Droit de retrait
: mieux vaut reprendre son service à temps !
Dans un arrêt du 2 juin
2010, le Conseil d’Etat a annulé les articles 1er et 2 du
jugement du 3 juillet 2008 du Tribunal administratif de Cergy-Pontoise.
L’affaire oppose Melle A au ministre de l’éducation
nationale. Professeur dans un lycée, Melle A a exercé son droit de
retrait en janvier 2003 à la suite d’actes de violence commis
dans l’enceinte de l’établissement. Elle a repris son poste
le 5 février 2003, après réception d’une lettre de
l’inspecteur académique l'informant des mesures de sécurité
prises pour pallier les troubles. Le TA a considéré le droit de retrait
justifié et a demandé restitution de la retenue sur traitement
effectuée pour absence de service fait. Cependant, le Conseil
d’Etat considère que l’article 5-6 du décret n° 82-453 du
28 mai 1982, disposant que l’autorité administrative ne peut
demander à l'agent de reprendre son activité dans une situation de
travail où persiste un danger grave et imminent, n’implique pas
systématiquement la subordination de la reprise de service à une
demande formelle de l’administration. De plus, Melle A étant
informée du calme revenu le 29 janvier, le Conseil d’Etat a
estimé que le droit de retrait exercé ce jour n’était pas motivé,
la retenue sur traitement du 29 janvier est donc justifiée. 
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