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HÔTEL DU TIMBRE
9/13 rue de la Banque

Atelier général du timbre
Direction de l’enregistrement et des domaines de la Seine
Direction générale des impôts



Plan de situation
Echelle

HÔTEL du TIMBRE
9/13 rue de la Banque

Le 23 avril 1846, le journal « Le Moniteur Universel » relatait la pose de la première pierre d’un bâtiment à l’angle de la rue de la Banque, ouverte en 1844, et d’une impasse située face à la rue Saint Pierre (actuelle rue Paul Lelong). Le législateur avait en effet autorisé la construction d’un nouvel hôtel du Timbre dans le quartier de la Bourse, par la loi du 15 juillet 1845.

A cette fin, l’Etat avait acquis auprès de la Compagnie des Messageries royales, par un acte administratif du 1er octobre 1845, un terrain de 470 m² et la moitié de l’impasse précitée. Ce terrain venait compléter une propriété domaniale également située rue de la Banque. Aux termes de la loi, la dépense pour la construction du nouveau bâtiment devait en partie être couverte par la vente de l’ancien hôtel du Timbre.

L’immeuble en question était situé à proximité de la place Vendôme, au n° 3 de la rue de la Paix. Il avait été affecté à la direction générale de l’Enregistrement et des Domaines par décision ministérielle du 29 avril 1833. La « surveillance de l’Atelier général du Timbre » incombait à la direction générale, qui avait déménagé de la rue de Choiseul (hôtel de Choiseul) vers la rue de Castiglione à partir des années 1825-1826 (hôtel des finances du Mont Thabor). L’immeuble de la rue de la Paix regroupait en effet les ateliers et magasins du Timbre, ainsi que les bureaux et les logements des personnels.

A la fin du XIXe siècle, l’Atelier général du Timbre occupait le n° 11 rue de la Banque. Il séparait les deux directions de l’Enregistrement et des Domaines de la Seine, installées aux n° 9 et 13. L’Atelier occupa peu à peu plus de 5 000 m² de locaux sur les 7 300 de l’emprise réservée aux  services financiers. C’est ainsi que son transfert fut sans cesse envisagé, et notamment :

Pour l’inspection des finances, l’Atelier appartenait en effet à cette catégorie de « services encombrants » qu’il était nécessaire de transférer hors de Paris. Son rapport du 10 mai 1925 faisait également observer que l’Etat était « sans doute le seul industriel qui ait encore une usine dans le quartier de la Bourse », immobilisant une grande partie d’un « vaste immeuble » sans en régler le loyer « à son juste prix ».

Au cours de cette période, la Commission De Monzie décida d’entreprendre l’inventaire des immeubles dépendant du domaine national, aux fins de « reclassement » et de « liquidation » des bâtiments. La préoccupation des pouvoirs publics était alors orientée vers la révision des conditions d’occupation des locaux et d’affectation des immeubles aux administrations centrales. Dans son premier rapport du 12 mars 1926, la Commission proposait même, en accord avec le ministère des finances, la mise en vente des immeubles de la rue de la Banque et la réinstallation des services dans l’immeuble domanial de la place Saint-Sulpice.

Mais l’installation des machines pour la fabrication des timbres fiscaux et le timbrage du papier, la disposition d’ateliers et de magasins de stockage exigeaient, quant au choix du bâtiment d’accueil, une superficie d’au moins 1 000 m² en rez-de-chaussée. Cette perspective bloqua toute initiative de déplacement de l’Atelier général du Timbre. Il demeura rue de la Banque, en dernier lieu avec la direction nationale d’interventions domaniales (DNID), jusqu’en 1974. A la même date, la DNID fut transférée rue Tronchet.

Depuis la fin de la guerre, la direction générale des Impôts avait accentué son emprise sur les immeubles de la rue de la Banque, occupant également le n° 15. Le Comité de décentralisation l’y encourageait. Lors de la séance du 20 décembre 1973, il avait donné son accord pour que ces immeubles soient employés au desserrement des services centraux de la DGI. Une partie des services informatiques y demeurèrent implantés après le transfert de la direction générale à Bercy. Actuellement, la direction des services fiscaux de « Paris-Centre » y est installée : en 1993, elle avait été transférée du n° 40 de la rue du Louvre (Autour du Centre d’affaires du Louvre).

 

Sources bibliographiques

• Ministère des Finances. Direction de l’Enregistrement, des Domaines et du Timbre. Tableau général des propriétés de l’Etat. Année 1836.
• Ministère de l’économie, de l'industrie et de l’emploi. Ministère du budget, des comptes publics et de la fonction publique. Centre des Archives économiques et financières. Cotes B 14371, B 14372, B 14382, B 14405, et B 14406.

 

 

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