23 juillet 1889 Bassilac (Dordogne)
18 mai 1973 Paris
Milieu Familial

Fils de François, magistrat, et de Berthe TEXIER
Épouse le 5 août 1920 Odette PELLETAN.
Un enfant : Alain-Paul.
Études
Lycée Henri IV, facultés de droit et de lettres de Paris, École libre des sciences politiques
Licence ès-lettres (1908) et en droit (1910).
Carrière professionnelle
Conseiller d'État (1915-1924)
Directeur des services de la démobilisation et délégué de la France à la conférence de la paix (1918)
Avocat au barreau de Paris (1928).
Mandats électifs
Famille politique : radicaux
Député de la Dordogne (1924-1928, 1929-1940, 1956-1968)
Conseiller général du canton de Champagnac-de-Belair (Dordogne, 1925-1941 et 1951-1963) puis de Périgueux (Dordogne, 1964-1970)
Maire de Champagne (Dordogne, 1925) puis de Brantôme (Dordogne, 1954-1973).
Responsabilités exercées
Chef de cabinet de Louis DESCHAMPS, sous-secrétaire d'État aux postes et télégraphes (1919-1921)
Sous-secrétaire d'État à la présidence du Conseil (1925)
Ministre des pensions (1926)
Ministre du commerce et de l'industrie (1930, 1935-1936)
Ministre des postes, télégraphes et téléphones (1930)
Ministre des travaux publics (1932)
Ambassadeur de France à Washington (États-Unis, 1936-1937)
Ministre d'État (1938)
Ministre des affaires étrangères (1938-1939).
Ministre du budget puis des finances durant
608 jours

dans les cabinets PAINLEVÉ
(29 octobre - 29 novembre 1925) [Budget],
DALADIER
(31 janvier - 26 octobre 1933) [Finances],
SARRAUT
(26 octobre - 26 novembre 1933) [Finances]
et CHAUTEMPS
(26 novembre 1933 - 30 janvier 1934 et 22 juin 1937 - 18 janvier 1938) [Finances].
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Résumé de l'action ministérielle

1933-1934 : Georges BONNET, en liaison avec Lucien LAMOUREUX puis Paul MARCHANDEAU, ministres du budget, prépare les lois d'économie des 28 février et 23 décembre 1933, et rétablit la Loterie nationale (décret du 22 juillet 1933). Il réforme le régime d'introduction en bourse des valeurs étrangères et institue un comité central de la Bourse (arrêté du 15 septembre 1933). Il envisage l'instauration d'un nouveau monopole d'État concernant l'importation et le raffinage du pétrole et prépare, avec son collègue de l'agriculture, la loi du 10 juillet 1933 sur l'organisation du marché du blé.
1937-1938 : Georges BONNET obtient des chambres l'octroi de pouvoirs
spéciaux pour assurer le redressement financier. Conseillé par
Jacques RUEFF, il prend, en juillet 1937, une série de décrets
et de décrets-lois pour améliorer les rentrées fiscales
et freiner l'évasion des capitaux : les taux de l'impôt général
sur le revenu et de l'impôt sur le revenu des valeurs mobilières
sont majorés de 20%, les droits de douanes sont relevés, une
taxe exceptionnelle sur les opérations de spéculation à terme
sur les marchés des changes est instituée ; pour stopper la dépréciation
des titres d'État, Georges BONNET crée le fonds de soutien des
rentes, dont la gestion est confié à la Caisse autonome d'amortissement
de la dette publique; il passe une nouvelle convention avec la Banque de France
dont l'encaisse-or et les avoirs en devises étrangères sont réévalués.
Le contrôle des prix est renforcé. Enfin, tirant les conséquences
techniques des nationalisations du Front populaire, il crée l'agence
comptable des participations publiques (décret du 30 décembre 1937).
Écrits

Politique économique : Les finances de la France (1921) ; Comment avoir un franc stable (1925) ; Le redressement financier réalisé par les gouvernements radicaux-socialistes (1932-1934)
Autobiographie : Vingt ans de vie politique (1969) ; Dans la tourmente (1971).
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