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Glossaire
Actif
Élément du patrimoine ayant une valeur économique
positive pour lÉtat, cest-à-dire une ressource
contrôlée du fait dévénements passés
et dont il attend des avantages économiques futurs. Pour lÉtat
les avantages économiques futurs sont représentés
soit par des flux de trésorerie issus de lutilisation de
lactif et bénéficiant à lEtat, soit la
disposition dun potentiel de services attendus de lutilisation
de lactif et profitant à lEtat ou à des tiers,
conformément à sa mission ou à son objet.
Dans les comptes individuels de lÉtat, le contrôle
sur la ressource doit se comprendre comme un contrôle direct, cest-à-dire
exercé directement sur lactif par les entités incluses
dans le périmètre de lÉtat. Les actifs contrôlés
par les entités dotées de personnalité juridique
et elles-mêmes contrôlées par lÉtat, ne
sont donc pas retracés sous cette forme dans les comptes individuels
de lÉtat.
Actif amortissable
Actif dont lutilisation par lentité est déterminable,
cest-à-dire finie dans le temps et mesurable.
Actif circulant
Eléments dactif qui, en raison de leur destination ou de
leur nature, nont pas vocation à servir de façon durable
à lactivité de lÉtat.
Les stocks constituent une catégorie de l'actif circulant.
Actif immobilisé
Éléments dactif destinés à servir de
façon durable à lactivité de lÉtat.
Action (au sens LOLF)
Selon larticle 7 (I 6e aliéna) de la LOLF, un programme
regroupe les crédits destinés à mettre en uvre
une action ou un ensemble cohérent d'actions relevant d'un même
ministère et auquel sont associés des objectifs précis,
définis en fonction de finalités d'intérêt
général, ainsi que des résultats attendus et faisant
l'objet d'une évaluation.
Une action est la composante dun programme. Les projets de lois
de finances présentent les crédits en missions, détaillés
en programmes, eux-mêmes composés dactions.
Une action peut rassembler des crédits visant un public particulier
dusagers ou de bénéficiaires, ou un mode particulier
dintervention de ladministration.
Au sein dun programme, la répartition des crédits
entre les actions est indicative. Elle fait lobjet dune restitution
précise, en exécution budgétaire.
Si une action recouvre une finalité identifiée, elle peut
être assortie dobjectifs et dindicateurs qui lui soient
spécifiques parmi ceux qui sont associés au programme.
Activité
Voir : Objectif
Agence pour l'Informatique financière de
l'État (AIFE)
L'Agence pour l'Informatique financière de l'État (AIFE)
est l'appellation usuelle pour désigner le service à compétence
nationale Systèmes d'information budgétaire, financière
et comptable de l'État (en abrégé : SCN SIFE
anciennement SCN Accord).
Les missions et l'organisation de l'agence sont régies par le décret
du 11 février 2005 : rattachée au ministre de l'Économie,
des Finances et de l'Industrie et sous l'autorité du comité
d'orientation stratégique, l'AIFE est chargée du pilotage
des systèmes d'information financière de l'État.
Elle a pour missions principales de :
développer, déployer et maintenir l'application de
gestion de la dépense centrale Accord ;
coordonner la mise en uvre du Palier 2006 ;
construire et déployer Chorus, le futur système d'information
commun à tous les acteurs de la gestion financière de l'État.
Amortissement
L'amortissement est la constatation comptable de la perte de valeur subie
par un bien du fait de son utilisation ou de sa détention par l'entreprise.
Il recouvre donc, de fait, deux phénomènes distincts : l'usure
due à l'utilisation d'un bien (machines, agencements, carrières,
véhicules, immeubles, etc.) et l'obsolescence, due au fait que
les actifs de production utilisés par l'entreprise peuvent devenir
désuets compte tenu de l'évolution technologique du secteur
d'activité.
Répartition systématique du montant amortissable en fonction
de son utilisation.
Analyse des coûts
Voir : Comptabilité danalyse
des coûts
Annexe financière
Lannexe est un document qui complète linformation financière
figurant au bilan et au compte de résultat.
Lannexe constitue, avec le bilan et le compte de résultat,
un tout indissociable destiné à la présentation des
comptes annuels.
Annualité
Voir : Principes budgétaires
Article 40
Larticle 40 de la Constitution instaure une irrecevabilité
des amendements parlementaires lorsque ceux-ci ont pour effet soit une
diminution des ressources publiques, soit la création ou laggravation
dune charge publique.
Dans la loi organique du 1er août 2001, la notion de charge se situe
au niveau de la mission, permettant ainsi aux parlementaires de déposer
des amendements tendant à redéployer les crédits
entre programmes au sein dune même mission.
Arrêté des comptes
Arrêté définitif des comptes de lÉtat,
par le ministre chargé du budget, après intégration
des opérations de clôture en vue de létablissement
des documents de synthèse que sont les états financiers
de lÉtat définis par la norme n°1 du recueil des
normes comptables de lÉtat.
Audit (dun programme)
Revue, par des personnes qualifiées et indépendantes des
structures responsables de la conception ou de la mise en uvre du
programme, appliquant une méthodologie définie, des divers
stades délaboration, de mise en uvre et de résultats
dun programme, aux différents niveaux administratifs impliqués.
Laudit porte à la fois sur :
la conformité des programmes aux principes de la LOLF (inclusion
dans une mission, présence dobjectifs et indicateurs associés,
définition des responsabilités),
la qualité des procédures de pilotage et de mise
en uvre envisagées ou effectives,
la réalité des résultats annoncés (valeur
des indicateurs, coût des actions),
le dispositif de contrôle interne, de contrôle de gestion,
et de comptabilité du programme.
Audit interne
Laudit interne est un processus ponctuel :
incombant à une structure indépendante des services
dexécution des procédures,
évaluant par une approche systématique et méthodique
la qualité du dispositif de contrôle interne, donnant au
gestionnaire/ ordonnateur et au comptable public une assurance raisonnable
sur le degré de maîtrise des processus comptables et sur
la qualité des comptes.
Autres passifs
Passifs dont léchéance nest pas fixée
de façon précise et le montant est fixé de façon
précise.
Voir : Passif
Avantages économiques futurs
Pour lÉtat, sont représentés soit par des flux
de trésorerie issus de lutilisation de lactif et bénéficiant
à lÉtat, soit par la disposition dun potentiel
de services attendus de lutilisation de lactif et profitant
à lÉtat ou à des tiers, conformément
à sa mission ou à son objet.
Bénéficiaire
Terme utilisé de façon générique pour désigner
les personnes ou entités en relation directe ou indirecte avec
les services publics, quon les appelle citoyens, usagers, entreprises,
collectivités, commanditaires, véritables clients
Il sagit dun terme très large, qui désigne toutes
les personnes ou entités recevant des prestations des administrations.
Bénéficiaire de transferts de lÉtat
Catégories prévues par larticle 5 de la loi organique.
Bénéficiaire final de la mesure ou du dispositif dune
politique publique déterminée, dans le cadre de transferts
effectués directement par les services de lÉtat comme
dans le cadre de transferts indirects effectués par lintermédiaire
dorganismes redistributeurs.
Il existe quatre catégories de bénéficiaires :
les ménages : individus ou groupes dindividus
considérés dans leur fonction de consommateurs ;
les entreprises : unités de production de biens et
de services quelle que soit leur nature juridique dès lors que
la vente de leurs biens et services couvrent plus de 50% de leurs coûts
de production. Sont concernés les entreprises individuelles agricoles
et non agricoles, les sociétés financières ou non
financières du secteur public ou du secteur privé, les établissements
publics nationaux à caractère industriel et commercial et
toutes autres entités répondant au critère commercial
précédemment énoncé ;
les collectivités territoriales : collectivités
territoriales au sens strict, à savoir les communes, les départements,
les régions et les établissements publics qui leurs sont
rattachés ou associés ainsi que les établissements
publics ayant une compétence territoriale ;
les autres collectivités : entités ayant un
statut de droit public, de droit privé ou de droit international
qui nappartiennent pas aux périmètres précédemment
identifiés.
Biens
Ce sont les éléments de lactif dont lentreprise
dispose (terrains, immeubles, stocks, etc.).
Bilan
Le bilan est la photographie du patrimoine dun organisme à
une date donnée ; les biens et les créances figurent à
lactif, les capitaux et les dettes au passif. Le bilan constitue
avec le compte de résultat et lannexe un tout indissociable
destiné à la présentation des comptes annuels.
Bilan de l'État
État financier qui retrace le patrimoine de lÉtat,
cest-à-dire les actifs et les passifs identifiés et
comptabilisés. Il est établi à la date de clôture
de lexercice sous la forme dun tableau de la situation nette.
Budget annexe
Cadre budgétaire retraçant les dépenses et les recettes
dun service de lÉtat, non doté de la personnalité
morale, dont lactivité tend essentiellement à produire
des biens ou à rendre des services donnant lieu à paiement
de redevances (Exemple : budget annexe de laviation civile).
Budget Opérationnel de Programme(BOP)
Le budget opérationnel de programme (BOP) regroupe la part des
crédits dun programme mise à la disposition dun
responsable identifié pour un périmètre dactivité
(une partie des actions du programme par exemple) ou pour un territoire
(une région, un département
).
Le BOP a les mêmes attributs que le programme : cest un ensemble
globalisé de moyens associé à des objectifs mesurés
par des indicateurs de résultats. Les objectifs du budget opérationnel
de programme sont définis par déclinaison des objectifs
du programme.
Catégorie
La catégorie est une décomposition du titre. Elle identifie
une typologie de dépenses relevant du titre.
18 catégories de dépenses ont été définies
par la LOLF.
Voir : Titre
Catégorie d'emploi
Les catégories d'emploi constituent une nomenclature de description
des emplois rémunérés par l'État. Ces emplois
sont présentés par corps, métier ou type de contrat
(art. 51 de la LOLF).
Certification des comptes
L'audit des comptes permet au commissaire aux comptes de formuler une
opinion exprimant si les comptes sont établis, dans tous leurs
aspects significatifs, conformément au référentiel
qui leur est applicable. Les commissaires aux comptes certifient que les
comptes annuels sont réguliers et sincères et donnent une
image fidèle du résultat des opérations de l'exercice
écoulé ainsi que de la situation financière et du
patrimoine de la société à la fin de cet exercice.
Dans la nouvelle comptabilité de lÉtat, la Cour des
comptes est chargée de la certification des comptes de lÉtat.
Chapitre budgétaire
Niveau de spécialisation groupant les crédits ouverts par
les lois de finances (concernant les dépenses) selon leur nature
ou leur destination, dans le cadre de lordonnance du 2 janvier 1959.
Charge
Diminution dactif ou augmentation de passif, non compensée
dans une relation de cause à effet par lentrée dune
nouvelle valeur à lactif ou une diminution du passif. Elle
correspond soit à une consommation de ressources entrant dans la
production dun bien ou dun service, soit à une obligation
de versement à un tiers, définitive et sans contrepartie
directe dans les comptes.
Charges à payer
Charges nées au cours de cet exercice, mais qui nont pas
été comptabilisées avant la clôture de celui-ci.
Elles sont comptabilisées à linventaire (opérations
de rattachement à lexercice).
Charges constatées d'avance
Charges dont le paiement est intervenu au cours de lexercice, mais
pour lesquelles le service fait interviendra partiellement ou intégralement
sur le ou les exercices suivants.
Charges de fonctionnement
Charges issues de lactivité ordinaire de lÉtat.
Elles comprennent les charges de fonctionnement direct et les charges
de fonctionnement indirect (subventions pour charges de service public).
Charges de personnel de lÉtat
Ensemble des rémunérations en monnaie et parfois en nature,
en contrepartie du travail fourni, ainsi que des charges liées
à ces rémunérations.
Charges dintervention de lÉtat
Versements motivés par la mission de régulateur économique
et social de lÉtat. Elles correspondent aux transferts et
aux charges résultant de la mise en jeu de la garantie de lÉtat.
Charges financières
Charges résultant des dettes financières, des instruments
financiers à terme, de la trésorerie et des immobilisations
financières. Sont exclus les frais des services bancaires, les
intérêts moratoires résultant dun paiement tardif
ainsi que les intérêts et pertes de change concernant des
opérations autres que celles liées au financement et à
la trésorerie.
Charge dutilisation du parc immobilier
non spécifique
Mesure annuelle de lutilisation du potentiel de service, calculée
sur la base de la valeur de marché, pour les biens ayant une durée
dutilisation très longue et non déterminable de manière
prévisionnelle.
Chorus
Chorus est le nom du futur système d'information budgétaire,
financière et comptable de l'État. Application commune aux
administrations centrales et déconcentrées, Chorus gèrera
la dépense, les recettes non fiscales et la comptabilité
de l'État. Une première esquisse de calendrier prévoit
un démarrage sur site pilote en 2007 pour un déploiement
progressif dans l'ensemble des services de l'État à partir
de 2008.
Cible de résultat
Une cible de résultat est la valeur définie ex ante que
doit atteindre un indicateur de résultat, dans un délai
déterminé (de un à cinq ans), pour attester de la
réalisation dun objectif que lon sest fixé.
Comité Interministériel dAudit
des Programmes(CIAP)
Installé depuis le 1er octobre 2002, organisme interne à
ladministration, le CIAP est composé d'inspecteurs généraux.
Chaque ministre a désigné lun dentre eux au
sein de son administration. Il est présidé par un inspecteur
général des finances nommé par le ministre de léconomie,
des finances et de lindustrie.
Il diffuse auprès des ministères des outils méthodologiques
et, dès 2003, a mis au banc dessai les programmes qui lui
ont été soumis en préfiguration.
En amont des projets de lois de finances, avant le dépôt
du projet de loi de finances au Parlement, le CIAP contrôle la qualité
des programmes proposés par les ministres au ministre délégué
au budget et à la réforme budgétaire.
Lannée qui suit lexécution budgétaire,
avant le dépôt au parlement de la loi de règlement,
le CIAP procède à laudit des rapports annuels de performances
(RAP) remis par les ministères. Il garantit la fiabilité
des résultats et lobjectivité des commentaires qui
les accompagnent.
Comité de pilotage interministériel
des directeurs des affaires financières (Copil DAF)
Présidé par le directeur de la réforme budgétaire,
le Copil DAF réunit les directeurs des affaires financières
(DAF) des 15 ministères, le directeur du budget, le directeur général
de la comptabilité publique ainsi que le délégué
à la modernisation de la gestion publique et des structures de
l'État.
Il coordonne lensemble des volets du chantier et permet de capitaliser
les expériences. Il assure la validation des référentiels
communs.
Sa première réunion a eu lieu le 30 janvier 2002. Il se
réunit tous les mois.
Comité de suivi technique (COSUTEC)
Le Comité de suivi technique (COSUTEC) assure le suivi opérationnel
des travaux. Sur la base d'une analyse des risques, il alerte et saisit
les instances de maîtrise d'ouvrage en proposant des solutions.
Le COSUTEC réunit l'ensemble des acteurs concernés par le
Palier 2006 : ministères, comptables, Agence pour l'Informatique
Financière de l'État (AIFE), direction de la réforme
budgétaire, direction générale de la comptabilité
publique et direction du budget.
Comité des Normes de Comptabilité
Publique (CNCP)
Le Comité des Normes de Comptabilité Publique, institué
par l'article 30 de la loi organique relative aux lois de finances du
1er août 2001, a vu ses missions précisées par la
loi de finances pour 2002 (art. 136). Réunissant des responsables
et des experts venus d'horizons divers, il a pour tâche essentielle
de se prononcer sur le nouveau référentiel comptable de
l'Etat, issu de la comptabilité d'entreprise, sous réserve
des spécificités de l'action de l'État selon les
termes de la loi organique.
Il examine ces spécificités et valide leurs conséquences
comptables. Dans ses premiers travaux le comité a déterminé
les domaines spécifiques suivants :
les produits régaliens,
les charges d'intervention,
les immobilisations spécifiques à l'État (actifs
historiques, actifs militaires, immobilisations incorporelles telles que
les licences UMTS, immobilisations financières telles que les dotations
aux établissements publics administratifs),
les engagements spécifiques à l'État.
Outre ces sujets, le comité a examiné la totalité
du nouveau référentiel comptable, qui a été
finalisé en décembre 2003 et a reçu un avis favorable
le 9 janvier 2004, puis par le CNC et approuvé par arrêté
du 21 mai 2004. Le dispositif a été complété
par un comité d'interprétation, créé par arrêté
le 21 mai 2004.
Comité directeur Systèmes d'information
financière de l'État (CODIR)
Le comité directeur (CODIR) définit le programme d'activité
des systèmes d'information budgétaire, financière
et comptable et en assure le suivi.
Présidé par Bernard Limal, directeur de l'AIFE, le CODIR
réunit les directeurs des affaires financières de l'ensemble
des ministères, ainsi que le délégué à
la modernisation de la gestion publique et des structures de l'État,
les directeurs du budget, de la comptabilité publique et de la
réforme budgétaire.
Comité d'orientation stratégique
(COS)
Placé auprès du ministre de l'Économie, des Finances
et de l'Industrie, le comité d'orientation stratégique (COS)
assure la validation, le suivi et le contrôle des options prises
quant à la conduite des projets et rend les arbitrages nécessaires
sur les aspects stratégiques.
Présidé par Henri Guillaume, inspecteur général
des finances, le COS réunit notamment le directeur de l'AIFE, les
directeurs des affaires financières de cinq ministères (Éducation
nationale, Défense, Intérieur, Équipement et Justice),
le délégué à la modernisation de la gestion
publique et des structures de l'État, ainsi que les directeurs
du budget, de la comptabilité publique, des affaires juridiques
et de la réforme budgétaire (Minéfi). Il comprend
également des représentants des services déconcentrés.
Comité stratégique (CoStrat)
Le directeur de la réforme budgétaire anime chaque semaine
le comité stratégique de la réforme budgétaire,
qui réunit autour de lui le directeur du budget et le directeur
général de la comptabilité publique. Il fait le point
sur les chantiers en cours et assure la cohérence des travaux menés
par chacune des directions.
Comptabilité analytique
Mode de traitement des données dont les objectifs essentiels sont
:
connaître les coûts des différentes fonctions
assumées par lentreprise ;
déterminer les bases dévaluation de certains
éléments du bilan ;
expliquer les résultats en calculant les coûts des
produits pour les comparer aux prix de vente correspondants ;
établir des prévisions de charges et de produits
;
en constater la réalisation et expliquer les écarts
qui en résultent.
Dune manière générale, elle doit fournir tous
les éléments de nature à éclairer les prises
de décision. Cette comptabilité ne doit pas être confondue
avec une comptabilité d'analyse du coût des actions.
Comptabilité danalyse du coût
des actions
Elle est plus spécialement destinée à compléter
linformation du Parlement sur les moyens budgétaires affectés
à la réalisation des actions prévues au sein des
programmes. Elle contribue également à la mesure de la performance
des administrations. Cette comptabilité ne doit pas être
confondue avec une comptabilité analytique.
Comptabilité budgétaire
La comptabilité budgétaire décrit la mise en place
des crédits et retrace leur utilisation. Les restitutions comprennent
deux volets :
la comptabilité des engagements qui va de la mise en place
des crédits jusquà leur engagement
la comptabilité des encaissements/décaissements visée
à larticle 28 de la loi organique du 1er août.
La consommation des crédits se fait en deux étapes :
la première enregistre l'impact des engagements juridiques
sur des crédits dengagement,
la seconde décrit la consommation des crédits de
paiement dans une logique de caisse en retraçant lexécution
des dépenses budgétaires, au moment où elles sont
payées (par exemple, émission dun virement au profit
dun fournisseur) et lexécution des recettes, au moment
où elles sont encaissées (par exemple, le traitement des
chèques remis par les contribuables) et elle dégage le solde
de l'exécution budgétaire.
Comptabilité dexercice ou de droits
constatés
Cest le système comptable fondé sur lenregistrement
et lévaluation des droits et obligations et parfois dénommé
« comptabilité en droits constatés ». Il soppose
au système de la caisse, fondé sur lenregistrement
des opérations au moment du décaissement ou de lencaissement.
Il est aujourdhui utilisé par les entreprises.
Comptabilité de caisse
Système comptable dans lequel les revenus sont enregistrés
dans les livres comptables lorsque l'argent est reçu, c'est-à-dire
encaissé (recette), et les dépenses lorsqu'elles sont payées
(déboursées) sans considérer la période à
laquelle ils s'appliquent. Cest le mode de suivi de la comptabilité
budgétaire en exécution.
Comptabilité générale
La comptabilité générale vise à donner une
image fidèle du patrimoine et de la situation financière
de lÉtat et à décrire ses recettes et ses dépenses
par nature (personnel, immobilisation). Conformément à larticle
30 de la loi organique, elle est «fondée sur les principes
de la constatation des droits et obligations». Elle est tenue dans
le cadre du système dinformation budgétaire et comptable
et respecte les règles dune comptabilité dexercice,
sauf spécificités de laction de lÉtat.
La synthèse des informations contenues dans la comptabilité
générale figure dans les états financiers.
Compte
Cest lunité retenue pour enregistrer et classer
les événements comptables.
Comptes de lÉtat
Ils seront présentés, en application de la loi organique
du 1er août 2001 :
selon les principes de la comptabilité générale
(comme les entreprises) grâce au passage à une comptabilité
dexercice
accompagnés dune évaluation des engagements
hors bilan
certifiés par la Cour des comptes
dans le cadre de la loi de règlement.
Le compte général de l'État comprend, selon l'article
54 dernier alinéa, la balance générale des comptes,
le compte de résultat, le bilan et ses annexes, et une évaluation
des engagements hors bilan de l'État. Il est accompagné
d'un rapport de présentation qui indique notamment les changements
de méthodes et de règles comptables appliqués au
cours de l'exercice.
Compte de résultat
Cest le document qui en fin dexercice récapitule
toutes les charges et tous les produits constatés au cours dudit
exercice. La différence entre le total des produits et le total
des charges est appelée « résultat comptable de lexercice
» (bénéfice ou perte).
Conseil pour la Nouvelle Constitution Financière
(CNCF)
Présidé par le ministre délégué
au budget et à la réforme budgétaire, le CNCF est
composé de 14 membres : présidents et rapporteurs des commissions
de finances des assemblées, un député, un sénateur,
trois dirigeants de grandes entreprises, cinq hauts fonctionnaires.
Il se réunit régulièrement pour :
préparer les échanges avec les chambres, notamment
à propos de lavancement de la mise en uvre de la loi
;
réfléchir au déroulement du nouveau débat
budgétaire avec lintroduction de lanalyse des rapports
annuels de performance ;
faire bénéficier ladministration de lexpérience
des chefs dentreprise (capacité à mettre les coûts
en face des objectifs et sur lappréciation des résultats).
Contrat de location-financement
Contrat de location ayant pour effet de transférer au preneur
la quasi-totalité des risques et des avantages inhérents
à la propriété dun actif. Le transfert de propriété
peut intervenir ou non, in fine (IAS 17).
Contrôle dun actif corporel
Capacité de lÉtat à maîtriser
les conditions dutilisation dun bien, cest-à-dire
le potentiel de services et/ou des avantages économiques futurs
dérivés de cette utilisation. En outre, le fait que lÉtat
supporte les risques et charges afférents à la détention
du bien constitue une présomption de lexistence du contrôle.
Contrôle dune entité
Capacité de lÉtat à maîtriser
lactivité opérationnelle et financière dune
autre entité, de manière à retirer un avantage et/ou
à assumer les risques de cette activité.
Contrôle de gestion
Le contrôle de gestion est un dispositif permettant dalimenter
et dobjectiver le dialogue de gestion entre les différents
niveaux dune administration et den assurer le pilotage, en
apportant les outils de connaissance des coûts, des activités
et des résultats permettant daméliorer le rapport
entre les moyens engagés et lactivité ou les résultats.
Contrôle interne
Le contrôle interne est un dispositif permanent :
« correspondant à un ensemble de procédures
formalisées et permanentes mises en uvre par les responsables
de tous niveaux pour maîtriser le fonctionnement de leurs activités
et pour leur donner lassurance raisonnable datteindre leurs
objectifs »,
permettant de garantir la qualité des comptes,
sappuyant sur :
un plan dorganisation structuré (définition
des tâches, des circuits et des postes de travail, contrôle
mutuel des tâches, supervision de lencadrement
),
un guide formalisé des procédures comptables interministérielles,
une déclinaison ministérielle, sagissant des procédures
comptables, élaborée conjointement avec le comptable public
et prenant en compte ses besoins.
Corps de fonctionnaires
Cette notion est celle qui domine actuellement la structure de
la fonction publique.
Les corps regroupent les fonctionnaires soumis au même statut particulier
et ayant vocation aux mêmes grades.
Exemples : corps des géomètres, corps des contrôleurs
principaux, corps des attachés de lInsee
Le grade est un droit, un titre qui confère à son titulaire
vocation à occuper un des emplois qui lui correspondent.
Exemples : grades dinspecteur, receveur percepteur.
Il y a relation entre grade et emploi mais pas de confusion. Le grade
donne la position hiérarchique mais lemploi est laissé
à lappréciation de ladministration.
Cour des comptes
La Cour des comptes a compétence pour contrôler :
obligatoirement : l'État, les établissements
publics nationaux, et les organismes de sécurité sociale,
les entreprises publiques
facultativement : certains organismes de droit privé
dont les associations.
La Cour est présidée par le Premier président nommé
par décret en Conseil des ministres. Il est inamovible.
La Cour des comptes est indépendante tant du pouvoir législatif
que du pouvoir exécutif : son statut de juridiction garantit l'inamovibilité
de ses membres et le libre établissement de son programme de contrôle.
Les rapporteurs de la Cour des comptes bénéficient d'un
droit d'investigation très étendu. Tous les organismes soumis
au contrôle obligatoire de la Cour des comptes doivent lui faire
parvenir régulièrement les documents relatifs aux comptes
et à la gestion, aucun secret ne pouvant être opposé
aux rapporteurs de la Cour des comptes.
Dans la nouvelle comptabilité de lÉtat, la Cour des
comptes est chargée de la certification des comptes de lÉtat.
Voir : Certification des comptes
Coût
Le coût (dun produit, dune prestation, dun
service) se définit comme lensemble des charges engagées
pour réaliser le produit ou la prestation ou faire fonctionner
le service, au cours dune période donnée.
Coût complet
Coût constitué par la totalité des charges
directes et indirectes qui peuvent être rapportées à
un produit, un service ou une structure.
Coûts directs
Charges qui peuvent être affectées directement à
un produit, à un service ou à une unité et ce, sans
ambiguïté, sans calcul préalable et sans contestation
possible.
Coûts d'acquisition
Prix dachat (hors frais administratifs et généraux),
augmenté des droits de douane et taxes non récupérables,
des frais de transport, de livraison, de manutention ainsi que des dépenses
pour mettre lactif en état de fonctionnement et diminué
des remises et rabais commerciaux, escomptes.
Coûts de production
Montant des dépenses pouvant être directement attribué,
ou affecté sur une base raisonnable, cohérente et permanente,
à la création, la production, la préparation de lactif
en vue de son utilisation. Exemples : salaires et autres coûts de
personnel, dépenses au titre des matériaux et services utilisés,
dépenses directement attribuables : droits denregistrement
et amortissement des matériels, des brevets et licences utilisés
pour générer lactif
Coût de remplacement courant
Coût quaurait à supporter lÉtat
pour acquérir un actif à la date de clôture.
Coût de remplacement déprécié
Coût à mettre en uvre pour remplacer le potentiel
brut de service de lactif. Ce coût est déprécié
pour refléter le degré dutilisation de lactif.
Coûts indirects
Charges qui, a contrario, nécessitent une ventilation forfaitaire
pour être répartis entre les productions ou les structures.
Crédits (autorisations d'engagement et
crédits de paiement)
Larticle 8 de la LOLF prévoit que les crédits
sont constitués dautorisations dengagement et de crédits
de paiement. La mise en place dune double autorisation à
lensemble des dépenses de lÉtat est une conséquence
logique de la fongibilité des crédits au sein des programmes.
Lautorisation parlementaire encadre les deux extrémités
de la chaîne de la dépense que sont lengagement juridique,
par lequel naît la dépense en créant une obligation
vis-à-vis dun tiers et le paiement, par lequel est dénoué
ledit engagement juridique. A la différence du régime de
lOrdonnance de 1959, les autorisations dengagement ne sont
plus valables sans limitation de durée contrairement aux autorisations
de programme et leur champ est étendu aux dépenses autres
que celles dinvestissement. Lannualité des autorisations
dengagement en fait un support de lengagement juridique par
lequel naît la dépense et non un support de programmation
comme létaient les autorisations de programme.
Les autorisations d'engagement constituent la limite supérieure
des dépenses pouvant être engagées. Pour une opération
d'investissement, l'autorisation d'engagement couvre un ensemble cohérent
et de nature à être mis en service ou exécuté
sans adjonction.
Les crédits de paiement constituent la limite supérieure
des dépenses pouvant être ordonnancées ou payées
pendant l'année pour la couverture des engagements contractés
dans le cadre des autorisations d'engagement.
Pour les dépenses de personnel, le montant des autorisations d'engagement
ouvertes est égal au montant des crédits de paiement ouverts.
Crédits (dun programme)
Ensemble des crédits alloués à un programme
par le vote du budget. Regroupe lensemble des autorisations dengagement
et les crédits de paiement affectés au programme (fonctionnement,
personnel, investissement, interventions).
Date de clôture de l'exercice
Date à laquelle prend fin lexercice comptable, le
31 décembre pour lÉtat.
Débat d’Orientation Budgétaire (DOB)
Débat organisé sur la base du rapport transmis au Parlement par
le Gouvernement sur l’évolution de l’économie nationale et sur les orientations
des finances publiques. Ce rapport doit notamment comporter une analyse
des évolutions économiques constatées depuis le Rapport économique, social
et financier joint au projet de loi de finances de l’année.
En application de la loi organique du 1er août 2001, ce rapport est présenté
au printemps. Il contient également la structure du budget en missions,
programmes et actions (MPA), l’exécution du budget en cours, plus une
présentation des prévisions des charges par grandes fonctions.
Décentralisation
C’est le fait de donner le pouvoir de décision, dans la gestion
administrative locale, à des collectivités territoriales. La décision
sort du champ de compétence de l’État.
Exemple : la construction des collèges est de la compétence
des conseils généraux.
Déclinaison (des objectifs)
La déclinaison des objectifs est le processus consistant, au sein
d’un programme, à définir pour chaque niveau subordonné ou pour chaque
opérateur relevant du programme, des objectifs opérationnels, de telle
sorte que leur réalisation permette d’atteindre les objectifs stratégiques
nationaux assignés au programme tout en mettant sous contrôle l’ensemble
des activités du programme.
Les objectifs stratégiques arrêtés par les autorités politiques sont
situés au sommet d’une pyramide d’objectifs opérationnels qui sont articulés
avec eux.
Les objectifs opérationnels peuvent être :
la déclinaison territoriale ou sectorielle d’objectifs stratégiques,
des objectifs de production, d’activité ou de moyens (objectifs
intermédiaires) qui concourent à la réalisation des objectifs stratégiques,
des objectifs complémentaires aux objectifs stratégiques, cohérents
et non contradictoires avec eux, qui concernent des activités non couvertes
par les objectifs stratégiques ou qui tiennent compte de la situation
locale des services.
La déclinaison des objectifs stratégiques en objectifs opérationnels
doit concilier deux principes :
Les objectifs opérationnels doivent être exprimés en des termes
portant sur des réalités maîtrisables par les entités auxquels ils sont
assignés
Les objectifs opérationnels doivent être exprimés en des termes
laissant l’autonomie la plus large possible aux entités quant aux dispositifs
et moyens à mettre en oeuvre, de façon à ce que les services puissent
choisir les modalités les plus appropriées et les plus économes.
La déclinaison des objectifs se fait dans le cadre d’un dialogue de gestion
organisé de façon à favoriser l’expression des acteurs les plus proches
du terrain et à promouvoir la diffusion des bonnes pratiques de gestion.
Déconcentration
C’est le fait de donner le pouvoir de décision à des agents locaux
mais soumis à la même entité administrative.
Délégation de gestion
La délégation de gestion permet à un service de l'État, « délégant
», de confier à un autre service de l'État, « délégataire », la réalisation
pour son compte :
« d'actes juridiques, de prestations ou d'activités déterminées
concourant à l'accomplissement de leurs missions » ;
ainsi que la gestion des crédits correspondants et l'exercice de
la fonction d'ordonnateur.
L'accord entre les deux parties est consigné dans un document publié.
Ce document doit fixer également les conditions dans lesquelles il est
rendu compte de l'exécution de la délégation. Il est signé des chefs de
service intéressés (et non des ministres ou des préfets). La délégation
est révocable sous réserve du respect d'un préavis de 3 mois.
La délégation de gestion permet :
de dépenser les crédits dans les programmes où ils sont votés,
au lieu de les déplacer vers le ministère gestionnaire.
de répondre aux besoins ponctuels ou permanents de mutualisation
(exemple : communication, formation, ….).
Décret n° 2004-1085 du 14 octobre 2004 relatif à la délégation de gestion
dans les services de l'État
Démarche qualité
La démarche qualité dans un service consiste à écouter l’usager
ou ses clients internes et à s’engager vis-à-vis d’eux sur des objectifs.
Pour les atteindre, le service peut être amené à revoir son organisation
et ses processus. Il doit mesurer les résultats obtenus afin de pouvoir
progresser.
Département comptable ministériel (DCM)
C’est l’un des nouveaux acteurs de la nouvelle fonction comptable
de l’État (FCE). Le DCM est dirigé par un comptable direct du Trésor et
fait donc partie intégrante du réseau du Trésor public. Le DCM dont le
périmètre est déterminé par les programmes ouverts dans la loi de finances
a pour partenaire privilégié la Direction des Affaires Financières (DAF).
Néanmoins, il travaille également avec les directions opérationnelles.
Les attributions du DCM sont au nombre de trois :
Il tient la comptabilité des opérations réalisées dans son ministère
au niveau central, à ce titre, il est comptable assignataire des dépenses
et des recettes non fiscales de l’administration centrale du ministère
et produit un compte de gestion ;
Il produit l’ensemble des informations comptables relatives aux
programmes et aux actions associées de son ministère et garantit la sincérité
des informations comptables relevant de ce dernier ;
Il agrège les opérations du ministère tenues au niveau déconcentré
par les pôles comptables des TG et produit en fin de période les états
de reporting du ministère.
Il contribue également à la production des restitutions
- obligatoires énumérées dans l’article 54-7 de la loi organique (balance
générale des comptes, compte de résultat, bilan et ses annexes, évaluations
des engagements hors bilan de l’État, rapport de présentation indiquant
notamment les changements de méthodes et des règles comptables appliquées
au cours de l’exercice) ;
- sur demande des partenaires (gestionnaires, ordonnateur, contrôleur
de gestion).
Leur implantation s'est déroulée selon le calendrier ci-dessous :
| 2003 |
ministère de l’Intérieur, de la Sécurité Intérieure
et des Libertés Locales |
| janvier 2004 |
ministère de la Défense
ministère des Affaires Étrangères |
| mars 2004 |
ministère de l’Équipement
ministère de la Jeunesse, de l’Éducation nationale et de la Recherche
ministère de la Justice
ministère de l’Agriculture
services généraux du Premier Ministre
ministère de l’Outre-Mer
|
| avril 2004 |
ministère des Affaires Sociales, du Travail et de la
Solidarité
ministère de la Culture
ministère de l’Écologie
ministère de la Santé, de la Famille et des Personnes Handicapées
ministère des Sports et du Tourisme |
| décembre 2004 |
ministère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie |
Dépenses de fonctionnement
Voir : titre
Dépenses d’intervention
Voir : titre
Dépenses dinvestissement
Voir : titre
Dépenses dopérations financières
Voir aussi : titre
Dépenses de personnel
Voir aussi : titre
Dépréciation
Perte dans les bénéfices économiques futurs ou le potentiel de service
d’un actif au-delà de la constatation de son amortissement normal.
La dépréciation d’un actif est la constatation que sa valeur actuelle
(ou sa valeur recouvrable) est inférieure à sa valeur nette comptable.
Dette
Passif certain dont l’échéance et le montant sont fixés de façon
précise (PCG, art.212-2).
Dette de fonctionnement
Contrepartie des charges de fonctionnement.
Dette financière
Dettes résultant d’une décision de financement de l’État. Elles
sont soit la contrepartie de fonds destinés à assurer le financement de
l’État, remboursables à terme et donnant lieu à rémunération, soit la
contrepartie d’un actif qu’elles ont pour objet de financer.
Dialogue de gestion
Le dialogue de gestion est le processus d’échanges existant entre
un niveau administratif et les niveaux qui lui sont subordonnés, relatifs
aux volumes de moyens mis à la disposition des entités subordonnées et
aux objectifs qui leur sont assignés.
Ce dialogue a lieu, par exemple, entre les responsables de programmes
et les responsables de budgets opérationnels, entre ces derniers et l’ensemble
des services placés sous leur responsabilité.
Le dialogue de gestion se nourrit des éléments que lui apporte le contrôle
de gestion.
Il doit favoriser l’expression des acteurs les plus proches du terrain
et la diffusion des bonnes pratiques de gestion.
Direction de la réforme budgétaire
(DRB)
Nouvelle direction du Minéfi, installée en mars 2003,
elle est la structure unique de pilotage de la nouvelle
constitution financière.
Arrêté du 11 février 2005 modifiant l'arrêté
du 10 mars 2003 portant organisation de la direction de la réforme
budgétaire
Disponibilités
Toutes valeurs qui, en raison de leur nature, sont immédiatement
convertibles en espèces pour leur montant
nominal.
Document dAnalyse des Programmes (DAP)
Il sagit dun document mis au point par le CIAP et remis
aux ministères en janvier 2003.
Voir : CIAP
Document de politique transversale (DPT)
Document de politique transversale (DPT) Un document de politique
transversale est un document annexé au projet de loi de finances. Il présente,
pour une politique interministérielle concernant plusieurs programmes,
les objectifs de ces différents programmes concourant à la finalité de
la politique transversale.
Par exemple, en matière de sécurité routière :
un objectif de la police nationale pourrait porter sur l’efficacité
des contrôles relatifs à la circulation effectués sur ses zones de compétence,
un objectif identique pourrait être assigné à la gendarmerie nationale
sur ses propres zones de compétence,
un objectif du programme « route» pourrait porter sur la diminution
des points noirs du réseau routier.
Le programme chef de file pourrait comporter également des objectifs
plus globaux traduisant l’incidence globale des différents objectifs poursuivis
par les programmes contributeurs. Ainsi, en matière de sécurité routière,
la diminution du nombre de morts ou d’accidentés pourrait être un objectif
global.
Dotation
Action d'imputer une somme à un exercice en la portant respectivement
dans un compte de charges et dans un compte de provision.
Droits
Ils correspondent à la totalité des biens et créances accumulés
par un agent économique.
École de la LOLF
Lors du forum des responsables de programme le 14 avril 2005, Jean-François
Copé a annoncé, à la rentrée 2005, l'ouverture d'une « École de la LOLF
» au sein de l'IGPDE (Institut de la Gestion Publique et du Développement
Économique).
Conçue et gérée en étroite liaison avec la direction de la réforme budgétaire,
elle sera ouverte à tous les ministères, et proposera un ensemble de formations
liées à la mise en œuvre de la LOLF.
Pour en savoir plus, consulter la page École
de la LOLF sous la rubrique Formation d’Extr@lolf.
Efficacité
Voir : Objectif
Efficience
Voir aussi : Objectif
Éléments d'actif composant la trésorerie
de l'État
Ces éléments recouvrent les disponibilités, les autres composantes
de la trésorerie (prise en pension de titres d’État et placements
de liquidités) et les équivalents de trésorerie (placements à court terme,
très liquides, facilement convertibles en un montant connu de trésorerie
et soumis à un risque négligeable de changement de valeur).
Éléments de passif composant la trésorerie
de l'État
Contrepartie de fonds reçus remboursables à vue ou à très court
terme et pouvant donner lieu à rémunération. Ils comprennent les dépôts
des correspondants du Trésor et des autres personnes habilitées ainsi
que les dettes résultant des mises en pension de titres d’État, des emprunts
sur le marché interbancaire ou auprès des États de la zone Euro et des
tirages sur lignes de crédit.
Engagements
Droits et obligations dont les effets sur le montant ou la composition
du patrimoine sont subordonnés à la réalisation de conditions (Exemples
: cautions) ou d'opérations ultérieures (Exemples : commandes).
Entités composant l'État
Les entités composant le périmètre de l’État, personne morale,
correspondent aux services, établissements ou institutions d’État,
non dotés de la personnalité juridique, dont les moyens de fonctionnement
sont autorisés et décrits par la loi de finances (y compris comptes spéciaux
et budgets annexes).
Voir : Périmètre des états financiers
État financier
Document de synthèse comptable communiqué aux actionnaires d'une
société ou mis à la disposition du public, en principe chaque année, et
qui fait habituellement l'objet d'une vérification, c'est-à-dire d'un
audit ou d'une révision.
États de synthèse
États périodiques présentant la situation et les résultats
de l’entité économique considérée. Ils comprennent au moins le bilan,
le compte de résultat et l'annexe. Ils peuvent être complétés notamment
par un tableau de financement de l'exercice.
Exercice comptable
Période déterminée au terme de laquelle l'entité procède à la clôture
de ses comptes et à l'établissement de ses états financiers ou de ses
comptes annuels.
Dans la loi organique, l'exercice comptable est d'un an.
Exercice de rattachement des charges et des produits
Rattachement des charges et des produits à l’exercice au cours
duquel les charges sont nées et les produits acquis à l’État, sous réserve
qu’ils puissent être mesurés de manière fiable.
Expérimentation
Test partiel, tant du point de vue du contenu que de celui de l’aire
géographique retenue, d’une des dispositions de la loi organique du 1er
août 2001.
Fait générateur de l'obligation
Événement qui crée une obligation juridique (légale, réglementaire
ou contractuelle) ou reconnue par l’État et qui ne lui laisse pas d’autres
solutions que de régler cette obligation.
Finalité d’intérêt général
Les finalités d’intérêt général d’un programme caractérisent l’intérêt
des prestations de service pour les usagers ou les buts sociaux, économiques,
éducatifs, culturels, etc., des politiques d’intervention de l’État. Ce
niveau de description, relativement stable dans le temps, permet de dessiner
les grands contours de l’action publique. Les objectifs stratégiques présentés
dans les projets annuels de performance expriment les priorités les mieux
à même de permettre d’accomplir les finalités du programme.
Finances Publiques
Les finances publiques recouvrent l’ensemble des recettes et des
dépenses de l’État, des collectivités locales, des administrations sociales,
du régime de sécurité sociale et de celui de l’assurance chômage, ainsi
que les dotations à l’Union européenne.
Fonction de soutien
Fonction ne participant pas à la mise en œuvre opérationnelle des
actions, mais indispensable à l’efficacité d’ensemble. Les fonctions de
soutien correspondent aux fonctions dites d’état major (direction générale,
études, recherches, et certaines formes de contrôle) et aux fonctions
de gestion des moyens (personnel, budget-finances, communication, informatique
transverse, etc.).
Les fonctions de soutien qui ne peuvent être réparties a priori entre
les programmes ou les actions opérationnelles sont isolées dans une action
ou un programme fonction de soutien.
Les actions de soutien ne sont généralement pas assorties d’objectifs
stratégiques en dehors d’objectifs d’efficience de la gestion. Les programmes
de fonctions de soutien peuvent en outre se voir fixer des objectifs de
qualité de service interne.
Fonds de concours
Fonds versés par des personnes morales ou physiques pour concourir
avec ceux de l’État à des dépenses d’intérêt public.
Fongibilité, fongibilité asymétrique
Caractéristique de crédits dont la destination (action) ou la nature
(titre) ne sont mentionnés qu'à titre indicatif lors de la présentation
d'un programme. La fongibilité laisse donc la faculté de définir (sous
la limite de l’asymétrie) l’objet et la nature des dépenses lors de l'exécution
du programme pour en optimiser la mise en œuvre.
La fongibilité est dite asymétrique car si les crédits de personnel peuvent
être utilisés pour d'autres natures de dépenses (fonctionnement, intervention,
investissement), l'inverse est interdit. De ce fait, le montant des crédits
de personnel voté pour chaque programme est limitatif.
Forum des responsables de programme
Le forum des responsables de programme, organisé par la direction
de la réforme budgétaire, avec l'appui de l'IGPDE (Institut de la Gestion
Publique et du Développement Économique), est conçu pour accompagner ces
acteurs clés de la réforme en leur proposant un lieu d'échange d'expériences
et d'information. Il vise aussi à créer un réseau de responsables partageant
une identité et une vision commune de leur mission.
Pour en savoir plus, consulter la rubrique Acteurs
et pilotage.
Globalisation
Autre terme pour indiquer que les crédits étant fongibles,
le gestionnaire dispose dune enveloppe globale.
Voir : Fongibilité
Image fidèle
Afin de présenter des états reflétant une image fidèle de la situation
et des opérations de l'entreprise, la comptabilité doit satisfaire, dans
le respect de la règle de prudence, aux obligations de régularité et de
sincérité. La finalité est donc la présentation de documents de synthèse
(bilan, compte de résultat et annexe) donnant une image fidèle du patrimoine,
de la situation financière et des résultats de l'entreprise.
L'image fidèle n'est pas un principe comptable supplémentaire mais la
convergence de la prudence, de la régularité et de la sincérité. Il s'agit
de la transposition en langue française du concept anglo-saxon de "true
and fair view". L'obligation de parvenir à cette image fidèle peut conduire
à fournir des informations complémentaires et, dans des cas exceptionnels,
à déroger aux règles comptables. Ces dérogations doivent être mentionnées
dans l'Annexe et faire l’objet d’explications détaillées.
Immobilisation
Éléments corporels et incorporels destinés à servir de façon durable
à l'activité de l'entreprise. Ils ne se consomment pas par le premier
usage.
Certains biens de peu de valeur ou dont la consommation est très rapide
peuvent être considérés comme entièrement consommés dans l'exercice de
leur mise en service et, par conséquent, ne pas être classés dans les
immobilisations.
Immobilisation corporelle
Actif physique identifiable et normalement identifié dans un inventaire
physique dont l’utilisation s’étend sur plus d’un exercice et ayant une
valeur économique positive pour l’entité qui l’utilise ; cette dernière
étant représentée pour l’État par des avantages économiques futurs ou
par le potentiel de services attendus de l’utilisation du bien.
Immobilisations financières de l’État
Groupe d’éléments d’actifs immobilisés, comprenant les participations
et les créances rattachées, ainsi que les prêts et avances.
Immobilisation incorporelle
Actif non monétaire, sans substance physique, détenu soit pour
produire ou fournir des biens ou des services, soit pour être loué à des
tiers, soit à des fins administratives et dont on s’attend à ce qu’il
soit utilisé sur plus d’un exercice.
Indicateur
Représentation chiffrée, l’indicateur mesure la réalisation de
l’objectif précédemment défini et permet d’apprécier l’atteinte d’une
performance le plus objectivement possible.
Infocentre National sur la Dépense et les Informations
Associées (INDIA)
L'infocentre INDIA stocke sur un serveur national, situé à Clermont-Ferrand,
les données comptables extraites des bases de données régionales NDL mais
aussi en provenance d'autres applications telles que ACCORD, PRESAGE,
EMPLOI ou encore REP.
Les outils d'interrogation Business Objects ou Webintelligence pointent
sur ces données et permettent ensuite aux utilisateurs qui y sont raccordés,
de construire les tableaux ou états de synthèse dont ils peuvent avoir
besoin pour satisfaire leur besoin de contrôle et de gestion.
Inventaire intermittent
Mode d’enregistrement comptable des stocks selon lequel les biens
stockés sont comptabilisés à la clôture de l’exercice, sur la base des
éléments physiques existants. En fin d’exercice, le stock initial est
alors annulé et la valeur du stock final est constatée.
Inventaire permanent
Mode de suivi comptable des stocks selon lequel les comptes relatifs
aux stocks sont mouvementés lors de chaque flux : en débit pour les entrées
et en crédit pour les sorties.
Inventaire physique
Contrôle de l’existence et de la valeur des éléments d’actifs figurant
au bilan de l’État.
Juste valeur
Montant pour lequel un actif pourrait être échangé ou un passif
éteint, entre parties bien informées, consentantes et agissant dans des
conditions de concurrence normale.
Justification des dépenses au premier euro
Les crédits soumis au vote du Parlement ne sont plus justifiés
en deux compartiments, d’une part les services votés (dépenses reconduites
pour assurer la continuité des services publics), d’autre part les mesures
nouvelles, mais au premier euro. Cette approche se distingue de la méthode
différentielle d’analyse des mesures nouvelles en ce qu’elle conduit à
analyser de manière approfondie le stock des dépenses. Ainsi, par exemple,
l’ensemble des crédits d’une activité peut être justifié par la multiplication
du volume des produits (biens ou services rendus) et de leur coût moyen
unitaire.
La ligne directe de la réforme budgétaire
La ligne directe de la réforme budgétaire est au service des chefs
de projet, gestionnaires, expérimentateurs, correspondants communication
et formation de tous les ministères. Elle a pour mission de leur fournir
les outils nécessaires à l’information et la communication sur la réforme
budgétaire, au fur et à mesure de leur disponibilité.
Modalités d’accès :
messagerie électronique : lolf@drb.finances.gouv.fr
sur ce site rubrique Contact
Limitativité
Principe selon lequel le montant des crédits ouverts par la loi
de finances ne peut être dépassé. Alors qu’aujourd’hui, le chapitre budgétaire
constitue le périmètre de limitativité, la loi organique du 1er août 2001
élargit celui-ci au programme, à l'intérieur duquel les crédits de personnel
sont également limitatifs.
Loi de financement de la sécurité sociale (LFSS)
Instituée en 1996, cette nouvelle catégorie de loi vise à déterminer
les conditions générales de l’équilibre financier de la sécurité sociale
et à fixer ses objectifs de dépenses compte tenu de ses prévisions de
recettes (article 34 de la Constitution).
Loi organique
La loi organique est une loi qui précise les conditions d’application
de la Constitution. Elle a une autorité supérieure aux lois ordinaires,
ce qui signifie que le législateur, lorsqu’il vote une loi ordinaire,
doit respecter aussi bien les prescriptions de la Constitution que celles
des lois organiques. Du fait de sa portée, elle ne peut être adoptée qu’à
la majorité absolue de l’Assemblée nationale.
Les lois organiques relatives au Sénat doivent être votées dans les mêmes
termes par les deux assemblées.
Les lois organiques ne peuvent être promulguées qu’après déclaration par
le conseil constitutionnel de leur conformité à la constitution.
Dans son avis du 21 décembre 2000, le Conseil d’État a estimé que la loi
organique relative aux lois de finances devait être regardée comme « relative
au Sénat ».
Loi organique relative aux lois de finances (LOLF)
Promulguée le 1er août 2001, la loi organique relative aux
lois de finances fixe le cadre de la nouvelle constitution financière
de lÉtat.
Loi organique n° 2001-692 du 1er août 2001 relative aux lois
de finances
Loi de Règlement
La loi de règlement est la loi constatant les résultats financiers
de chaque année civile et approuvant les différences entre les résultats
et les prévisions de la loi de finances de l’année, éventuellement modifiée
par une ou plusieurs lois de finances rectificatives.
Lois de finances
« Les lois de finances déterminent la nature, le montant et
l'affectation des ressources et des charges de l'État, compte tenu d'un
équilibre économique et financier qu'elles définissent » définition
de l’ordonnance organique de 1959 reprise par la loi organique relative
aux lois de finances du 1er août 2001.
Le projet de loi de finances (PLF) est le texte déposé par le gouvernement
devant le Parlement.
La loi de finances initiale (LFI) est le texte adopté par le Parlement
et promulgué.
La loi de finances rectificative (LFR) ou collectif budgétaire, est une
loi modifiant, en cours d’année, les dispositions de la LFI.
Marché actif
Marché sur lequel les éléments négociés
sont homogènes et où on peut normalement trouver à tout
moment des acheteurs et des vendeurs consentants, à des prix mis à
la disposition du public.
Mesure nouvelle
Avant la loi organique du 1er août 2001 : modification proposée
dans le projet de budget par rapport au montant des services votés.
Ce concept disparaît avec la loi organique.
Mission (au sens de la loi organique du 1er août
2001)
Selon l’article 7 (I) de la LOLF, les crédits ouverts par les
lois de finances pour couvrir chacune des charges budgétaires de l'État
sont regroupés par mission relevant d'un ou plusieurs services d'un ou
plusieurs ministères.
Une mission comprend un ensemble de programmes concourant à une politique
publique définie. Seule une disposition de loi de finances d'initiative
gouvernementale peut créer une mission.
Les projets de lois de finances présentent les crédits en missions, détaillés
en programmes, eux-mêmes composés d’actions. Une mission regroupe donc
un ensemble de programmes concourant à une politique publique définie.
Elle peut être interministérielle.
Elle constitue l’unité de vote des crédits. Les parlementaires peuvent
notamment modifier la répartition des moyens entre programmes d’une même
mission. Le montant global des crédits de la mission ne peut, en revanche,
être accru par le Parlement.
Mission communication et formation
Mission de la direction de la réforme budgétaire, la mission de
la communication et de la formation définit, en liaison avec les administrations
concernées, la communication interministérielle relative à la réforme
budgétaire et comptable et la politique de formation en la matière et
veille à leur mise en œuvre.
Mission modernisation budgétaire
Mission de la direction de la réforme budgétaire, la mission de
la modernisation budgétaire met en place les nouveaux modes de budgétisation
et conçoit les méthodes permettant l'élaboration des programmes et des
indicateurs.
Mission comptable
Mission de la direction de la réforme budgétaire, la mission comptable
assure le suivi des normes comptables de l'État. Elle assure également
le secrétariat du comité prévu à l'article 136 de la loi n° 2001-1275
du 28 décembre 2001 portant loi de finances pour 2002 et du comité d'interprétation
des normes de comptabilité publique créé par arrêté du 21 mai 2004 ; elle
prépare et suit les travaux et avis de ces comités. Elle contribue, en
liaison avec la direction générale de la comptabilité publique, à la mise
en oeuvre de la nouvelle comptabilité de l'État prévue aux articles 27
et 31 de la loi organique n° 2001-692 du 1er août 2001 relative aux lois
de finances.
Montant amortissable
Valeur brute d’un actif sous déduction de sa valeur résiduelle.
Moyens (d'un programme)
Terme général désignant l’ensemble des ressources mobilisées pour la
mise en œuvre d’un programme : crédits budgétaires, cofinancements des
partenaires de l’État, personnels, locaux, équipements etc.
Nomenclature budgétaire
Classement des dépenses par destination (programme, action, sous-action)
et par nature de dépenses (titres, catégories) rejoignant la nomenclature
comptable.
Nomenclature budgétaro-comptable
Diverses dispositions de la loi organique, notamment, celles des articles
7 (notion de programmes et de missions) 27 (l’État tient une comptabilité
générale) et 30 (une comptabilité fondée sur le principe de la constatation
des droits et obligation et l’application pour la comptabilité générale
de l’État, sauf pour les spécificités de son action, des règles applicables
aux entreprises) impliquent une refonte complète de la nomenclature budgétaire
et comptable actuellement utilisée. Les dispositions rappelées ci-dessus
induisent un suivi des opérations par destination (mission – programme
– action) et par nature (compte comptable).
Il s’est donc agi de redéfinir tous les comptes que l’État doit utiliser
pour :
d’une part, décrire et retracer en écriture l’ensemble des opérations
de recettes et de dépenses liées à l’exécution des lois de finances et
l’ensemble des opérations de fin d’exercice afin de présenter une comptabilité
sincère et exhaustive (amortissements, provisions, rattachement à l’exercice
des charges et des produits, etc.).
d’autre part, suivre toutes ces opérations et d’en rendre compte,
notamment dans le cadre de la loi de règlement et des rapports annuels
d’activité.
Cette nomenclature annotée notamment d’une description sommaire du contenu
de chaque compte et de son mode de fonctionnement constitue le plan de
compte, encore appelé « mémento budgétaro-comptable ». La nomenclature
est élaborée en concertation avec l’ensemble des ministères.
Nomenclature comptable
Classification méthodique des données figurant dans le champ de la comptabilité.
Normes comptables de l’État
La loi organique dispose que les règles comptables de l’État ne se distinguent
de celles applicables aux entreprises qu’en raison des spécificités de
son action. Un nouveau corpus de normes comptable que l’État devra mettre
en œuvre a ainsi été défini.
Le recueil des normes se compose de trois parties :
le cadre conceptuel qui, notamment, présente les hypothèses sous-jacentes
aux normes comptables et définit les principaux concepts qui découlent
des hypothèses retenues ;
les normes comptables comportant l’exposé des motifs, les dispositions
normatives et des exemples illustrant l’inscription des normes dans le
contexte juridique et financier ;
un glossaire.
Le recueil comporte ainsi 13 normes concernant : les états financiers,
les charges, les produits régaliens, les produits de fonctionnement, d’intervention
et financiers, les immobilisations incorporelles, les immobilisations
corporelles, les immobilisations financières, les stocks,les créances
de l’actif circulant, les opérations de trésorerie, la dette financière,
les provisions pour risques et charges, les dettes non financières et
les autres passifs, les engagements à mentionner dans l’annexe.
Recueil approuvé par arrêté du 21 mai 2004 et publié au JO du 6 juillet
2004.
Nouvelle dépense locale (NDL)
Application qui gère les dépenses déconcentrées de l'État, prise en charge
par la direction générale de la comptabilité publique du Minéfi.
Objectif
Un objectif est le but déterminé dune action, lexpression
de ce que lon veut faire.
Objectifs stratégiques et opérationnels
Selon la place quoccupent les objectifs dans le dispositif de pilotage
par les performances, ils sont soit stratégiques
soit opérationnels. Les objectifs stratégiques sont situés
au sommet dune pyramide dobjectifs opérationnels qui
sont articulés avec eux.
Objectifs stratégiques
Les objectifs stratégiques expriment de manière concrète et mesurable
les priorités stratégiques des programmes. Ils sont retranscrits dans
les projets annuels de performances et sont définis, pour chaque programme,
par les autorités politiques, Gouvernement et Parlement. Ils sont plus
spécifiques que les finalités d’intérêt général qui caractérisent le programme
et plus évolutifs au cours du temps.
Objectifs opérationnels
Les objectifs opérationnels sont la traduction, pour chaque service,
des objectifs stratégiques du programme.
Les objectifs opérationnels peuvent ainsi être :
la déclinaison territoriale ou sectorielle d’objectifs stratégiques,
des objectifs de production, d’activité ou de moyens (objectifs
intermédiaires) qui concourent à la réalisation des objectifs stratégiques,
des objectifs locaux cohérents et non contradictoires avec les
objectifs stratégiques mais tenant compte de la situation particulière
du service.
Objectifs socio-économiques, de qualité de service, d’efficience
Les objectifs stratégiques arrêtés par les autorités politiques et
présentés dans les projets annuels de performances portent non sur ce
que fait l’administration (c’est-à-dire son activité ou sa production
de biens et services), mais :
sur les effets attendus des politiques publiques (efficacité socio-économique
intéressant le citoyen/la collectivité),
sur l’amélioration recherchée de la qualité des services publics
(qualité de service intéressant l’usager)
et sur l’économie de moyens mise en œuvre dans la réalisation des
activités administratives (efficience de la gestion intéressant le contribuable).
Ces trois catégories d’objectifs peuvent être appelées :
Objectifs d’efficacité socio-économique
:
Ils énoncent le bénéfice attendu de l'action de l'État pour le citoyen
(la collectivité) en termes de modification de la réalité économique,
sociale environnementale, culturelle, sanitaire... dans laquelle il vit,
résultant principalement de cette action. Par exemple, un objectif d’efficacité
socio-économique associé à un éventuel programme « santé publique » serait
: « réduire la pratique du tabagisme ».
Objectifs de qualité de service :
Objectifs ayant pour but d’améliorer la qualité du service rendu : ils
énoncent la qualité attendue du service rendu à l'usager, c'est-à-dire
l'aptitude du service à satisfaire son bénéficiaire, qu'il soit usager
au sens strict ou assujetti. Ainsi, un objectif de qualité de service
associé à un éventuel programme « justice judiciaire » serait : « réduire
le délai de réponse judiciaire ».
Objectifs d’efficience de la
gestion :
Ils expriment l'optimisation attendue dans l'utilisation des moyens employés
en rapportant les produits obtenus (ou l'activité) aux ressources consommées.
L'objectif permet de montrer que, pour un niveau donné de ressources,
la production de l'administration peut être améliorée ou que, pour un
niveau donné de production, les moyens employés peuvent être réduits.
Objectifs intermédiaires
Les objectifs dits intermédiaires sont des objectifs qui se situent
en amont dans la chaîne de production des administrations (voir ce terme),
par rapports aux résultats socio-économiques, à la qualité de service
ou à l’efficience.
Les objectifs intermédiaires sont relatifs aux leviers d’action mis en
œuvre, moyens, activités, produits :
Objectifs relatifs aux moyens : ils peuvent porter sur
un volume ou un taux de consommation ou sur la répartition de certains
moyens.
Objectifs relatifs aux activités : ils peuvent porter sur
le volume, la répartition ou la mise en œuvre de certaines actions ou
de certains processus.
Objectifs relatifs aux produits : ils peuvent porter sur
le volume ou la répartition de certains produits.
Obligations
C’est l’ensemble de ce qu’un agent économique doit.
Opérateurs des politiques de l’État
Entité externe aux services de l’État, de statut juridique public
ou privé, à laquelle est confiée la mission d’exécuter en totalité ou
pour une part significative la politique traduite budgétairement dans
un programme ou une action de programme. A ce titre, l’opérateur participe
à la réalisation des objectifs du programme.
Le périmètre des opérateurs de l’État recouvre donc les organismes, qui,
indépendamment de leurs statuts, remplissent de façon cumulative les 4
critères suivants :
être doté de la personnalité morale,
être placé sous le contrôle direct de l’État, l’existence d’un
contrôle direct de l’État suppose un lien de filiation entre l’État et
l’organisme, qui doit parfois s’apprécier à l’aune d’un faisceau de critères
(modalités de désignation des organes dirigeants, règles d’approbation
et de rejet des budgets, exercice de prérogatives de tutelle, régime des
contrôles sur les actes de gestion, origine des ressources, régime des
biens exploités par l’organisme, prépondérance de la sphère non marchande
dans le portefeuille d’activités …),
exercer une activité majoritairement non marchande,
contribuer à la mise en œuvre d’une politique définie par l'État
et trouvant sa traduction dans les lois de finances.
Un opérateur peut recevoir des subventions pour charge de service public
ou des crédits de transferts en provenance du programme qu’il est chargé
de redistribuer. Il peut également être financé par des ressources fiscales
qui lui sont affectées.
Au 8 février 2005, près de 770 opérateurs ont été recensés dans 75 programmes.
Opérations d’inventaire
Les opérations d'inventaire consistent à dénombrer et à évaluer
tous les éléments constituant le patrimoine, tant les biens et créances
que les dettes. L'inventaire n'est donc pas limité aux marchandises et
produits destinés à la vente ou en cours de fabrication, qui représentent
certes la partie la plus importante du travail, mais non la seule.
Il porte aussi :
sur les immobilisations, grâce notamment aux tableaux d'amortissement.
L'inventaire ne consiste pas seulement à dénombrer mais à évaluer. C'est
à cette occasion que pourront être détectées les pertes de valeur de certains
biens ou créances et être décidée la constitution de provisions pour dépréciation
;
sur les stocks qui sont évalués au coût d'acquisition (marchandises,
matières premières), ou de production (produits finis), avec éventuellement
provision si la valeur actuelle est inférieure à ce coût.
Il est rappelé que l'inventaire de fin d'exercice doit être effectué,
quel que soit le système comptable adopté (inventaire intermittent ou
permanent) :
sur les créances, ce qui peut se traduire par le classement en
créances douteuses provisionnées ;
sur les dettes : ajustements, éventuellement actualisation ;
sur la situation hors bilan des engagements reçus ou donnés (informations
reprises dans l'annexe).
Palier 2006
Le Palier 2006 consiste en une adaptation pragmatique des systèmes
d'information existants, avec pour objectif de garantir, pour l'ensemble
des acteurs de la dépense et de la comptabilité publique de l'État, la
mise en œuvre de l'essentiel de la LOLF au 1er janvier 2006.
Participations de l’État
Droits détenus par l’État sur d’autres entités, matérialisés ou
non par des titres, qui créent un lien durable avec celles-ci. Ces droits
peuvent découler :
soit de la détention de parts de capital dans les entités concernées,
soit du statut juridique des entités concernées,
soit de l’existence d’un contrôle (au sens défini dans la norme)
de ces entités par l’État.
Passif
Obligation à l’égard d’un tiers, existante à la date de clôture
des comptes, dont il est probable ou certain, à la date d’arrêté des comptes,
qu’elle entraînera une sortie de ressources au bénéfice de ce tiers sans
contrepartie attendue de celui-ci après la date de clôture des comptes.
Passif éventuel
Obligation potentielle de l’État à l’égard d’un tiers résultant
d’événements dont l’existence ne sera confirmée que par la survenance
ou non, d’un ou plusieurs événements futurs incertains qui ne sont pas
totalement sous le contrôle de l’État ; ou obligation de l’État à l’égard
d’un tiers dont il n’est pas probable ou certain qu’elle provoquera une
sortie de ressources sans contrepartie au moins équivalente attendue de
celui-ci.
Patrimoine
Le patrimoine est un attribut de la personne, qu’elle soit physique
(un individu) ou morale (l’État, une commune, une société, une association
…).
Il comprend à la fois :
les droits : la totalité des biens, droits et créances accumulés
par un agent économique
les obligations : l’ensemble de ce que cet agent doit.
Performance (d’un programme)
Capacité à atteindre des objectifs préalablement fixés, exprimés
en termes d’efficacité socio-économiques, de qualité de service ou d’efficience
de la gestion.
Performance (Démarche de, pilotage par la)
La démarche de performance ou démarche de pilotage par les performances
est un dispositif de pilotage des administrations ayant pour objectif
d’améliorer l’efficacité de la dépense publique en orientant la gestion
vers l’atteinte de résultats (ou performances) prédéfinis, en matière
d’efficacité socio-économique, de qualité de service ou d’efficience,
dans le cadre de moyens prédéterminés. Les objectifs à atteindre définis
au niveau stratégique sont déclinés pour chaque échelon opérationnel.
Ces objectifs laissent chaque échelon libre du choix des moyens à employer
pour les réaliser, afin de lui permettre d’allouer au mieux les moyens
disponibles et de choisir les modalités d’action les plus appropriées.
Périmètre des états financiers
Les trois périmètres des états financiers sont :
l’État personne morale, c’est-à-dire l’ensemble des entités qui
relèvent de la loi de finances et qui ne sont pas dotées d’une personnalité
juridique distincte ; les états financiers de l’État constituent le «
cœur » du système ;
le deuxième périmètre sera constitué de la personne morale État
et des opérateurs des politiques de l’État ; les comptes de ces entités
seront consolidés par intégration globale avec ceux de l’État ;
le troisième périmètre élargira le champ de la consolidation en
appliquant le critère du contrôle ; ainsi, font partie du périmètre de
contrôle des entités qui ne sont pas forcément prises en compte dans le
deuxième périmètre (entreprises publiques par exemple).
Pilotage
Système de direction d’un programme ou d'un budget opérationnel
de programme (BOP), et de management des équipes chargées de sa réalisation,
permettant au responsable (du programme ou de BOP) d’assurer une maîtrise
effective de sa réalisation. Le dispositif de pilotage peut faire appel
simultanément à plusieurs modes de relations : hiérarchique, contractuel,
dialogue « objectifs - moyens », etc. Il concerne les services et (directement
ou indirectement) les personnes ayant un rôle à jouer dans la conception
et/ou la réalisation du programme, indépendamment de leur appartenance
hiérarchique.
Plan d’amortissement
Traduction de la répartition du montant amortissable d’un actif
selon le rythme de consommation des avantages économiques ou du potentiel
de services attendus en fonction de son utilisation probable.
Prélèvements Obligatoires (PO)
Addition de l’ensemble des impôts (perçus au profit de l’État,
des collectivités locales, des organismes de sécurité sociale ou de tout
organisme investi d’une mission de service public) et des cotisations
sociales effectives versées par les assurés ou leurs employeurs afin d’acquérir
ou de maintenir des droits et prestations.
Dans le cadre de la loi organique du 1er août 2001, le gouvernement a
obligation de présenter un rapport retraçant l’ensemble des prélèvements
obligatoires ainsi que leur évolution.
Prêts et avances accordés par l’État
Fonds versés à des tiers en vertu de dispositions contractuelles
par lesquelles l’État s’engage à transmettre à des personnes physiques
ou morales, l’usage de moyens de paiement pendant un certain temps.
Les prêts sont accordés pour une durée supérieure à 4 ans, alors que les
avances sont octroyées par l’État pour une durée de 2 ans, renouvelable
une fois sur autorisation expresse.
Principes budgétaires
Les quatre grands principes budgétaires « classiques » sont :
universalité : principe selon lequel le budget doit rassembler
en une seule masse l’ensemble des recettes de l’État et imputer sur cette
masse l’ensemble des dépenses de l’État. Ce principe interdit toute contraction
entre une dépense et une recette et toute affectation d’une recette à
une dépense.
unité : principe selon lequel le budget rassemble, dans un document
unique, l’ensemble des recettes et des dépenses de l’État.
annualité : principe selon lequel le budget est voté pour un an
(année civile).
spécialité : principe selon lequel les crédits ouverts en lois
de finances le sont pour un objet déterminé. Dans le cadre de la loi organique
du 1er août 2001, l’unité de spécialité est le programme.
Principe de la constatation des droits et obligations
La comptabilité générale de l'État est fondée sur le principe de
la constatation des droits et obligations (article 30 de la LOLF). Il
s’agit de constater les obligations ou les droits de l'État dans la comptabilité
générale :
dès leur naissance (fait générateur),
dès lors qu’ils peuvent être évalués de manière fiable, au titre
de l’exercice auquel ils se rattachent,
sans attendre leur encaissement ou leur décaissement.
Processus
Enchaînement d’actions dans le temps, conjonction d’activités réalisées
avec des moyens et selon des règles en vue d’un résultat. Un processus
se définit par sa finalité, dans son environnement. Un processus n’est
pas une procédure. Les procédures sont des descriptions de tâches concourant
au bon fonctionnement d’un processus.
Processus de production des services publics
Le processus de production d’une administration est l’enchaînement
logique qui décrit la manière dont l’administration transforme des ressources
ou moyens, par le biais des activités, en produits ou biens et services
rendus. Ces produits induisent des résultats socio-économiques, c’est-à-dire
une transformation de l’environnement économique et social.
Des objectifs et des indicateurs qui mesurent leur réalisation peuvent
être associés à tous les échelons de ce processus de production.
Produit
Augmentation d’actif ou une diminution de passif non compensée
dans une relation de cause à effet par la sortie d’une valeur à l’actif
ou une augmentation du passif. Pour l’État, il est fait une distinction
entre les produits régaliens, qui constituent la principale ressource
et les produits qui sont la contrepartie directe de vente de biens, de
prestation de services ou de l’utilisation par des tiers d’actifs productifs
de redevances, d’intérêts ou de dividendes. Seule la seconde catégorie
de produits peut être rattachée aux charges.
Produits à recevoir
Produits de l’État nés dans l’exercice mais qui n’ont pas été comptabilisés
au cours de cet exercice. Ils sont comptabilisés à l’inventaire (opérations
de rattachement à l’exercice).
Produits de fonctionnement
Produits issus de l’activité ordinaire de l’État.
Produits d’intervention
Versements reçus de tiers sans contrepartie équivalente pour le
tiers.
Produits financiers de l’État
Produits résultant des immobilisations financières, de la trésorerie,
des dettes financières et des instruments financiers à terme. Sont exclus
les gains de change concernant les opérations autres que celles liées
au financement et à la trésorerie de l’État.
Produits régaliens
Produits issus de l’exercice de la souveraineté de l’État et qui proviennent
de tiers qui ne reçoivent pas directement, en contrepartie, une ressource
d’une valeur équivalente.
Programme (au sens de la LOLF)
Selon l’article 7 (I – 6e aliéna) de la LOLF, un programme regroupe les
crédits destinés à mettre en oeuvre une action ou un ensemble cohérent
d'actions relevant d'un même ministère et auquel sont associés des objectifs
précis, définis en fonction de finalités d'intérêt général, ainsi que
des résultats attendus et faisant l'objet d'une évaluation. Unité de spécialité
des crédits, le programme constitue le cadre de gestion opérationnelle
des politiques de l’État. Le responsable de programme a la faculté d’utiliser
librement les crédits au sein de l’enveloppe du programme fixée par le
Parlement, sous réserve de ne pas dépasser le montant prévu pour les dépenses
de personnel et le plafond ministériel des autorisations d’emplois. 132
programmes constituent l’ossature du futur budget de l’État (PLF 2005).
Ils succèdent aux 848 chapitres budgétaires.
Programme de services polyvalents
Ils constituent une exception au mode de base de structuration du Budget
de l’État en programmes couvrant des ensembles cohérents d’actions qui
s’inscrivent dans le cadre d’une politique publique, appelés programmes
opérationnels (ou « de politique »). A ce titre, ils doivent être dûment
justifiés et documentés et obéir à des règles précises.
En premier lieu, ils doivent satisfaire à la définition des services
polyvalents. En deuxième lieu, ils doivent être structurés en autant
d’actions que de politiques aux finalités distinctes qu’exécutent les
services polyvalents, chacune de ces actions regroupant les moyens propres
qui lui sont consacrés. Enfin, le niveau d’exigence en matière de documentation
(coûts, objectifs, résultats) est, dans le cas de services polyvalents,
obligatoirement fixé à l’action et non au programme, comme dans le cas
d’un programme opérationnel.
Projet annuel de performance (PAP)
Le projet annuel de performances, annexe explicative du projet de loi
de finances établie pour chaque programme, exprime, entre autres, les
performances obtenues les années passées et attendues dans les années
à venir du fait de la réalisation de chacun des programmes.
Selon l’article 51 de la LOLF, le projet annuel de performances précise
:
La présentation des actions, des coûts associés, des objectifs
poursuivis, des résultats obtenus et attendus pour les années à venir
mesurés au moyen d'indicateurs précis dont le choix est justifié ;
L'évaluation des dépenses fiscales ;
La justification de l'évolution des crédits par rapport aux dépenses
effectives de l'année antérieure, aux crédits ouverts par la loi de finances
de l'année en cours et à ces mêmes crédits éventuellement majorés des
crédits reportés de l'année précédente, en indiquant leurs perspectives
d'évolution ultérieure ;
L'échéancier des crédits de paiement associés aux autorisations
d'engagement ;
Par catégorie, présentée par corps ou par métier, ou par type de
contrat, la répartition prévisionnelle des emplois rémunérés par l'État
et la justification des variations par rapport à la situation existante.
Projet de loi
L’initiative vient du gouvernement.
Projet de loi de financement de la sécurité sociale
(PLFSS)
Voir : Loi de financement de la sécurité sociale
Projet de loi de finances (PLF)
Voir aussi : Loi de finances
Proposition de loi
Linitiative vient du Parlement.
Provision pour risques et charges
Passif dont l'échéance ou le montant n'est pas fixé de façon précise (PCG,
art.212.3).
Qualité de service
Voir : Objectif
Rapport annuel de performances (RAP)
Les rapports annuels de performances, annexes à la loi de règlement établies
pour chaque programme, expriment, entre autres, les performances réellement
obtenues, comparées aux objectifs figurant dans les projets annuels de
performances annexés au projet de loi de finances relative au même exercice.
Les rapports annuels de performances sont présentées selon une structure
identique à celle des projets annuels de performances, afin de faciliter
les comparaisons.
Selon l’article 54 de la LOLF, le rapport annuel de performances fait
connaître, en mettant en évidence les écarts avec les prévisions des lois
de finances de l'année considérée, ainsi qu'avec les réalisations constatées
dans la dernière loi de règlement :
Les objectifs, les résultats attendus et obtenus, les indicateurs
et les coûts associés ;
La justification, pour chaque titre, des mouvements de crédits
et des dépenses constatées, en précisant, le cas échéant, l'origine des
dépassements de crédits exceptionnellement constatés pour cause de force
majeure ;
La gestion des autorisations d'emplois, en précisant, d'une part,
la répartition des emplois effectifs selon les modalités prévues au e
du 5° de l'article 51, ainsi que les coûts correspondants et, d'autre
part, les mesures justifiant la variation du nombre des emplois présentés
selon les mêmes modalités ainsi que les coûts associés à ces mesures.
Rapport Économique, Social et Financier (RESF)
Le Rapport Économique, Social et Financier doit être joint au projet de
loi de finances. Le gouvernement doit détailler les hypothèses économiques
sur lesquelles repose le projet de loi de finances. Il doit expliciter
les perspectives d’évolution, pour les quatre années à venir, des recettes,
des dépenses et du solde de l’ensemble des administrations publiques.
L’articulation entre ce rapport, les lois de finances et les lois de financement
de la sécurité sociale est renforcée par la loi organique.
Référentiel comptable
Ensemble des normes, directives, lois et autres prises de position adoptées
par les organismes habilités en matière de normalisation comptable.
Régularité
La régularité est la conformité aux règles et procédures comptables en
vigueur.
Régulation budgétaire
Le Gouvernement peut être amené, en cours d’année, à infléchir le rythme
de la dépense budgétaire pour des motifs qui peuvent tenir au réglage
conjoncturel de la situation économique ou à la maîtrise de la dépense
publique. Les systèmes de régulation retenus ont évolué en fonction des
contraintes de gestion du budget de l’État et du contexte macro-économique.
La régulation budgétaire est un instrument important de gestion financière.
Responsable de programme
En juin 2004, le responsable de programme a été désigné par le ministre
compétent pour assurer le pilotage du programme. Il concourt à l’élaboration
des objectifs stratégiques du programme, sous l’autorité du ministre.
Il est responsable de leur mise en œuvre opérationnelle et de leur réalisation.
Il décline à cette fin les objectifs stratégiques en objectifs opérationnels,
adaptés aux compétences de chacun de ses services, dans le cadre du dialogue
de gestion avec les responsables de ces services.
Liste
des responsables de programmes
Restitution
Document analytique permettant de rendre compte de la marche de l’entité
économique.
Résultat
Terme réservé, lorsqu’il est utilisé seul, aux constatations réelles ex
post. Le résultat est mesuré par le niveau réellement atteint par un indicateur.
En prévision, on parle de « résultat attendu » ou de « cible de résultat
».
Serveur du Tableau Général des Propriétés de l'État
(STGPE)
Le serveur (STGPE), basé sur la technologie internet, a été développé
et livré fin 2002 par la direction générale des impôts pour moderniser
ses relations avec les différents services affectataires du domaine de
l'État. Il permet une consultation multicritère en temps réel des informations
contenues dans le TGPE.
Service facturier
Un service facturier est un centre de services partagés constituant un
point d’entrée unique des factures d’une structure. Il vise notamment
à supprimer la circulation de documents et les redondances de traitements
de la très grande majorité des pièces concernées. Ce service sécurise
les paiements tout en mettant en permanence les données de facturation
à la disposition des services opérationnels grâce aux possibilités offertes
par les systèmes de gestion intégrés (PGI) qui assurent la transmission
de l’information en temps réel.
Les principaux avantages de ce dispositif sont :
l’attribution d’une date certaine à la réception des factures,
l’exhaustivité des enregistrements,
les rapprochements automatisés des factures et des informations
relatives aux opérations (engagement, réception …),
la réduction des délais de paiements.
Dans une entreprise privée, trois niveaux d’intégration peuvent mis en
place :
le premier consiste à réceptionner et saisir les factures reçues
avec recherche prioritaire des effets de masse dans les traitements,
le deuxième est constitué des opérations précédentes complétées
par la comptabilité fournisseurs avec contrôle administratif de la réalité
de la dette et des conditions économiques figurant sur les factures et
traitement éventuel des litiges (contrats de service), le dernier inclut
les opérations des deux niveaux précédents ainsi que les opérations matérielles
de mise en paiement.
Services polyvalents
Certains ministères mettent en œuvre plusieurs politiques distinctes avec
un unique réseau de service. Dans ce cas, les services déconcentrés et
les opérateurs sont amenés à mettre en œuvre plusieurs politiques avec
les mêmes moyens (effectifs, locaux…) : c’est la définition des services
polyvalents.
S’agissant des moyens en personnel, de pilotage et d’exécution, l’analyse
des missions élémentaires (briques de base) doit permettre de mettre en
évidence s’il y a réellement polyvalence au sein de ces services ou si,
une partie des personnels peut être ex ante affectée aux politiques (et
donc aux programmes).
En tout état de cause, le recours à un tel programme devra être limité
au strict nécessaire et sa présentation devra obéir à des règles précises
permettant de respecter les exigences de la loi organique du 1er août
2001.
Voir : Programme de services polyvalents
Services votés
Avant la loi organique du 1er août 2001 : minimum de dotations que
le Gouvernement juge indispensable pour
poursuivre lexécution des services publics dans les conditions
approuvées lannée précédente par le
Parlement.
Voir : Mesure nouvelle et Justification
au premier euro
La loi organique restreint lutilisation de cette notion aux seuls
cas dans lesquels la loi de finances de lannée ne
peut être mise en vigueur avant le 31 décembre. Les «services
votés» ne seront donc plus une technique de
budgétisation.
Sincérité
La sincérité est l'application de bonne foi des règles et procédures en
fonction de la connaissance que les responsables des comptes doivent normalement
avoir de la réalité et de l'importance des opérations, événements et situations.
S.I.R.H.
Système d’Information sur les Ressources Humaines propre à chaque ministère.
Spécialité
Voir aussi : Principes budgétaires
Stocks
Actifs de l’État :
sous forme de matières premières ou de fournitures devant être
consommées dans un processus de production ;
sous forme de matières premières ou de fournitures devant être
consommées dans un processus de prestation de services ;
détenus pour être vendus ou distribués dans le cours normal de
l’activité de l’État ;
faisant partie d’un processus de production pour être vendus ou
distribués.
Stratégie
La stratégie est la réflexion globale qui préside au choix des objectifs
présentés dans les projets annuels de performance. Elle s’inscrit dans
une perspective pluriannuelle.
Elle fonde le choix des priorités de l’action publique sur un diagnostic
d’ensemble de la situation du programme, tenant compte de ses finalités
d’intérêt général, de son environnement, notamment des autres programmes
de la même mission, des attentes exprimées et des moyens disponibles.
La stratégie du programme est présentée de manière synthétique dans le
projet annuel de performances, en structurant, autour de quelques orientations,
les objectifs qui la concrétisent.
Subventions pour charges de service public
Catégorie prévue par l’article 5 de la loi organique. Versements effectués
aux opérateurs des politiques de l’État afin de couvrir leurs charges
de fonctionnement engendrées par l’exécution de politiques publiques relevant
de la compétence directe de l’État mais que ce dernier leur a confiées,
et dont il conserve le contrôle. Ces versements ont pour contrepartie
la réalisation des missions confiées par l’État.
Tableau des flux de trésorerie
Tableau présentant les entrées et les sorties des éléments de la trésorerie
de l'État selon qu’elles concernent l’activité (fonctionnement et intervention),
les opérations d’investissement ou les opérations de financement. Il fait
partie des états financiers de l’État.
Titre
Dans le cadre de la loi organique du 1er août 2001, les charges budgétaires
de l'État sont regroupées sous titres suivants :
1. Les dotations des pouvoirs publics ;
2. Les dépenses de personnel ;
3. Les dépenses de fonctionnement ;
4. Les charges de la dette de l'État ;
5. Les dépenses d'investissement ;
6. Les dépenses d'intervention ;
7. Les dépenses d'opérations financières.
Les dotations des pouvoirs publics correspondent aux crédits alloués
à des pouvoirs publics au sens constitutionnel du terme (Assemblée nationale,
Sénat, Présidence de la République …).
Chaque titre est décomposé en catégories (18
catégories de dépenses ont été définies par la LOLF).
Les dépenses de personnel comprennent :
les rémunérations d'activité ;
les cotisations et contributions sociales ;
les prestations sociales et allocations diverses.
Les dépenses de fonctionnement comprennent :
les dépenses de fonctionnement autres que celles de personnel ;
les subventions pour charges de service public.
Les charges de la dette de l'État comprennent :
les intérêts de la dette financière négociable ;
les intérêts de la dette financière non négociable ;
les charges financières diverses.
Les dépenses d'investissement comprennent :
les dépenses pour immobilisations corporelles de l'État ;
les dépenses pour immobilisations incorporelles de l'État.
Les dépenses d'intervention comprennent :
les transferts aux ménages ;
les transferts aux entreprises ;
les transferts aux collectivités territoriales ;
les transferts aux autres collectivités ;
les appels en garantie.
Les dépenses d'opérations financières comprennent :
les prêts et avances ; les dotations en fonds propres ;
les dépenses de participations financières.
Transferts
Catégories prévues par l'article 5 de la loi organique.
Versements sans contrepartie équivalente comptabilisable et significative
d'échange, effectués soit directement par les services de l'État, soit
indirectement par l'intermédiaire d'organismes tiers, relevant le plus
souvent au périmètre des opérateurs des politiques de l'État dans leur
rôle de redistributeur, au profit d'un ou plusieurs bénéficiaire(s), appartenant
à des périmètres strictement identifiés (ménages, entreprises, collectivités
territoriales et autres collectivités).
Unité
Voir : Principes budgétaires
Universalité
Voir : Principes budgétaires
Valeur actuelle
Valeur la plus élevée de la valeur vénale ou de la valeur d'usage (art
322-1 du PCG). Équivaut à la « valeur recouvrable » dans la norme IAS
36 et dans le projet de norme de l'IFAC sur les « dépréciations d'actifs
».
Valeur brute
Valeur d'entrée d'un actif dans le patrimoine ou valeur de réévaluation
de cet actif.
Valeur comptable
Valeur à laquelle un actif est enregistré dans les états financiers après
déduction des amortissements et des pertes pour dépréciation cumulés.
Valeur de marché
Montant qui serait dû pour l’acquisition (ou être obtenu de la vente)
d’une immobilisation corporelle ou d’un stock sur un marché actif.
Valeur d'inventaire
Selon l'article 7 alinéa 5 du décret du 29 novembre 1983, la valeur d'inventaire
est égale à la valeur actuelle (1) ; toutefois, lorsque la valeur d'inventaire
d'une immobilisation non financière n'est pas jugée notablement inférieure
à sa valeur comptable nette, celle-ci est retenue comme valeur d'inventaire.
(1) Le décret définit la valeur actuelle comme étant une estimation
qui s'apprécie en fonction du marché et de l'utilité du bien pour l'entreprise.
Valeur d'usage
Valeur des avantages économiques futurs attendus de l'utilisation d'un
actif et de la sortie de cet actif. Elle est calculée à partir des estimations
des avantages économiques futurs attendus. Dans la généralité des cas,
elle est déterminée en fonction des flux nets de trésorerie attendus.
Si ces derniers ne sont pas pertinents pour l'entité, d'autres critères
devront être retenus pour évaluer les avantages futurs attendus (PCG art.
322-1). Pour l'État, lorsqu'il est détenteur d'actifs non générateurs
de trésorerie, le critère retenu est le potentiel de services attendus.
La valeur d'usage correspond à la « valeur d'utilité » dans IAS 36 et
dans le projet de norme IPSAS sur les dépréciations d'actifs.
Valeur recouvrable
Valeur la plus élevée du prix de vente net ou de la valeur d'utilité.
Voir aussi : Valeur actuelle
Valeur résiduelle
Montant net que l'État s'attend à obtenir pour un actif à la fin de sa
durée d'utilisation après déduction des coûts de sortie attendus.
Valeur vénale
Montant qui pourrait être obtenu, à la date de clôture, de la vente d'un
actif lors d'une transaction conclue à des conditions normales de marché,
net des coûts de sortie (PCG, art. 322-1). Équivaut au « prix de vente
net » dans IAS 36 et dans le projet de norme IPSAS sur les dépréciations
d'actifs.
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