7 300 |
| Total | 120 600 | 116 400 | 16 300 | 16 500 |
Sources : Douanes, Insee (répertoire Sirene).
Les résultats enregistrés au niveau global sont également valables pour
les grandes entreprises, notamment, en raison de la place de ces dernières dans les
échanges internationaux : les 20 premiers opérateurs représentent 19,6 % à l'import et
21,7 % à l'export (voir tableau 22).
Les branches dynamiques, telles que l'énergie, à l'import, ou les biens d'équipement,
à l'export, soutiennent l'activité dans leurs secteurs respectifs.
Les entreprises ayant une forte implication dans le secteur énergétique connaissent une
évolution très favorable dans le palmarès à l'import. La concentration étant
importante dans le domaine de l'énergie, les opérateurs sont peu nombreux mais
échangent de ce fait des volumes considérables : six entreprises de ce secteur sont
classées. Trois opérateurs de nationalité française sont particulièrement bien
placés : Total Raffinage Distribution SA emporte la première place du classement, Elf
Antar France occupe le troisième rang, après une progression de cinq places, devant Gaz
de France, en cinquième position cette année. La société des pétroles Shell, Esso
France SA et BP France viennent ensuite, respectivement aux huitième, onzième et
douzième places. La progression des ventes d'Airbus se traduit par une progression du
consortium Aérospatiale-Matra-Airbus, celui-ci atteignant la quatrième place. Philips
France et Sagem SA, présents dans la téléphonie mobile, profitent du fort
développement de cette activité : le premier gagne une place et se positionne au
dixième rang, tandis que le second fait son entrée dans le palmarès à la dix-neuvième
place. À l'inverse, les constructeurs automobiles, et notamment ceux de nationalité
étrangère, rétrogradent au classement. Renault, longtemps premier des deux classements,
est détrôné à l'import mais conserve la deuxième place ; la société
Peugeot-Citroën Automobile SA perd, elle aussi, une place et se classe sixième cette
année. Les opérateurs étrangers du secteur connaissent un recul parfois marqué, bien
que leurs achats soient orientés à la hausse : Groupe Volkswagen France SA et Ford
France Automobiles SA perdent cinq places, DaimlerChrysler France trois, tandis que Fiat
Auto France SA sort du palmarès.
Le palmarès des sociétés exportatrices connaît peu de changement par rapport à
l'année dernière : les quatre premières conservent leur place. La première
modification est due à la Snecma qui gagne deux places grâce à une bonne tenue de ses
exportations. Trois autres progressions sont significatives cette année, avec des ventes
supérieures de deux tiers à celles de l'année dernière : Philips France se hisse de la
treizième à la septième place ; les dix-huitième et dix-neuvième exportateurs de
l'année dernière, Dassault Aviation et Alcatel Business Systems, gagnent chacun six
places et obtiennent respectivement les douzième et treizième places. L'entrée de Sagem
SA relève de la bonne tenue des exportations dans le domaine de la téléphonie mobile.
Les deux baisses notables sont celles de Hewlett-Packard Europe BV et de la Manufacture
française des pneumatiques Michelin, alors que leurs volumes d'exportations restent
stationnaires.
| Les PMI opératrices en 2000 |
|
Sources : Douanes, Insee (répertoire Sirene).
La contribution des
PMI aux ventes françaises à l'étranger
Elle s'établit à 28,3 % en 2000, en légère réduction par rapport à 1999 (voir tableau 23). Une majorité d'entre elles
commerce avec les pays d'Europe qui représentent 72,9 % de leurs importations et 75,9 %
de leurs exportations. Mais du fait de la diversité géographique de leurs zones
clientes, elles sont également nombreuses à trouver des débouchés pour leurs produits
dans des marchés lointains : elles sont relativement présentes en Afrique, notamment en
Tunisie. Avec certains États géographiquement éloignés, leur contribution aux valeurs
exportées peut être très importante. À titre d'exemple, 36,8 % de la valeur des ventes
françaises à l'Inde sont réalisés par des PMI.
Les PMI réalisent en 2000 28,3 % des exportations françaises et 21,3 % des importations.
Cette contribution aux échanges est proche de celle observée chaque année. Quelle que
soit la zone géographique, la contribution des PMI aux valeurs échangées est toujours
plus forte à l'exportation qu'à l'importation. Une seule zone ("divers"),
comprenant les Tom et les retours France, échappe à cette règle.
Les échanges des PMI sont très orientés vers les pays d'Europe, tant en termes
d'effectifs que de montants commercés. En effet, d'une part, 87 % des PMI s'y
approvisionnent et 81 % y réalisent des ventes. Leur contribution aux échanges avec la
zone est forte. D'autre part, 72,9 % des montants importés par les PMI et 75,9 % de leurs
exportations se réalisent avec l'Europe.
Malgré cette forte domination européenne, les ventes des PMI apparaissent comme
diversifiées du point de vue géographique (voir
tableau 24). D'une part, elles sont moins nombreuses qu'en moyenne à n'avoir
qu'une seule zone cliente (58 % des PMI exportatrices sont dans ce cas, contre 65 % pour
l'ensemble des exportateurs). D'autre part, 14 % d'entre elles trouvent des débouchés
dans au moins quatre zones géographiques alors que cette proportion est inférieure à 10
% pour l'ensemble des exportateurs. La diversité des pays clients des PMI et l'importante
contribution de ces dernières aux exportations vers certains États lointains attestent
d'ailleurs de cette diversification géographique.
Atteignant 28,3 % à l'exportation et 21,3 % à l'importation, la contribution des PMI au
commerce extérieur français varie fortement selon le pays partenaire, en particulier à
l'importation : la contribution des PMI est particulièrement faible dans les achats aux
principaux fournisseurs de matières premières énergétiques. À l'exportation, la part
est plus homogène puisqu'elle est supérieure à 15 % de la valeur exportée vers chacun
des 40 principaux partenaires commerciaux de la France (voir tableau 25). Cette part paraît toutefois indépendante à
la fois du rang du partenaire et de l'éloignement géographique : d'un côté, la
contribution des PMI aux exportations à destination de l'Espagne (pays frontalier et
quatrième partenaire commercial) est inférieure à la moyenne ; de l'autre, elle atteint
34,8 % avec l'Australie. De même, aucune corrélation ne semble exister entre la part des
PMI dans les valeurs exportées et dans celles importées. À titre d'exemple, 28,8 % des
ventes à Taïwan sont le fait des PMI, alors que leur contribution aux achats faits à ce
pays est de 15 %.
Le palmarès des opérateurs correspond au classement des entreprises au sens juridique du
terme. Les liaisons financières entre celles-ci ne sont pas prises en compte; la notion
de groupe n'est pas retenue ici. On retrouve donc Peugeot, Citroën et Peugeot Citroën
Automobile comme trois entités distinctes bien qu'elles appartiennent au même Groupe
(PSA).
| Palmarès des importateurs et des exportateurs | |||||
Importateurs |
Exportateurs | ||||
| Rang | Raison sociale | Évolution | Rang | Raison sociale | Évolution |
| 1 | Total Raffinage Distribution SA | + | 1 | Renault | +/- |
| 2 | Renault | - | 2 | Airbus Industrie | +/- |
| 3 | Elf Antar France | + | 3 | Automobiles Peugeot | +/- |
| 4 | Aerospatiale Matra Airbus | + | 4 | Société AVSA | +/- |
| 5 | Gaz de France | + | 5 | Snecma Moteurs | + |
| 6 | Peugeot-Citroën Automobile SA | - | 6 | Électricité de France | +/- |
| 7 | Hewlett Packard France | - | 7 | Philips France | + |
| 8 | Société des Pétroles Shell | + | 8 | Automobiles Citroën | +/- |
| 9 | Groupe Volkswagen France SA | - | 9 | Hewlett Packard Europe BV | - |
| 10 | Philips France | + | 10 | Elf Atochem SA | + |
| 11 | Esso France SA | + | 11 | Peugeot-Citroën Automobile SA | - |
| 12 | BP France | + | 12 | Dassault Aviation | + |
| 13 | DaimlerChrysler France | - | 13 | Alcatel Business Systems | + |
| 14 | Société Air France | + | 14 | SGS Thomson Microelectronics NV | + |
| 15 | STMicroelectronics SA | + | 15 | Schneider Electric Industries SA | - |
| 16 | Société nationale d'exploitation industrielle | 16 | Manufacture française | ||
| des tabacs et allumettes (Seita) | - | des pneumatiques Michelin | - | ||
| 17 | Snecma Moteurs | - | 17 | Total Raffinage Distribution SA | + |
| 18 | Opel France | - | 18 | Sagem SA | + |
| 19 | Sagem SA | + | 19 | Renault VI | - |
| 20 | Ford France Automobiles SA | - | 20 | STMicroelectronics SA | +/- |
Source : Douanes.
| Contribution des PMI aux échanges français en 2000 selon les zones géographiques partenaires | |||||||||||
| Importations | Exportations | ||||||||||
| Nombre de PMI | Contribution en nombre | Valeur (MF) | Contribution | valeur % | Nombre de PMI | Contribution en nombre | Valeur (MF) | Contribution | valeur % | Solde | |
| Europe | 34 000 | 36,5 % | 305 507 | 22,6 % | 72,9 % | 37 100 | 47,4 % | 413 518 | 29,9 % | 75,9 % | 108 011 |
| Afrique | 3 800 | 31,0 % | 15 762 | 19,6 % | 3,8 % | 14 000 | 33,5 % | 28 554 | 26,0 % | 5,2 % | 12 792 |
| Amérique | 9 200 | 30,4 % | 48 293 | 22,2 % | 11,5 % | 14 100 | 46,0 % | 51 646 | 22,6 % | 9,5 % | 3 352 |
| Proche et Moyen-Orient | 1 200 | 27,8 % | 1 715 | 3,4 % | 0,4 % | 6 900 | 46,3 % | 11 040 | 24,3 % | 2,0 % | 9 325 |
| Asie | 8 000 | 28,0 % | 43 653 | 17,6 % | 10,4 % | 11 000 | 48,3 % | 38 528 | 26,9 % | 7,1 % | - 5 125 |
| Divers | 6 000 | 44,7 % | 4 311 | 17,9 % | 1,0 % | 5 000 | 41,9 % | 1 373 | 13,3 % | 0,3 % | - 2 938 |
| Toutes zones | 39 100 | 21,4 % | 419 242 | 21,3 % | 100,0 % | 46 000 | 44,0 % | 544 659 | 28,3 % | 100,0 % | 125 417 |
Sources : Douanes, Insee (répertoire Sirene).
Les PMI diversifient plus leurs ventes que la moyenne (nombre d'entreprises en %) Nombre de zones clientes 1 2 3 4 5 6 PMI exportatrices 57,9 17,8 10,1 5,9 5,4 2,9 Ensemble des exportateurs 64,6 16,8 8,5 4,5 3,6 2,1 PMI importatrices 66,1 18,2 8,7 4,7 1,8 0,5 Ensemble des importateurs 70,5 16,4 7,4 3,6 1,5 0,6 Sources : Douanes, Insee (répertoire Sirene).
Un excédent de 125
MdF pour les PMI
Les PMI dégagent en 2000 (4) un
excédent de 125 MdF, en légère baisse relativement à 1999. Le taux de couverture
s'établit à 130 %. Elles sont excédentaires dans la plupart des secteurs, notamment, au
sein des biens intermédiaires, des biens d'équipement et de l'industrie agroalimentaire (voir graphique 24).
Outre le fait que les PMI soient plus nombreuses à vendre à l'étranger qu'à acheter,
les échanges qu'elles réalisent sont également plus importants en valeur à
l'exportation qu'à l'importation. En effet, le solde des transactions commerciales
réalisées par ces entreprises est positif, il est proche de 125 MdF/19,06 Md€ pour
les onze premiers mois 2000. Relativement à 1999, où il s'établissait à 136 MdF/ 20,73
Md€ pour les onze premiers mois, l'excédent enregistré par les PMI régresse
légèrement, sans commune mesure avec la chute de l'excédent pour l'ensemble des
entreprises.
On ne peut pour autant en déduire que l'excédent global dégagé par le commerce
extérieur français provient pour l'essentiel des PMI. En effet, le solde enregistré par
un groupe d'entreprises est très dépendant du fait qu'elles pourraient faire appel à
d'autres sociétés pour leurs achats extérieurs et préférer réaliser elles-mêmes
leurs ventes, afin de mieux maîtriser leur clientèle.
Les PMI sont excédentaires pour la plupart des secteurs. En particulier, dans quatre
d'entre eux, les taux de couverture avoisinent 140 %. Le secteur agricole apparaît comme
le principal point fort des PMI avec un taux de 300 % (mais, du fait du faible volume des
échanges, l'excédent du secteur est faible au regard de ceux enregistrés ailleurs). Il
est suivi par l'industrie agroalimentaire (143 %) puis par les biens intermédiaires et
les biens d'équipement, avec chacun 139 %. En revanche, le secteur énergétique et la
construction constituent les points faibles notables des PMI, avec des taux de couverture
inférieurs à 70 %. Les PMI du secteur automobile, qui s'étaient caractérisées par des
échanges presque équivalents en 1999, ont un taux de couverture de leurs échanges de 82
%.
En termes d'effectifs, c'est dans les secteurs des biens intermédiaires et des biens de
consommation que les PMI, actrices du commerce extérieur français, sont les plus
nombreuses. À l'opposé, très peu de PMI participent aux échanges extérieurs dans les
secteurs énergétique et automobile. Les PMI appartenant à ces deux derniers secteurs se
caractérisent par des montants moyens d'échanges très élevés. Le secteur agricole se
distingue là encore avec un nombre d'exportateurs trois fois supérieur à celui des
importateurs.
La contribution des PMI aux valeurs exportées varie fortement selon les branches de
produits (voir tableau 26). Elle est
particulièrement importante pour les biens intermédiaires (44,8 % des ventes à
l'étranger pour cette branche sont le fait des PMI), les produits des industries
agroalimentaires (38 %) et les biens de consommation (36 %). Plus des trois quarts des PMI
importatrices achètent à l'étranger des biens intermédiaires, plus de la moitié des
biens d'équipement et un tiers des biens de consommation (voir tableau 27). Elles sont également très nombreuses à
exporter dans ces trois branches (voir tableau 28).
Les PMI échangent généralement des produits au sein de la branche qui correspond à
leur secteur. Cette tendance est cependant moins marquée pour deux secteurs. En effet,
23,3 % des exportations de produits agricoles des PMI sont réalisés par celles qui
appartiennent au secteur de l'industrie agroalimentaire et 11,2 % par les PMI du secteur
des biens intermédiaires. De même, les PMI ayant pour activités principales la
production de biens intermédiaires et celle de biens d'équipement contribuent
sensiblement aux ventes de la branche automobile, leurs parts étant respectivement de
26,8 % et 10,2 %. Dans l'ensemble des autres branches, plus de 80 % des exportations sont
le fait des PMI appartenant au secteur correspondant à la branche concernée.
| Part des PMI dans les échanges avec nos 40 premiers partenaires
commerciaux en 2000 (données CAF/FAB hors matériel militaire en MdF) |
||||||||||
| Importations | Exportations | |||||||||
| Nombre de PMI | Valeur | Nombre de PMI | Valeur | |||||||
| Nombre | % | (MF) | % | Contribution | Nombre | % | (MF) | % | Contribution | |
| Allemagne | 18 694 | 42,3 % | 78 438 | 18,7 % | 24,4 % | 16 070 | 57,4 % | 101 564 | 18,6 % | 34,9 % |
| Royaume-Uni | 10 412 | 39,0 % | 30 588 | 7,3 % | 19,6 % | 12 621 | 56,0 % | 51 847 | 9,5 % | 27,1 % |
| Italie | 17 102 | 37,5 % | 41 946 | 10,0 % | 24,3 % | 12 102 | 53,4 % | 51 488 | 9,5 % | 29,8 % |
| États-Unis | 7 598 | 30,5 % | 35 083 | 8,4 % | 20,6 % | 10 522 | 45,6 % | 36 764 | 6,7 % | 22,1 % |
| Espagne | 11 872 | 36,7 % | 24 403 | 5,8 % | 18,0 % | 12 565 | 54,9 % | 41 817 | 7,7 % | 22,2 % |
| Belgique | 15 879 | 39,9 % | 38 465 | 9,2 % | 29,0 % | 19 560 | 57,1 % | 49 123 | 9,0 % | 36,9 % |
| Pays-Bas | 9 687 | 38,3 % | 18 937 | 4,5 % | 20,1 % | 10 632 | 57,0 % | 25 288 | 4,6 % | 30,1 % |
| Suisse | 8 052 | 45,1 % | 12 412 | 3,0 % | 28,2 % | 18 333 | 52,5 % | 19 176 | 3,5 % | 30,1 % |
| Japon | 2 501 | 31,5 % | 13 109 | 3,1 % | 17,9 % | 5 466 | 50,8 % | 8 939 | 1,6 % | 27,9 % |
| Chine | 3 210 | 26,7 % | 10 490 | 2,5 % | 16,8 % | 2 100 | 54,5 % | 4 373 | 0,8 % | 24,2 % |
| Irlande | 1 540 | 36,6 % | 12 678 | 3,0 % | 30,8 % | 3 512 | 59,4 % | 3 446 | 0,6 % | 19,2 % |
| Suède | 2 739 | 44,7 % | 6 344 | 1,5 % | 22,7 % | 4 902 | 60,6 % | 9 536 | 1,8 % | 31,9 % |
| Norvège | 853 | 39,2 % | 2 542 | 0,6 % | 5,6 % | 2 943 | 55,1 % | 2 313 | 0,4 % | 31,7 % |
| Portugal | 2 661 | 31,8 % | 5 307 | 1,3 % | 28,1 % | 7 495 | 56,0 % | 8 153 | 1,5 % | 28,7 % |
| Russie | 375 | 32,1 % | 1 532 | 0,4 % | 5,4 % | 1 714 | 46,3 % | 2 946 | 0,5 % | 29,1 % |
| Autriche | 3 317 | 44,2 % | 3 902 | 0,9 % | 23,9 % | 5 369 | 61,0 % | 6 180 | 1,1 % | 30,6 % |
| Turquie | 1 282 | 30,4 % | 2 102 | 0,5 % | 16,1 % | 3 426 | 54,6 % | 4 984 | 0,9 % | 22,3 % |
| Maroc | 1 132 | 30,1 % | 4 975 | 1,2 % | 33,1 % | 5 189 | 45,1 % | 5 184 | 1,0 % | 29,3 % |
| Algérie | 75 | 29,4 % | 239 | 0,1 % | 1,6 % | 2 721 | 25,4 % | 3 407 | 0,6 % | 20,4 % |
| Corée du Sud | 1 210 | 29,5 % | 3 072 | 0,7 % | 21,4 % | 2 438 | 54,5 % | 3 301 | 0,6 % | 20,1 % |
| Pologne | 1 487 | 35,9 % | 3 395 | 0,8 % | 31,0 % | 4 136 | 47,3 % | 5 698 | 1,0 % | 30,7 % |
| Danemark | 2 629 | 33,3 % | 4 508 | 1,1 % | 32,6 % | 5 560 | 59,2 % | 4 709 | 0,9 % | 30,6 % |
| Arabie saoudite | 97 | 35,3 % | 45 | 0,0 % | 0,2 % | 2 056 | 48,9 % | 2 532 | 0,5 % | 30,0 % |
| Brésil | 790 | 31,2 % | 2 579 | 0,6 % | 18,0 % | 2 345 | 55,7 % | 2 990 | 0,5 % | 21,5 % |
| Taïwan | 1 972 | 27,7 % | 2 594 | 0,6 % | 15,2 % | 2 407 | 53,5 % | 3 194 | 0,6 % | 28,8 % |
| Canada | 1 524 | 30,0 % | 2 931 | 0,7 % | 24,4 % | 5 086 | 56,6 % | 4 604 | 0,8 % | 29,4 % |
| Singapour | 443 | 27,2 % | 2 725 | 0,6 % | 17,8 % | 2 358 | 53,7 % | 2 977 | 0,5 % | 24,4 % |
| Tunisie | 1 238 | 38,0 % | 5 227 | 1,2 % | 44,5 % | 4 697 | 41,1 % | 5 736 | 1,1 % | 36,7 % |
| Finlande | 1 527 | 45,9 % | 4 247 | 1,0 % | 24,3 % | 3 228 | 61,8 % | 2 679 | 0,5 % | 27,7 % |
| Hongrie | 924 | 38,5 % | 2 200 | 0,5 % | 18,1 % | 2 483 | 56,8 % | 2 644 | 0,5 % | 27,4 % |
| République tchèque | 1 451 | 38,0 % | 2 130 | 0,5 % | 28,4 % | 3 047 | 55,9 % | 3 237 | 0,6 % | 29,4 % |
| Hong Kong | 982 | 26,1 % | 941 | 0,2 % | 20,0 % | 3 104 | 49,6 % | 4 173 | 0,8 % | 30,3 % |
| Luxembourg | 1 940 | 39,8 % | 3 057 | 0,7 % | 36,6 % | 6 535 | 56,5 % | 3 501 | 0,6 % | 34,8 % |
| Grèce | 602 | 32,2 % | 642 | 0,2 % | 24,3 % | 4 445 | 58,7 % | 4 940 | 0,9 % | 32,1 % |
| Malaisie | 580 | 25,5 % | 1 554 | 0,4 % | 13,3 % | 1 282 | 55,0 % | 1 266 | 0,2 % | 23,0 % |
| Thaïlande | 885 | 23,4 % | 1 497 | 0,4 % | 13,6 % | 1 449 | 54,2 % | 1 194 | 0,2 % | 26,3 % |
| Inde | 1 413 | 27,7 % | 1 958 | 0,5 % | 22,7 % | 1 600 | 57,5 % | 2 009 | 0,4 % | 36,8 % |
| Émirats arabes unis | 116 | 23,9 % | 64 | 0,0 % | 5,2 % | 2 165 | 49,8 % | 1 912 | 0,4 % | 15,4 % |
| Israël | 783 | 29,9 % | 1 249 | 0,3 % | 22,4 % | 3 265 | 51,0 % | 2 262 | 0,4 % | 31,0 % |
| Australie | 464 | 31,8 % | 1 430 | 0,3 % | 30,7 % | 2 775 | 57,1 % | 2 813 | 0,5 % | 34,8 % |
Sources : Douanes, Insee (répertoire Sirene).
| Les
PMI opératrices du commerce extérieur français en 2000 selon leur secteur d'activité (exprimé en NES16, nomenclature économique de synthèse) |
|
Sources : Douanes, Insee (répertoire Sirene).
| Contribution des PMI aux échanges français en 2000 selon les branches de produits échangés | ||||||||||
| Importations | Exportations | |||||||||
| Nombre de PMI | Valeur | Nombre de PMI | Valeur | |||||||
| Nombre | % | (MF) | % | Contribution | Nombre | % | (MF) | % | Contribution | |
| Produits agricoles | 3 600 | 9,3 % | 9 305 | 2,2 % | 19,7 % | 3 700 | 8,1 % | 7 387 | 1,4 % | 12,0 % |
| Produits des IAA | 3 900 | 10,0 % | 32 810 | 7,8 % | 26,6 % | 8 700 | 18,8 % | 62 286 | 11,4 % | 37,4 % |
| Biens de consommation | 13 500 | 34,4 % | 68 251 | 16,3 % | 22,7 % | 13 900 | 30,3 % | 96 859 | 17,8 % | 36,9 % |
| Industrie automobile | 2 300 | 6,0 % | 14 930 | 3,6 % | 7,3 % | 3 500 | 7,5 % | 18 297 | 3,4 % | 7,0 % |
| Biens d'équipement | 20 100 | 51,3 % | 80 009 | 19,1 % | 18,3 % | 15 500 | 33,8 % | 115 418 | 21,2 % | 23,7 % |
| Biens intermédiaires | 29 400 | 75,3 % | 207 422 | 49,4 % | 31,9 % | 24 000 | 52,3 % | 241 332 | 44,3 % | 39,2 % |
| Énergie | 1 000 | 2,6 % | 6 169 | 1,5 % | 3,1 % | 400 | 0,8 % | 2 218 | 0,4 % | 3,8 % |
| Produits divers | 6 900 | 17,7 % | 910 | 0,2 % | 9,5 % | 4 800 | 10,5 % | 872 | 0,2 % | 9,4 % |
Tous produits |
39 100 | 100,0 % | 419 807 | 100,0 % | 21,3 % | 46 000 | 100,0 % | 544 670 | 100,0 % | 28,3 % |
Source : Douanes.
| Valeurs importées par les PMI par branche et par secteur en 2000 Les secteurs comme les branches sont exprimés en NES16 (nomenclature économique de synthèse) | |||||||||
| Branches de produits importés | |||||||||
| Secteur des PMI | Produits agricole | Produits des IAA | Biens de consommation | Industrie automobile | Biens d'équipement | Biens intermédiaires | Énergie | Produits divers | Total |
| Produits agricoles | 19,1 % | 1,1 % | 0,1 % | 0,1 % | 0,3 % | 0,2 % | 0,3 % | 0,3 % | 0,7 % |
| Produits des IAA | 51,4 % | 93,5 % | 0,7 % | 0,1 % | 1,4 % | 3,3 % | 0,3 % | 0,4 % | 10,5 % |
| Biens de consommation | 3,7 % | 2,3 % | 87,4 % | 0,4 % | 3,7 % | 14,0 % | 0,9 % | 71,3 % | 22,3 % |
| Industrie automobile | 0,0 % | 0,0 % | 0,4 % | 72,0 % | 3,7 % | 2,1 % | 0,1 % | 0,9 % | 4,4 % |
| Biens d'équipement | 0,1 % | 0,3 % | 3,3 % | 8,0 % | 69,9 % | 8,7 % | 0,5 % | 17,3 % | 18,5 % |
| Biens intermédiaires | 25,6 % | 2,8 % | 8,0 % | 19,2 % | 19,4 % | 70,1 % | 50,7 % | 9,2 % | 41,9 % |
| Énergie | 0,0 % | 0,0 % | 0,0 % | 0,0 % | 0,1 % | 0,4 % | 46,7 % | 0,0 % | 0,9 % |
| Construction | 0,2 % | 0,0 % | 0,1 % | 0,3 % | 1,6 % | 1,1 % | 0,6 % | 0,4 % | 0,9 % |
| Total | 100,0 % | 100,0 % | 100,0 % | 100,0 % | 100,0 % | 100,0 % | 100,0 % | 100,0 % | 100,0 % |
Sources : Douanes.
| Valeurs exportées par les PMI par branche et par secteur en 2000 Les secteurs comme les branches sont exprimés en NES16 (nomenclature économique de synthèse) | |||||||||
| Branches de produits exportés | |||||||||
| Secteur des PMI | Produits agricole | Produits des IAA | Biens de consommation | Industrie automobile | Biens d'équipement | Biens intermédiaires | Énergie | Produits divers | Total |
| Produits agricoles | 63,8 % | 5,1 % | 0,0 % | 0,0 % | 0,1 % | 0,2 % | 0,0 % | 0,2 % | 1,5 % |
| Produits des IAA | 23,3 % | 91,2 % | 0,3 % | 0,0 % | 0,1 % | 1,6 % | 0,0 % | 0,6 % | 11,5 % |
| Biens de consommation | 1,5 % | 0,8 % | 87,2 % | 0,1 % | 1,7 % | 6,0 % | 0,2 % | 62,7 % | 18,7 % |
| Industrie automobile | 0,0 % | 0,0 % | 0,2 % | 62,2 % | 1,2 % | 0,9 % | 0,0 % | 0,1 % | 2,8 % |
| Biens d'équipement | 0,1 % | 0,1 % | 2,4 % | 10,2 % | 82,0 % | 3,5 % | 0,7 % | 12,3 % | 19,7 % |
| Biens intermédiaires | 11,2 % | 2,7 % | 9,7 % | 26,8 % | 14,1 % | 87,2 % | 14,9 % | 23,6 % | 44,8 % |
| Énergie | 0,0 % | 0,0 % | 0,0 % | 0,0 % | 0,0 % | 0,3 % | 84,1 % | 0,0 % | 0,5 % |
| Construction | 0,1 % | 0,0 % | 0,2 % | 0,6 % | 0,8 % | 0,4 % | 0,0 % | 0,5 % | 0,4 % |
| Total | 100,0 % | 100,0 % | 100,0 % | 100,0 % | 100,0 % | 100,0 % | 100,0 % | 100,0 % | 100,0 % |
Sources : Douanes.
Avertissement
Les données présentées sont brutes, à l'exception des chiffres infra-annuels pour les
branches et les pays. Ceux-ci sont corrigés des variations saisonnières et des jours
ouvrés (CVS-CJO).
(1) Une branche est définie comme un ensemble de
produits par opposition au secteur qui correspond à l'ensemble des entreprises ayant une
même activité principale. Ainsi une entreprise appartenant au secteur des biens
d'équipement peut avoir une activité dans la branche des biens intermédiaires,
c'est-à-dire en produire, en exporter ou en importer.
(2) L'étude sur les entreprises ne porte que sur les
onze premiers mois de l'année 2000. L'ensemble des comparaisons avec 1999 est fait
relativement aux résultats enregistrés sur les onze premiers mois de l'année à la
même période (publication du chiffre de novembre 1999).
(3) Par PMI, on entend les entreprises du secteur de
l'industrie, de l'énergie, de la pêche ou de l'agriculture et ayant moins de 500
salariés. Il s'agit donc essentiellement des entreprises vendant leur propre production
à l'étranger ou achetant à l'étranger des marchandises en vue de leur propre
production.
(4) Résultats sur les onze premiers mois de 2000.
© Les notes bleues de Bercy
Le commerce extérieur en 2000
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