Né le 20 août 1946 à Paris
Milieu Familial

Fils dAndré, antiquaire, et de Louise MORTIMER
Épouse le 17 avril 1981 Françoise CASTRO (née en 1947), sociologue et journaliste.
Deux fils : Thomas et Victor
Études
Lycée Janson-de-Sailly et Louis-le-Grand, École normale supérieure, institut détudes politiques de Paris, École nationale dadministration (1971-1973)
Agrégation de lettres.
Carrière professionnelle
Auditeur au Conseil dÉtat (1973) ; membre du Conseil dÉtat (E.R.).
Mandats électifs
Parti politique : Parti socialiste
Maire du Grand-Quevilly (Seine-Maritime, 1995-2000)
Député de Seine-Maritime (1981-1982, 1986-2000, et depuis 2002)
Conseiller régional de Haute-Normandie (1977-1982, 1986-1989, et 1992-1995) ; président du conseil régional de Haute-Normandie (1981-1982)
Parlementaire européen (1989-1992)
Membre du conseil général de Seine-Maritime (2000-2002).
Responsabilités exercées
Ministre de lindustrie et de la recherche (1983-1984)
Premier ministre (1984-1986)
Président de lAssemblée nationale (1988-1992 et 1997-2000)
Premier secrétaire du Parti socialiste (1992-1993)
Président du groupe socialiste à lAssemblée nationale (1995-1997).
Ministre délégué auprès du ministre de l'économie et des finances, chargé du budget puis ministre de l'économie, des finances et de l'industrie durant 1439 jours

dans le gouvernement MAUROY
(22 mai 1981 - 22 mars 1983)[Budget],
dans le gouvernement JOSPIN
(27 mars 2000 6 mai 2002)[Économie, finances et industrie].
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Résumé de l'action ministérielle

Laurent FABIUS, dont le budget constitue la première expérience ministérielle, est dabord chargé délaborer la loi de finances rectificative pour 1981, puis le budget 1982, marqués lun et lautre par lidée de la relance.
La loi du 3 août 1981 comporte une majoration exceptionnelle de limpôt sur le revenu et un prélèvement exceptionnel sur les bénéfices des entreprises de travail temporaire, des établissements de crédit ainsi que des compagnies pétrolières.
Quantà la loi de finances pour 1982, sa disposition la plus célèbre
est linstitution de limpôt sur les grandes fortunes, mais
on doit aussi noter quelle modifie le régime des droits de succession
et renforce les moyens de ladministration pour lutter contre les transferts à létranger
des bénéfices des sociétés.
On retiendra également la suppression du conseil dadministration du contentieux fiscal et celle du comité des remises et transactions (décret du 3 août 1982) ainsi que la publication du nouveau Code général des impôts complété de Livre des procédures fiscales (décret du 15 novembre 1981).
Cest sous Laurent FABIUS quintervient avec succès cette réforme majeure quest le passage à leuro le 1er janvier 2002.
Le 5 juillet 2001, il annonce lengagement dans la voie de le-ministère,
qui place lusager au centre des préoccupations de ladministration
et qui sappuie sur un recours systématique aux nouvelles technologies
de linformation et de la communication. Le programme "Copernic" est
lancé afin de moderniser en profondeur lensemble du système
informatique fiscal des directions générales des impôts
et de la comptabilité publique.
Laurent FABIUS axe sa politique sur la simplification de la vie des entreprises. La loi n° 2001-152 du 19 février 2001 sur lépargne salariale a plusieurs objectifs : étendre les dispositifs aux salariés des PME, offrir un mécanisme dépargne à moyen et long terme plus adapté au besoin en fonds propres des entreprises et à lhorizon de placements des salariés, renforcer les droits des salariés dans leur entreprise et simplifier les dispositifs existants. Lépargne salariale est constituée par un ensemble de dispositifs (intéressement, participation, plans dépargne).
Laurent FABIUS prépare la loi, promulguée le 15 mai 2001, sur les nouvelles régulations économiques (NRE) autour de trois points principaux : lassociation des salariés aux grandes opérations financières, la transparence dans le déroulement des offres publiques dachat et déchange et la transparence dans le fonctionnement des régulateurs financiers. Elle crée lAgence française pour les investissements internationaux (AFII), un établissement public à caractère industriel et commercial qui devient linterlocuteur unique de lÉtat, au niveau national, des entreprises internationales pour faciliter leurs démarches et accompagner leur installation. Parallèlement, Laurent FABIUS unifie les services du Trésor et les services de lexpansion économique à létranger.
Dans le même esprit, il crée, au sein de la direction générale des impôts, la direction des grandes entreprises (DGE), qui devient interlocuteur fiscal unique pour les grands groupes. Ceux-ci disposent désormais dun guichet unique pour déclarer et payer leurs principaux impôts, ainsi quun compte unique. La DGE fonctionne à partir du 1er janvier 2002.
Par ailleurs, Laurent FABIUS commence à réformer le contrôle sur les commissaires aux comptes pour les établissements de crédit soumis à la tutelle de la Commission bancaire (décret du 28 février 2002).
Pour simplifier et faciliter laccès des entreprises aux informations économiques et aux services proposés par le ministère, il lance le 28 avril 2000 un projet qui vise à offrir à une entreprise, à partir dun seul contact, une prise en charge personnalisée de lensemble de ses demandes. Ce nouveau service, baptisé MININFO, est expérimenté avec succès en 2002 dans deux régions et deux départements en se basant sur un travail en réseau des services locaux du ministère. Dans le même temps sont lancées de nombreuses expérimentations dans les départements, fondées sur le principe de linterlocuteur fiscal unique, afin de simplifier les relations des administrations fiscales et du Trésor public avec les particuliers et les PME. Le médiateur du Minefi est crée afin de favoriser le traitement des litiges.
Engagée en 1999 afin de garantir la liberté daccès aux marchés publics, légalité des traitements des candidats et le contrôle de lusage des deniers publics, et de mettre fin à des procédures complexes, la réforme du code des marchés publics définie par un décret du 7 mars 2001 sappuie sur le principe du choix de loffre économiquement la plus avantageuse. Elle modernise et simplifie les procédures, les harmonise avec les directives communautaires et ouvre plus largement les appels doffres aux PME. Elle prévoit la création dun observatoire économique de lachat public , afin de mieux évaluer la répartition de la commande publique en fonction des types dentreprises et des secteurs dactivités, et de gérer un système permanent et fiable de collecte dinformations sur la commande publique. Parallèlement sont mis en route dautres chantiers : réforme du conseil aux acheteurs de lÉtat et des collectivités locales, refonte de linstruction accompagnant le code des marchés, plan de formation des acheteurs publics, utilisation plus efficace des dispositifs de contrôle. Enfin, Laurent FABIUS réglemente les processus de dématérialisation des procédures de passation des marchés publics (décret du 30 avril 2002).
Dinitiative parlementaire, la loi organique n°2001-692 du 1er août
2001 relative aux lois de finances, dite LOLF, réforme en profondeur
avec laccord actif de Laurent FABIUS le cadre budgétaire fixé par
lordonnance de 1959, afin dorienter la gestion publique vers la
recherche de lefficacité et la transparence des informations budgétaires.
La mise en uvre de cette nouvelle constitution financière de lÉtat
est immédiatement engagée afin de respecter les échéances
fixées par la loi et qui séchelonnent jusquau 1er janvier
2005.
Pour réduire les charges budgétaires, améliorer les conditions générales du financement de léconomie et faire du ministère une référence pour les emprunts dÉtat en Europe, Laurent FABIUS crée en février 2001 une Agence de la dette, service à compétence nationale présidé par le directeur du Trésor, et qui gère directement la dette et la trésorerie de lÉtat.
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