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La nouvelle comptabilité
La triple comptabilité
La réforme budgétaire instaure de nouvelles normes en matière
de comptabilité publique, avec pour objectifs la contribution à
la valorisation du patrimoine de l'État, une meilleure appréhension
de la réalité de l'activité annuelle en termes de
recettes et de dépenses et une meilleure communication financière
et comptable.
L'ordonnance organique de 1959 imposait une comptabilité budgétaire
dite de caisse retraçant l'exécution des dépenses
budgétaires, au moment où elles sont payées et l'exécution
des recettes, au moment où elles sont encaissées. La nouvelle
constitution financière permet de conjuguer comptabilité
budgétaire, comptabilité générale et comptabilité
d'analyse du coût des actions et des programmes.
Avant, il n'existait qu'une seule comptabilité,
dite budgétaire
C'était la comptabilité de caisse, qui retrace l'exécution
des dépenses budgétaires, au moment où elles sont
payées (émission d'un virement au profit d'un fournisseur
par exemple) et l'exécution des recettes, au moment où elles
sont encaissées (par exemple, traitement des chèques remis
par les contribuables).
Demain : la comptabilité sera la conjugaison
d'une comptabilité budgétaire, d'une comptabilité
générale et d'une comptabilité d'analyse du coût
des actions des programmes.
La comptabilité budgétaire qui retrace l'exécution
des dépenses budgétaires, au moment où elles sont
payées et l'exécution des recettes, au moment où
elles sont encaissées.
La comptabilité générale respectant
les règles d'une comptabilité d'exercice : elle vise à
décrire la situation patrimoniale de l'État, c'est à
dire l'ensemble de ce qu'il possède (terrains, immeubles, créances)
et de ce qu'il doit (emprunts, dettes).
La synthèse des informations contenues dans la comptabilité
générale figure dans le compte de résultat et le
bilan.
La comptabilité d'analyse du coût des actions
: elle ne doit pas être confondue avec une comptabilité analytique.
Elle est plus spécialement destinée à compléter
l'information du Parlement sur les moyens budgétaires affectés
à la réalisation des actions prévues au sein des
programmes. Elle permet également de mesurer la performance des
administrations.
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