6 juin 1826 Paris
22 avril 1896 Paris
Milieu Familial

Petit-fils de l'économiste Jean-Baptiste SAY, fils d'Horace, négociant, conseiller d'État, président de la Chambre de commerce de Paris, membre de l'Académie des sciences morales et politiques
Époux de Geneviève BERTIN, fille du directeur du Journal des Débats.
Études

Collège Bourbon et faculté de droit de Paris.
Carrière professionnelle
Banque d'Eichtal (1850-1852)
Chef d'entreprise et administrateur de sociétés : Compagnie des chemins de fer de Lyon(1852-1855), Compagnie des chemins de fer du Nord (1857), Société des minerais de fer algériens, Mines de Decazeville, Docks et entrepôts de Marseille
Journaliste : Journal des Débats (1855) dont il devient le directeur en 1871.
Mandats électifs
Familles politiques : orléanistes-bonapartistes puis modérés-conservateurs
Conseiller général du canton de l'Isle-Adam (Val-d'Oise, 1869)
Représentant de la Seine à l'Assemblée nationale (1871-1875)
Sénateur de Seine-et-Oise (1876-1889)
Député des Basses-Pyrénées (1889-1896).
Responsabilités exercées
Préfet de la Seine (1871-1872)
Ambassadeur de France à Londres (1880)
Président du Sénat (1880-1882).
Ministre des finances durant
2 115 jours
dans les cabinets THIERS
(7 décembre 1872 - 18 mai 1873),
DUFAURE
(18 - 25 mai 1873),
BUFFET
(10 mars 1875 - 23 février 1876),
DUFAURE
(9 mars - 12 décembre 1876),
SIMON
(12 décembre 1876 - 17 mai 1877),
DUFAURE
(13 décembre 1877 - 4 février 1879),
WADDINGTON
(4 février - 28 décembre 1879)
et de FREYCINET
(30 janvier - 7 août 1882).
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Résumé de l’action ministérielle

Léon SAY, usant de sa parfaite connaissance des milieux financiers français et internationaux, réussit à accélérer les versements de la contribution de guerre due à l'Allemagne et contribue à l'évacuation du territoire, qui intervient dès 1873. Il parvient à réduire le poids budgétaire des autres séquelles financières de la guerre de 1870 en instituant un compte de liquidation extraordinaire des dépenses de guerre (1872-1873) et en opérant la conversion de l'emprunt MORGAN (lois des 18 et 31 mars 1875), par recours au compte d'emploi des fonds de caisses d'épargne de la Caisse des dépôts et consignations.
Ministre presque sans interruption de 1875 à 1879, Léon SAY
ne fait guère évoluer le système fiscal, qu'il s'attache
plutôt à préserver des attaques protectionnistes et des «étatistes»,
mais il procède à des restructurations administratives durables,
qui concernent les douanes (décret du 2 avril 1875 sur l'organisation
militaire des douaniers), la trésorerie et poste aux armées
(règlement d'administration publique du 16 mars 1877) et la Caisse
des dépôts dont la commission de surveillance est réorganisée
par la loi du 6 avril 1876. Il crée à la fin de 1876 un bureau
de statistique, dont l'actuelle direction de la prévision est lointainement
issue ; ce service directement rattaché au Cabinet, publie dès
1877 le Bulletin
de statistique et de législation comparée, qui devient
vite - et pour longtemps - l'organe de référence de l'administration
française. Léon SAY fait par ailleurs adopter la loi du 31 juillet
1879 qui, substituant la régie à l'entreprise pour la fabrication
des monnaies, institue la commission de contrôle de la circulation monétaire.
Il réglemente la comptabilité des emprunts des départements,
des communes et des établissements publics (décret du 25 août
1879).
En 1879, l'émission de l'emprunt 3% amortissable, destiné à financer le rachat de petites compagnies de chemins de fer, et qui s'intègre dans le plan FREYCINET de grands travaux d'équipement ferroviaire, se solde par un demi-échec.
Du dernier passage de Léon Say au ministère des finances, en 1882, on retiendra la loi du 27 février qui abroge le régime douanier préférentiel appliqué, depuis le traité libre-échangiste de 1860, au Royaume-Uni.
Écrits

Politique économique : La politique financière de la France (1882) ; Les Finances de la France, 1881-1882 (1883); Dictionnaire des finances (1889).
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