| > Cour de cassation du 03 mai
2000 (BOCCRF du 22 juin 2000)
> Cour d'appel de Paris du 29 juin 1998 (BOCCRF du 16 juillet 1998)
> Décision du Conseil de la concurrence n° 98-MC-04 du 12 mai 1998 (BOCCRF
du 18 juin 1998) MESURES CONSERVATOIRES : pouvoir dappréciation souverain
de la Cour dappel quant au fait que la communication du "prix de vente
en gros de leau" aux communes ne permettait pas aux entreprises soumissionnaires,
à défaut dinformations directes, délaborer utilement leurs offres
OUI. Motivation suffisante par lindication que certains candidats potentiels
étaient dissuadés de concourir en raison des difficultés éprouvées pour connaître
le prix dacquisition de leau OUI. Par un arrêt du 29 juin 1998,
la Cour dappel de Paris a considéré que le refus opposé par la société Suez-Lyonnaise
des Eaux de communiquer son prix de vente en gros de leau aux entreprises,
avec lesquelles elles étaient en concurrence pour les marchés de distribution
de leau, constituait une pratique manifestement illicite, susceptible dêtre
sanctionnée en application des dispositions de larticle L. 420-2 du code
de commerce (ancien article 8.1 de lordonnance du 1er décembre
1986). Constatant ensuite que les conditions de gravité et durgence posées
par larticle L. 464-1 du code de commerce (ancien article 12 de lordonnance
du 1er décembre 1986) étaient réunies, la Cour a prononcé des mesures
conservatoires à lencontre de la société Suez-Lyonnaise des Eaux. La
Cour de cassation rejette le pourvoi, en constatant que la Cour dappel a
mis en uvre son pouvoir souverain dappréciation en retenant que la
communication du prix de vente en gros de leau aux communes ne permettait
pas aux entreprises soumissionnaires délaborer utilement leurs offres. Elle
précise également que la motivation de la Cour dappel selon laquelle certains
candidats potentiels étaient dissuadés de concourir en raison des difficultés
éprouvées pour connaître le prix dacquisition de leau est suffisante. |