Ministère de l’Économie, des finances et de l’industrie


  Les Ministres des Finances

         de 1870 à nos jours

 IIIe RÉPUBLIQUE 1870-1940  

PrÉsentation

Chronologie
des ministres

Index
PATRONYMIQUE

Sources et
bibliographie

 

1870

1880

1890

1900

1910

1920

1930

1940

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1899
1902

1906
1909

1911

1913
1914

1925

1926

1935

 

 

 

 

 

 

 

 

Joseph Caillaux

 
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30 mars 1863 Le Mans (Sarthe)
21 novembre 1944 Mamers (Sarthe)


Milieu Familial
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Fils d'Eugène (1822-1896), ingénieur, homme politique et chef d'entreprise, et d'Anna DOUNET (1827-1898)
Épouse successivement Berthe GUEYDAN (en 1906), dont il divorce en 1911, puis Henriette RAINOUARD.

Études
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Lycées du Mans (Sarthe) et Condorcet, faculté de droit de Paris
Licence en droit.

Carrière professionnelle
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Inspecteur des finances (1888-1898)
Professeur à l'École libre des sciences politiques
Président du conseil d'administration des Crédits fonciers égyptien et argentin (1909).

Mandats électifs
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Famille politique : radicaux
Député de la Sarthe (1898-1919)
Sénateur de la Sarthe (1925-1944).

Responsabilités exercées
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Président du Conseil et ministre de l'intérieur et des cultes (1911-1912)
Président du parti radical (1912).

Ministre des finances durant 2614 jours
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dans les cabinets WALDECK-ROUSSEAU
(22 juin 1899 - 7 juin 1902),
CLEMENCEAU
(25 octobre 1906 - 24 juillet 1909),
MONIS
(2 mars - 27 juin 1911),
DOUMERGUE
(9 décembre 1913 - 9 juin 1914)
PAINLEVÉ
(17 avril - 29 octobre 1925),
BRIAND
(23 juin - 19 juillet 1926),
et BOUISSON
(1er - 7 juin 1935)

  Visuel Joseph CaillauxSignature Joseph Caillaux


Résumé de l'action ministérielle
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Les ruptures qui ont ponctué la vie de Joseph CAILLAUX (fils de grands-bourgeois conservateurs, il rallie le radicalisme), les péripéties dramatiques qui ont plusieurs fois brisé sa carrière (le meurtre de Gaston CALMETTE, directeur du Figaro, par sa femme Henriette et le retentissant procès qui s'ensuit, son emprisonnement pour ''intelligence avec l'ennemi'' et son passage en Haute-cour) ne doivent pas dissimuler que, l'un des premiers inspecteurs des finances à devenir ministre des finances - battant au passage un record de jeunesse - il apparaît comme le précurseur des ministres techniciens. Œuvrant dans un contexte d'exceptionnelle stabilité gouvernementale, il a pu modifier profondément un système fiscal ankylosé.

1899-1902 : son principal succès est le vote de la loi du 31 décembre 1900 sur le régime des boissons qui institue une taxe unique de circulation sur les alcools. Réduisant le nombre des budgets annexes, inaugurant l'amortissement de la dette publique, Joseph CAILLAUX présente, trois années durant, des budgets excédentaires.

1906-1909, 1911, 1913-1914 : ces trois passages, inégalement longs, sont principalement occupés par la longue bataille autour de l'impôt sur le revenu. Le projet déposé en 1907 prévoit, par le recensement et le classement des revenus de tous les citoyens, de les répartir en cédules servant de base au nouveau système et de déterminer, après un abattement forfaitaire, le revenu imposable. L'accord de la Chambre est acquis en 1909 mais celui du Sénat se fera attendre jusqu'en 1914. C'est dans ce climat de tension croissante que le Figaro déclenche une campagne de presse dont le caractère odieux explique, à défaut de l'excuser, le geste criminel d'Henriette CAILLAUX.

1925-1926 : réhabilité, son prestige restauré, Joseph CAILLAUX apparaît en 1925 comme le seul radical susceptible de rétablir la situation très compromise des finances publiques après quelques mois de gouvernement du cartel des gauches. Mais, malgré un déplacement à Washington, il ne réussit pas à obtenir de l'allié américain un rééchelonnement des dettes de guerre. Peu favorable à un nouvel alourdissement de la fiscalité, il s'oppose à ses amis politiques sur la question de l'impôt sur le capital. Réclamant en 1926 les pleins pouvoirs financiers pour mener une politique énergique des prix, il se les voit refuser.

Écrits
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Politique économique : Les impôts en France (2 vol., 1896, 1904, 1911) ; L'impôt sur le revenu (1910, 1911) ; Le nouveau régime des sucres (août 1902) ; Une réforme nécessaire : les impôts sur les valeurs étrangères, (1905).
Autobiographie : Mes mémoires (3 t., 1941, 1943 et 1947).


Filet

© Minefe. Service des archives économiques et financières - décembre 2007

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