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Les managers publics
Par
le vote de la loi de finances, le Parlement confie la gestion des crédits
d'un programme à un ministre, lequel désigne un responsable
pour en assurer le pilotage.
Les responsables de programme concourent à l'élaboration
des objectifs stratégiques du programme, sous l'autorité
du ministre. Chaque responsable de programme est le garant de la déclinaison
des objectifs stratégiques et dans ce but, il anime les méthodes
de gestion au sein des services. Il pilote la mise en uvre d'une
politique publique en déclinant sur plusieurs responsabilités
et en prenant en compte la mise en uvre territoriale de l'interministérialité.
Les nouveaux modes de gestion instaurent plus de souplesse et supposent
de la part des responsables, une conception différente du management
des dossiers et des agents. Avec l'identification des responsables des
programmes au niveau national, l'instauration de la culture de la performance
et les nouvelles obligations de souplesse et d'adaptibilité de
la gestion, l'administration ouvre grand la voie vers un nouveau style
de management. Un management avec plus de marges de manuvre pour
conduire et orienter les politiques publiques vers la réalisation
d'objectifs assignés et qui est gage d'un service public qui tend,
chaque jour, vers plus de qualité.
Le
responsable de programme délègue ainsi la gestion du programme
en constituant des budgets opérationnels de programme (BOP)
Il en confie la mise en uvre soit à des services centraux
ou nationaux, soit à des responsables de services déconcentrés.
Ces responsables de BOP doivent optimiser l'emploi des moyens qui leur
sont confiés afin d'atteindre les résultats auxquels ils
se sont engagés.
De
l'efficience du responsable de programme à celle du responsable
des budgets opérationnels et des agents découle la réussite
de la réforme.
Les facteurs clés de succès sont au nombre de quatre
:
Une chaîne de responsabilité resserrée :
cette démarche est reproduite à chaque niveau de responsabilité.
Une telle chaîne de responsabilité suppose un nombre réduit
d'échelons pour bien fonctionner.
Un dispositif de contrôle de gestion :
chaque responsable opérationnel, à son niveau, utilise un
contrôle de gestion pour améliorer le rapport entre les moyens
engagés et l'activité développée ou les résultats
obtenus, dans le cadre déterminé par la stratégie
du programme.
Un exercice de comparaison des performances :
les indicateurs servent pour chaque service à étalonner
ses résultats par comparaison avec les autres, au sein du programme
et par rapport à d'autres acteurs extérieurs au programme.
C'est un moyen de déceler les bonnes pratiques et les marges d'amélioration.
L'association des personnels :
la mobilisation de chaque service autour de ses engagements suppose une
large concertation interne préalable, notamment au travers des
comités techniques paritaires.
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