Fonction publique

Evolution du statut des administrateurs civils

Le décret n°2010-591 du 2 juin 2010 modifie le décret de 1989 portant statut particulier du corps des administrateurs civils (AC). Deux évolutions sont à noter en terme d'affectation :

- le nouveau décret permet l’affectation d’AC, en position normale d’activité, dans les services non juridictionnels des juridictions de l’ordre judiciaire, de l'ordre administratif, de la Cour des comptes et des chambres régionales des comptes.

 - les administrateurs civils recrutés par la voie de la liste d'aptitude ("tour extérieur") seront affectés, après avoir exprimé leurs souhaits, sur la base d'une audition auprès des ministères et institutions employeurs. Les critères de sélection assureront l'adéquation entre le profil des candidats, les compétences recherchées par les employeurs pour les postes offerts et les carrières correspondantes. Cette procédure ne s'appliquera pas pour les candidats présentant leur candidature sur la liste d'aptitude au titre de l'année 2010. 

Le site des concours et des recrutements de l'Etat est lancé !

Vous souhaitez intégrer la fonction publique d'Etat ou évoluer professionnellement ? Retrouvez en quelques clics toutes les informations relatives aux concours : voies de recrutement, calendriers, points sur la législation (sur le recrutement des travailleurs handicapés notamment)... Accédez directement aux rubriques d'inscription ou encore à la Bourse interministérielle de l'emploi public. A vos souris !  

La GPEC territoriale en ébullition

Le 28 mai 2010, 400 personnes ont participé au séminaire de réflexion sur la gestion prévisionnelle de l’emploi et des compétences territoriale (GPEC), lancé par le Secrétaire d'Etat chargé de l'emploi, Laurent Wauquiez. A cette occasion, les nombreux réseaux en charge de la politique de l'emploi ont pu se rencontrer et échanger autour des actualités de la GPEC. Ils ont également abordé diverses questions telles la GPEC est-elle une réponse aux besoins des entreprises ? Est-elle un espace de dialogue social territorial ?  Le guide d'action de la GPEC, spécialement conçu, a été diffusé lors du séminaire. Découvrez-le ! 


Social

Une nouvelle allocation accordée par Pôle emploi

Le décret n°2010-574 du 31 mai 2010 permet aux demandeurs d'emploi, suivant une formation qualifiante en 2010, de recevoir une allocation par Pôle emploi. Cette formation doit permettre d'accéder à un emploi dont les difficultés de recrutement sont reconnues par arrêté du préfet de région. La nouvelle allocation sera assimilée à un revenu de remplacement .

Mesures exceptionnelles pour accompagner les demandeurs d'emploi

Le décret n°2010-575 du 31 mai 2010 offre la possibilité aux demandeurs d'emploi en fin de droits de bénéficier d'un parcours d'insertion professionnelle renforcé. Il s'agit d'une formation rémunérée ou d'un contrat aidé correspondant au projet personnalisé d'accès à l'emploi. S'ils ne peuvent bénéficier de ce parcours, les demandeurs d'emploi percevront une aide exceptionnelle (sous certaines conditions).


Jurisprudence

Droit de retrait : mieux vaut reprendre son service à temps !

Dans un arrêt du 2 juin 2010, le Conseil d’Etat a annulé les articles 1er et 2 du jugement du 3 juillet 2008 du Tribunal administratif de Cergy-Pontoise. L’affaire oppose Melle A au ministre de l’éducation nationale. Professeur dans un lycée, Melle A a exercé son droit de retrait en janvier 2003 à la suite d’actes de violence commis dans l’enceinte de l’établissement. Elle a repris son poste le 5 février 2003, après réception d’une lettre de l’inspecteur académique l'informant des mesures de sécurité prises pour pallier les troubles. Le TA a considéré le droit de retrait justifié et a demandé restitution de la retenue sur traitement effectuée pour absence de service fait. Cependant, le Conseil d’Etat considère que l’article 5-6 du décret n° 82-453 du 28 mai 1982, disposant que l’autorité administrative ne peut demander à l'agent de reprendre son activité dans une situation de travail où persiste un danger grave et imminent, n’implique pas systématiquement la subordination de la reprise de service à une demande formelle de l’administration. De plus, Melle A étant informée du calme revenu le 29 janvier, le Conseil d’Etat a estimé que le droit de retrait exercé ce jour n’était pas motivé, la retenue sur traitement du 29 janvier est donc justifiée.