20 août 1860 Bar-le-Duc (Meuse)
15 octobre 1934 Paris
Milieu Familial

Fils d'Antony, ingénieur des ponts et chaussées (1825-1911), et de Nanine-Marie FICATIER (1838-1913)
Épouse le 17 août 1904 Adeline Henriette BENUCCI (1858-1943).
Études
Lycées de Bar-le-Duc (Meuse) et Louis-le-Grand, facultés de droit et des lettres de Paris
Licences ès-lettres (1878), doctorat en droit (1883).
Carrière professionnelle
Avocat au barreau de Paris (1880) ; bâtonnier de l'ordre des avocats (1931).
Mandats électifs
Famille politique : modérés-conservateurs
Conseiller général des cantons de Pierrefitte-sur-Ayre
(Meuse, 1886-1913) et de Triaucourt (Meuse, 1920-1934) ; président
du conseil général de la Meuse (1910-1913 et 1920-1934)
Député de la Meuse (1887-1903)
Sénateur de la Meuse (1903-1913 et 1920-1934)
PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE (1913-1920).
Responsabilités exercées
Chef de cabinet de Jules DEVELLES, ministre de l'agriculture (1886)
Ministre de l'instruction publique, des beaux-arts et des cultes (1893)
Ministre de l'instruction publique (1895)
Président du Conseil et ministre des affaires étrangères (1912-1913, 1922-1924)
Président du Conseil (1926-1929).
Ministre des finances durant
1311 jours
dans les Cabinets DUPUY
(30 mai 1894 - 26 janvier 1895),
SARRIEN
(14 mars - 25 octobre 1906)
et POINCARÉ
(23 juillet 1926 - 11 novembre 1928).
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Résumé de l'action ministérielle
1894-1895 : le premier passage de Raymond POINCARÉ au ministère des finances paraît largement marqué par les questions de financement d'une économie sociale naissante, qu'il s'agisse des caisses de retraite et de secours mutuel des mineurs (loi du 29 juin 1894), du crédit agricole (loi du 5 novembre 1894) ou du rôle de la Caisse des dépôts dans la construction et la gestion des habitations à bon marché (loi du 30 novembre 1894).
1906 : en désaccord avec Joseph CAILLAUX sur les modalités sinon sur le principe de l'impôt sur le revenu, Raymond POINCARÉ bloque les projets de réforme fiscale. En revanche, il organise le crédit maritime et institue des primes à la construction navale (lois des 18 et 23 avril 1906).
1926-1928 : appelé pour résoudre la crise d'une exceptionnelle gravité qui affecte les finances publiques, Raymond POINCARÉ procède à des réformes énergiques mais très proches de celles préconisées par le comité des experts réuni par Raoul PÉRET. Dès le 3 août 1926, il est autorisé par les chambres à lever 11 milliards de francs de nouvelles ressources fiscales, en contrepartie de quoi le train de vie de l'État fait les frais d'importantes économies, qui affectent principalement l'administration locale (sous-préfectures) et les juridictions.
La loi du 7 août 1926 permet la création de la Caisse d'amortissement de la dette publique qui va coiffer la direction générale des manufactures de l'État et employer le produit de l'exploitation du monopole des tabacs et des allumettes à l'amortissement des bons de la défense nationale, ainsi qu'au remboursement anticipé ou à la conversion des anciens fonds de rentes.
Le rapide assainissement que ces mesures amènent permet, outre un sensible assouplissement des relations financières avec l'étranger, la préparation de la stabilisation monétaire qui n'intervient que le 25 juin 1928 : la valeur du franc ''Poincaré'' est alors fixée au cinquième de celle du franc germinal.
On doit encore à Raymond POINCARÉ deux autres innovations non moins essentielles et finalement plus durables. Il s'agit d'abord de l'instauration du régime de l'assurance-crédit à l'exportation (loi du 11 mars 1928) avec la création de la commission des garanties et de la Banque nationale du commerce extérieur (loi du 10 juillet 1928). La fiscalité pétrolière trouve, d'autre part, son assise définitive avec les lois des 19 et 30 mars 1928.
Écrits
Politique économique : L'uvre financière et économique du gouvernement (1928) ; La restauration financière de la France (1928) ; La réforme monétaire, exposé des motifs du projet de loi monétaire (1928).
Autobiographie : Au service de la France, neuf années de souvenirs [1913-1921] (10 volumes parus de 1926 à 1933).
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