|
> Cour d'Appel
de Paris du 23 février 1996 (BOCCRF du 12 avril 1996)
> Décision du Conseil de la concurrence n° 95-D-25
en date du 4 avril 1995
(BOCCRF du 15 juin 1995)
MARCHÉS PUBLICS : échanges dinformations
entre soumissionnaires à un appel doffre OUI
DIRIGEANT COMMUN: circonstance exonératoire NON
SANCTIONS : assiette: autonomie réelle des agences
locales NON
Prise en compte du chiffre daffaires global de lentreprise
mère OUI
Six entreprises ayant des rapports entre elles comme appartenant
au groupe Compagnie Générale des Eaux ont été
déclarées responsables de concertations préalables
aux dépôts doffres à des marchés
denlèvement dordures ménagères,
ayant pour objet le dépôt doffres de couverture
au profit de lune delles.
La Cour rappelle que des entreprises qui ont des liens financiers
et juridiques mais qui sont des personnes morales distinctes
et disposent de leur autonomie commerciale et de gestion,
doivent, lorsquelles répondent séparément
à un appel doffre, respecter les règles
de la concurrence entre elles. Le fait, en pareilles circonstances,
davoir un dirigeant commun est indifférent si
le maître douvrage na pas été
averti des liens qui les unissaient.
La Cour confirme les sanctions infligées par le Conseil
car il a, notamment, exactement déterminé lassiette
de la sanction en retenant la totalité du chiffre daffaires
hors taxes sans tenir compte du secteur dactivité
concerné par les pratiques, alors quaucune des
requérantes na établi la réalité
dune spécificité et dune autonomie,
par rapport à son activité générale,
du secteur dactivité à propos duquel les
faits sanctionnés ont été constatés.
|