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> Cour d'Appel
de Paris du 27 septembre 1996 (BOCCRF du 6 novembre 1996)
> Décision du Conseil de la concurrence n°
95-D-66 du 17 octobre 1995 (BOCCRF du 24 janvier 1996)
MARCHÉS PUBLICS : actions concertées tendant
à la répartition des marchés OUI
DROITS DE LA DÉFENSE : information de la nature et
de lobjet du contrôle : mention expresse NON.
Mentions autres OUI. Annulation NON
SANCTIONS : effet dentraînement des petites par
les sociétés importantes OUI
Quatre entreprises ont vu leur responsabilité engagée
par le Conseil de la Concurrence du fait de concertations
et dententes sur les prix lors dappels doffres
pour des travaux de voirie de la Communauté urbaine
du Mans afin de conserver entre elles la répartition
de ceux-ci, acquise de longue date.
La Cour dAppel conclut à la régularité
des procès-verbaux denquête au motif quaux
termes des déclarations des personnes auditionnées,
il ressort quelles étaient averties de lenquête
en cours et de son objet au regard déventuelles
pratiques anticoncurrentielles, en sorte quelles étaient
suffisamment éclairées sur la portée
des déclarations quelles faisaient.
Sur la gravité des faits, la Cour dAppel a considéré
que les éléments du débat étaient
insuffisants pour démontrer le caractère systématique
de la concertation, mais rappelle que lappartenance
de certaines sociétés à un grand groupe,
produit, sur le marché considéré, un
effet dentraînement susceptible, soit dinciter
des entreprises de petites tailles à agir comme elles,
soit de les dissuader de soumettre des offres sur les marchés
où les premières se présentent.
Elle rejette les délégations générales
de pouvoir accordées aux directeurs des agences des
deux sociétés mères condamnées,
du fait quelles sont limitées quant aux montants
des marchés quils concluent, et conclut à
labsence de leur autonomie commerciale, financière
et technique.
Elle réduit la sanction financière infligée
aux deux sociétés requérantes.
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