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> Cour d'appel de Paris du 29 avril
2003 (BOCCRF
du 29 septembre 2003)
> décision n° 03-MC-01
du 23 janvier 2003 (BOCCRF
du 16 juin 2003)
MESURES : homologation d'un accord amiable
conclu entre les parties au litige à la suite de la
nomination de médiateurs par la Cour, chargé
de trouver une solution au litige dans le respect des règles
nationales et communautaires de la concurrence OUI.
Les sociétés TPS Star et Multivision, représentées
par TPS Gestion, avaient saisi le Conseil de la Concurrence
d'une plainte relative à certaines pratiques de la
Ligue de football professionnel (ci-après "LFP")
et des sociétés Canal Plus et Kiosque (ci-après
"Canal+") qu'elles estimaient contraires aux articles
L. 420-1 et L. 420-2 du code de commerce. Les plaignantes
avaient assorti cette saisine d'une demande de mesures conservatoires.
Par décision n°03-MC-01 du 23 janvier 2003 statuant
sur la demande de mesures conservatoires, le Conseil de la
concurrence a enjoint à la LFP et à Canal+,
jusqu'à l'intervention de la décision du Conseil
de la Concurrence sur le fond, d'une part, de suspendre les
effets de la décision d'attribution des droits de diffusion
des matchs de la Ligue 1 prise par le conseil d'administration
de la LFP du 14 décembre 2002, et, d'autre part, de
s'abstenir de toute communication tendant à présenter
cette décision d'attribution de la LFP comme exécutoire,
notamment à des fins d'utilisation publicitaire ou
commerciale.
La LPF et Canal+ ont formé un recours contre la décision
n°03-MC-01, en demandant à la cour de l'annuler
ou de la réformer.
A l'issue des débats tenus à l'audience du
14 février 2003, il est apparu à la Cour d'appel
de Paris que l'affaire pouvait faire utilement l'objet d'une
médiation. Sur proposition de la Cour, les parties
ont fait connaître leur accord sur une telle mesure
et sur le nom des médiateurs susceptibles d'être
choisis.
Par un arrêt du 25 février 2003, la Cour a ainsi
ordonné la médiation judiciaire et nommé
deux rapporteurs avec pour mission, "dans le respect
des articles L. 420-1 et L. 420-2 du code de commerce, 81
et 82 du traité de Rome, d'entendre les parties et
de confronter leurs points de vue pour leur permettre de trouver
une solution au litige qui les oppose".
Cette décision de nomination de médiateurs,
sur initiative de la Cour, constitue une innovation en matière
de droit de la concurrence. La médiation judiciaire
est prévue par le titre VI bis du Livre II du Nouveau
Code de Procédure Civile (ci-après "NCPC").
Il convient de préciser que la procédure de
recours contre les décisions du Conseil de la concurrence
devant la Cour d'Appel de Paris est prévue par les
articles L.464.7 et L.464.8 du Code de commerce et organisée
par le décret n°87-849 du 19 octobre 1987, qui
prévoit des règles spécifiques, prises
par dérogation aux dispositions du titre VI du Livre
II du NCPC relatif à la procédure d'appel. On
peut cependant souligner que toutes les règles du NCPC
auxquelles il n'est pas expressément dérogé
par des dispositions particulières, restent applicables.
Par un rapport en date du 18 avril 2003, les médiateurs
ont indiqué que les parties étaient parvenues
à trouver une solution au conflit qui les opposait
en signant un accord en date du 17 avril 2003.
Par son deuxième arrêt du 25 avril 2003, la
Cour d'appel a homologué ledit accord et constaté
l'extinction de l'instance et le dessaisissement de la Cour.
Le protocole annexé - signé le 17 avril 2003
- qui fait partie intégrante de l'arrêt, consiste,
pour l'essentiel, à proroger à l'identique,
dans leur pratique actuelle et pour la saison 2004-2005 (soit
du 1er juillet 2004 au 30 juin 2005), les stipulations du
protocole d'accord du 25 juin 1999 ainsi que des contrats
relatifs aux droits de diffusion des matches des championnats
de France de première et deuxième divisions
(devenus championnats de France de ligue 1 et ligue 2), conclus
d'une part, entre la LNF (devenue LFP) et TPS (contrat signé
les 29 décembre 1999 et 7 janvier 2000) et, d'autre
part entre la LNF (devenue LFP) et Canal + (contrat en date
du 31 janvier 2000)
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