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Commentaire - Cour de cassation du 18 avril 2000
Pourvoi formé par la société France Télécom et le Ministre de l’Économie

> Cour de cassation du 18 avril 2000 (BOCCRF du 23 mai 2000)
> Cour d'appel de Paris du 14 septembre 1999 (BOCCRF du 30 octobre 1999)
> Décision du Conseil de la concurrence n° 99-MC-05 du 23 juin 1999 (BOCCRF du 14 octobre 1999)

MESURES CONSERVATOIRES : pouvoir d’appréciation souverain de la Cour d’appel quant à la démonstration d’une atteinte grave et immédiate au sens de l’article L. 464-1 du code de commerce (ancien article 12 de l’ordonnance du 1er décembre 1986) OUI.

Par une décision du 23 juin 1999, confirmée par un arrêt du 14 septembre 1999 de la Cour d’appel de Paris, le Conseil a déclaré recevable la saisine de la société Planète Câble mais a rejeté sa demande de mesures conservatoires, en considérant que le comportement de France Télécom Câble ne constituait pas une atteinte grave et immédiate à l’économie du secteur concerné, ni à l’entreprise plaignante.

Selon la Cour d’appel, il n’était pas établi que les conditions des négociations commerciales entre France Télécom Câble et Planète Câble sur la diffusion de la chaîne Planète sur les différents réseaux, tant en mode analogique qu’en mode numérique, fassent peser sur les intérêts commerciaux de cette dernière des atteintes graves et immédiates.

La Cour de cassation confirme cette position. Elle affirme que c’est dans l’exercice de son pouvoir souverain d’appréciation que la Cour d’appel a estimé que les mesures conservatoires demandées n’étaient pas justifiées en l’espèce par la constatation d’une atteinte grave et immédiate à l’économie générale, à celle du secteur intéressé, à l’intérêt des consommateurs ou à l’entreprise plaignante.

   
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© Copyright Ministère de l'Économie, des Finances et de l'Emploi - DGCCRF - février 2004