16 septembre 1888 Viplaix (Allier)
5 août 1970 Lauzier-le-Vieux (Allier)
Milieu Familial

Fils d'Étienne (1854-1939), bûcheron, menuisier puis député de l'Allier, et de Marie RAGON (1865-1950), institutrice
Épouse le 7 septembre 1920 Marie-Madeleine DIOUX (1899-1979).
Études
Faculté de droit de Paris
Doctorat en droit (1914).
Carrière professionnelle
Avocat au barreau de Paris (1919).
Mandats électifs
Famille politique : radicaux
Conseiller général du canton de Vichy (Allier, 1950-1961)
Député de l'Allier (1919-1940).
Responsabilités exercées
Ministre de l'instruction publique et des beaux-arts (1926)
Ministre des colonies (1930, 1934)
Ministre du travail et de la prévoyance sociale (1933-1934)
Ministre du commerce et de l'industrie (1934).
Ministre du budget puis des finances durant
346 jours

dans les cabinets DALADIER
(31 janvier - 26 octobre 1933) [Budget]
et REYNAUD
(21 mars - 5 juin 1940), [Finances].
|
|
  |
Résumé de l'action ministérielle

1933 : Lucien LAMOUREUX accentue la politique d'économie visant à établir l'équilibre budgétaire. La loi du 28 février 1933 majore de 10% l'impôt général sur le revenu, augmente les droits de timbre et diminue les traitements des fonctionnaires ; ce texte se signale aussi par l'introduction dans le droit fiscal français du principe de la publicité des impositions. Dans un tout autre registre, Lucien LAMOUREUX signale son premier séjour au ministère des finances par le rétablissement de la Loterie nationale, supprimée depuis près de cent ans, et dont il est prévu d'affecter les recettes à la Caisse de solidarité contre les calamités agricoles et au financement de la retraite du combattant.
1940 : ultime ministre des finances d'une République dont il accompagne la chute de la drôle de guerre à la guerre-éclair, Lucien LAMOUREUX fait transférer au Maroc et au Canada l'or de la Banque de France. Il procède aussi à d'importantes restructurations administratives : le haut commissariat à l'économie nationale est intégré au ministère des finances (décret du 15 avril 1940), la Caisse centrale du Trésor public est supprimée et ses services répartis entre l'agence comptable centrale du Trésor et la paierie générale de la Seine.
Écrits
Autobiographie : Mes souvenirs (1963).
|