3 décembre 1806 Périgueux (Dordogne)
17 février 1879 ch. de Montaigne (Dordogne)
Milieu Familial

Fils de Louis (1765-1836), teinturier, et de Jeanne BUIS (1780-1854)
Épouse en 1833 Célestine MAIGNE.
Trois enfants : Alfred (1834-1878), chef de cabinet de Pierre MAGNE, ministre des finances, puis trésorier-payeur général du Loiret et directeur du personnel au ministère des finances, Émile (1836-1867), conseiller référendaire à la Cour des comptes, Marie (1851-1916).
É tudes

Collège de Périgueux (Dordogne) et faculté de droit de Toulouse (Haute-Garonne).
Carrière professionnelle
Expéditionnaire à la préfecture de la Dordogne
Avocat au barreau de Périgueux (1830)
Conseiller de préfecture à Périgueux (1835)
Directeur du contentieux au ministère des finances (1846-1847).
Mandats électifs
Famille politique : orléanistes-bonapartistes
Conseiller général du canton de Périgueux (Dordogne, 1852-1870) puis du canton de Villefranche-de-Lonchat (Dordogne, 1872-1879) ; président du conseil général de la Dordogne (1852-1879)
Député de la Dordogne (1843-1848, 1850-1851, 1871-1876)
Sénateur de la Dordogne (1852-1870, 1876-1879).
Responsabilités exercées
Sous-secrétaire d'État à la guerre, chargé de l'Algérie (1847-1848)
Sous-secrétaire d'État aux finances (1849-1851)
Ministre des travaux publics (1851-1855)
Ministre sans portefeuille (1860-1863)
Membre du conseil privé de l'Empereur (1863-1867)
Ministre des finances durant
422 jours1
dans les cabinets de BROGLIE
(25 mai 1873 - 22 mai 1874)
et de CISSEY
(22 mai - 20 juillet 1874).
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Résumé de l’action ministérielle

Pierre Magne, sous le ministère duquel s'achève le règlement de la contribution de guerre due à l'Allemagne, préfère l'impôt à l'emprunt et cherche par tous les moyens à réduire l'encours de la dette publique. En 1873 et 1874, il fait voter l'augmentation des contributions directes et des droits de timbre et d'enregistrement. Un vote défavorable de la Chambre sur le projet de loi de finances pour 1875 entraîne sa démission.
(1) Pierre Magne a également été ministre des finances sous le Second Empire, à deux reprises et pour de longues périodes (1855-1860 et 1867-1870). Seuls ont été dénombrés ses jours de ''ministre républicain''. |