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Foire aux questions


Thème 4 : Gestion des dépenses de personnels et des effectifs associés


  Qu'est-ce qu'une dépense de rémunération de personnel de l'Etat ?
  Que comprend la dépense de personnel de l'Etat (titre II) ?
  Les bourses aux étudiant sont-elles de la dépense de personnel ?
  Les rémunérations versées aux élèves en formation dans les écoles telles que les IUFM, les écoles militaires de formation, écoles nationales du trésor ou des impôts … sont-elles de la dépense de personnel ?
  Les rémunérations des personnels d'intérim éventuellement employés par l'État sont-elles de la dépense de personnel ?
  Les rémunérations des personnels d'association bénéficiant de subventions publiques sont-elles de la dépense de personnel ?
  Les vacations sont-elles de la dépense de personnel ?
  La rémunération des personnels détachés est-elle intégrée dans le titre des dépenses de personnel du service d'accueil ou du service d'origine
  La rémunération des personnels mis à disposition est-elle intégrée dans le titre des dépenses de personnel du service d'accueil ou du service d'origine ?
  Quels sont les agents concourant à la consommation du plafond ministériel d'autorisations d'emplois ?
  Comment sera décompté le plafond d'emplois autorisés ?


• Qu'est-ce qu'une dépense de rémunération de personnel de l'Etat ?

La dépense doit correspondre à une rémunération, au sens large, due à une personne physique par la personne morale État ;

Il faut de ce fait qu'il existe un lien juridique entre le bénéficiaire et l'État, correspondant à un engagement à servir, à un contrat de travail ou un acte de recrutement en général.

Dès lors que le critère portant sur la qualité du bénéficiaire est satisfait, pour qu'une dépense soit imputable en titre II, il convient de vérifier que, de par sa nature, elle correspond bien à une rémunération ou à ses accessoires.


• Que comprend la dépense de personnel de l'Etat (titre II) ?

La dépense de personnel comprend :
- Les rémunérations du personnel de l'Etat, rémunérations principales, heures supplémentaires, primes et indemnités, avantages divers en monnaie ou en nature, indemnités de congés payés et supplément familial de traitement ;
- Les charges de sécurité sociale qui sont les cotisations patronales versées par l'État aux organismes sociaux ainsi que la contribution à la CNAF, l'État assurant lui-même le versement à ses agents des prestations familiales ;
- Les prestations directes employeur qui sont les prestations sociales obligatoires versées directement par l'État à ses agents, ainsi que les pensions civiles et militaires de retraite ;
- Les prestations sociales facultatives versées par l'État à ses agents, ainsi que les versements qu'il effectue au profit des organismes chargés de l'action sociale et culturelle en faveur des dits agents tels que les comités d'hygiène ou la médecine du travail.
A cela viennent s'ajouter les versements répondant à une obligation légale comme les impôts et taxes sur rémunérations


• Les bourses aux étudiant sont-elles de la dépense de personnel ?

NON car il n'y a pas de lien de type contrat de travail entre les boursiers et l'État.


• Les rémunérations versées aux élèves en formation dans les écoles telles que les IUFM, les écoles militaires de formation, écoles nationales du trésor ou des impôts… sont-elles de la dépense de personnel ?

OUI puisqu'il existe bien un lien de type contrat de travail (engagement à servir l'État) entre les agents en formation et l'État.


• Les rémunérations des personnels d'intérim éventuellement employés par l'État sont-elles de la dépense de personnel ?

NON car l'État ne verse pas de rémunération à ces personnes : le contrat lie l'entreprise d'intérim et la personne morale État. Le recours à l'intérim est par ailleurs strictement encadré et limité.


• Les rémunérations des personnels d'association bénéficiant de subventions publiques sont-elles de la dépense de personnel ?

NON, la subvention est versée en vertu d'un contrat (convention) entre l'État et l'association. Il n'y a pas de lien juridique direct entre les personnels de l'association et l'État.
Les conventions de " prêt " de personnel sont interdites.


• Les vacations sont-elles de la dépense de personnel ?

OUI, même si le recrutement très ponctuel d'une personne recrutée pour exécuter un acte déterminé (Art 1er du décret n° 86-83 du 17 janvier 86) ne nécessite pas de contrat de travail formalisé, le lien entre la personne physique et l'État correspond bien à un acte de recrutement et il doit être écrit. A fortiori, pour les agents non titulaires occasionnels et saisonniers liés avec l'État par un contrat de travail, leurs rémunérations relèvent bien du titre II.


• La rémunération des personnels détachés est-elle intégrée dans le titre des dépenses de personnel du service d'accueil ou du service d'origine?

La rémunération des personnels détachés est assurée par l'organisme d'accueil.

Dès lors, si c'est l'État qui accueille, la rémunération des ces personnels relève du titre II.

En revanche, les personnels de l'État détachés auprès d'autres personnes morales sont liées par un contrat de travail avec celles ci et ne sont plus rémunérés par l'État : il n'y a donc pas de rémunérations à imputer en titre II.


• La rémunération des personnels mis à disposition est-elle intégrée dans le titre des dépenses de personnel du service d'accueil ou du service d'origine ?

Le décret n° 84-986 du 16 septembre 1985 art. 12 prévoit que le fonctionnaire mis à disposition demeure dans son corps d'origine et continue à percevoir une rémunération au titre de l'emploi ainsi mobilisé. Un agent mis à disposition par l'État est donc rémunéré par ce dernier et la rémunération relève du titre II du service d'origine. En cas de remboursement par un organisme d'accueil, doté de la personnalité morale, les règles comptables préciseront les conditions d'imputation (en recette ou en diminution de dépenses).

Les personnels mis à disposition de l'État par une autre personne morale restent juridiquement employés par leur organisme d'origine ; le remboursement éventuel de leur rémunération par l'État ne relève par du titre II mais du titre III (personnels extérieurs).


• Quels sont les agents concourant à la consommation du plafond ministériel d'autorisations d'emplois ?

Dès lors :
- qu'une personne physique est identifiée comme agent de l'État selon les critères indiqués supra,
- que sa position statutaire est l'activité et
- qu'une rémunération principale lui est due,
son temps de travail concourt à la consommation du plafond ministériel d'autorisation d'emploi.

Ainsi, les agents statutairement en formation professionnelle verront leur rémunération imputée en titre II, mais ne concourant pas à l'activité de l'État, il a été proposé de ne pas les inclure dans le décompte du plafond d'emplois de façon à pouvoir, durant leur stage de formation, recruter des agents occasionnels pour assurer leur remplacement temporaire.


• Comment sera décompté le plafond d'emplois autorisés ?

Les agents de l'État, titulaires, non titulaires, occasionnels, saisonniers ou vacataires en activité participeront au décompte proportionnellement au temps de travail pour lesquels ils percevront une rémunération principale, sans tenir compte des sur-rémunérations éventuellement attachées à certaines situations particulières (quotité de temps partiel à 90 et 80%, CPA, mi-temps thérapeutique…).

Ainsi un agent travaillant un mois complet à temps partiel à 80% consommera 0,8 emplois, mais s'il ne travaille qu'une partie d'un mois, cette quotité sera proportionnelle à la rémunération due.

Ainsi, s'il devait percevoir 2 000 € pour le mois complet et que la rémunération due n'est que de 500 € (par exemple parce que son contrat de travail s'est terminé en cours de mois) il ne sera décompté que pour 0,8 * 500/2000 soit 0,20.

Par ailleurs, le plafond ministériel d'emploi étant annuel, pour le mois considéré il ne sera compté que pour 0,20 * 1/12 soit 0,017 ETP.

Si ce même agent a, au total, bénéficié d'un contrat de travail de trois mois et que ces trois mois ont donné lieu à rémunération dans leur totalité, il sera décompté pour 0,8 *3/12 soit au total 0,20 ETP annuels.
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